Amenhemhat Dibombari : Seth ou la Destinée (Le Gouvernement des Sept)

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 

 

OUSIRE.jpg

                                  Vient de paraître aux Éditions Kiyikaat (2013)

C’est par bien des figures que l’on a pu confondre Seth. La littérature habituelle en cette matière affirme que le Neter de la vallée du Nil, frère et adversaire d’Ousiré, est dans l’image biblique de Satan. Or, nous avons montré  que le personnage de Satan est inspiré du Serpent Apépou (Apophis), Kongolo Kaa Mukanda, « Équivoque », l’Ouroboros, le Serpent des cosmogonies Bantu.

Seth.jpg

                               Seth

 

L’image du Serpent est d’ailleurs présente dans plusieurs traditions à travers le monde et montre, selon nous, le signe d’une tradition fondamentale, sortie d’Afrique, qui fut célébrée par tous les peuples comme modèle d’accession à la Connaissance. Partout, la figure du serpent renvoie à l’initiation. Le Serpent est le moyen de l’initiation, l’emblème du prophète. Il est Oshumaré chez les Yoruba, Anyewo chez les Ewé, Damballah-Wedo et Dangbé au chez les Fon, Mbumba et Chinawezi au Congo, Nenaunir chez les Massaï.

Il devient Quetzalcoàtl (Oiseau-serpent ou Serpent à plumes) chez les Aztèque, Kukulcan et Gucumatz chez les Maya. Le serpent à plumes dans ces derniers cas exprime la Totalité, puisque le serpent est ce qui rampe et au-delà l’infiniment petit et l’oiseau ce qui vole et au-delà l’infiniment grand. Il devient Utkena chez les Cherokee, Sint Holo chez les Choktaw, Urcaguey chez les Inca, Yurlungur chez les Australien (Aborigènes), Long en Chine, etc.

 

À Kemet, Apépou (Apophis) est le « Grand qui repose sur la matière ». On le représente habituellement cloué ou enchaîné au sol, parfois transpercé par un harpon ou découpé par Bastet, la déesse consacrée à la maternité. La matière ici est perçue comme relevant d’un principe féminin au sens hermétique du terme : « il y a un genre en toutes choses, tout à ses principes masculins et féminins, le genre se manifeste sur tous les plans ». Si l’on établit que le principe féminin relève de la sphère démiurgique et que la femme en tant qu’être différencié en est l’incarnation, on comprend aussi que l’homme porte en lui ce même principe mais à un degré moindre. Ainsi, la matière ne désigne pas « la femme », mais le principe féminin, dominant chez la femme, « récessif » chez l’homme. Elle est le réceptacle de la vie, l’homme en est la semence; ceci explique pourquoi la plupart des traditions mettent régulièrement en dialogue la femme et le serpent. Le Serpent devient l’Evu de la tradition Ekañ. La nature aquatique de l’Evu est précisée au motif du liquide amniotique et de la perte des eaux, assimilée à une rivière ou un torrent qui coule au moment qui correspond à l’ouverture de l’enveloppe, le placenta, la Sortie à la Lumière du Jour. L’Evu, comme Apépou (Apophis) est particulièrement redouté dans la tradition des peuples Ekañ. La proximité entre le terme Evu et le nom Ève doit être soulignée. Dans un récent article, nous avons montré ce qu’il faut entendre du nom « Ève », « Hawwah », la Courbée.

 

L’armature des sphères mentionnée par les textes hermétiques est une référence au placenta, qui se construit dans le ventre de la femme, identifiée au Ciel (cf : Nout). L’armature des sphères est dans l’image de la spirale décrite par les trajectoires des sept Gouverneurs, c’est-à-dire les cinq planètes (Mars, Vénus, Jupiter, Saturne, Mercure) et les deux luminaires (Soleil et Lune). Le gouvernement des Sept s’appelle la Destinée. Cette idée est conforme au texte hermétique qui rappelle fort à propos que : « (…) le Noûs Dieu (Atoum), étant mâle-et-femelle, existant comme vie et lumière, enfanta d’une parole un second Noûs démiurge qui, étant dieu du feu et du souffle (le couple Shou-Tefnout), façonna des Gouverneurs (les cinq planètes et les deux luminaires connus de l’époque), sept en nombre, lesquels enveloppent dans leurs cercles le monde sensible; et leur gouvernement se nomme la Destinée. (…) Seul de tous les êtres qui vivent sur la terre, l’homme est double, mortel de par le corps, immortel de par l’Homme essentiel. Bien qu’il soit immortel en effet, et qu’il est pouvoir sur toutes choses, il subit la condition des mortels, soumis, comme il est, à la Destinée; par là, bien qu’il soit au-dessus de l’armature des sphères, il est devenu esclave dans cette armature; mâle-et-femelle puisqu’il est issu d’un père mâle-et-femelle, exempt de sommeil puisqu’il vient d’un être exempt de sommeil, il n’en ait pas moins vaincu par l’amour et le sommeil. (Hermès Trismégiste, Corpus Hermeticum, Poimandrès, pp. 9-12).

 

Cette remarque introduit le personnage de Seth associé à la Destinée. Le Papyrus d’Heruben montre Seth en train de terrasser le serpent Apépou (Apophis), rôle que l’on sait aussi dévolu à Hor (Horus) qui harponne l’armature des sphères, le serpent Ouroboros. Si l’on souhaite préciser cette correspondance, nous pouvons évoquer la place de Python dans la tradition grecque, le Serpent que combat Apollon, figure que nous savons inspirée d’Hor (Horus). Le terme « Python » signifie « Le Pourrissant » dans la langue grecque. Yves Giraud revient sur cet aspect du mythe : « Selon la tradition la plus répandue, Junon, jalouse de Latone, aimée par Jupiter, avait fait persécuter celle-ci par Python, monstre qu’elle tenait sous son pouvoir. Apollon, fils de Latone, né dans l’île de Délos, vengea sa mère dès son adolescence en tuant Python de ses flèches. Junon, furieuse, obtint l’exil d’Apollon sur la terre. Ovide, plaçant la lutte pythique aussitôt après le Déluge, a cherché à établir un rapport entre ces deux éléments : il le trouve dans le mythe de la génération tellurique, et fait naître Python des boues et de l’humidité que le Déluge laissa subsister après lui. (…) La lutte d’Apollon contre Python symbolise tout d’abord l’action du Soleil sur l’humidité de la terre : Python signifie d’ailleurs Le Pourrissant. Cette interprétation antique, que l’on rencontre chez Antipater le Stoïcien et chez Macrobe, sera reprise par la suite : le Soleil attira d’épaisses et noires vapeurs de boues, et forma Python de ces émanations. (…) Le combat pythique peut encore représenter, d’une façon plus générale, la lutte du Soleil contre les ténèbres, ou, selon une interprétation géographique, l’assèchement du Pleistos, torrent sinueux et dévastateur lorsque les pluies l’ont grossi. Dans tous les cas la victoire d’Apollon sur le monstre met en évidence l’action bienfaisante du Dieu-Soleil, qui délivre les humains des maux dont ils sont affligés » (Yves Giraud, La Fable de Daphné…, 42-43).

Papyrus-d-Heruben.jpg

                                                                        Papyrus d'Heruben

 

Il y a plusieurs choses que nous pouvons souligner dans ce récit. Tout d’abord le nom « Python » est la métathèse de « Typhon », le nom par lequel les Grecs désignent Seth. Ce qui suggère un caractère antagoniste des deux dieux, comme Seth s’oppose à Apépou (Apophis). Ceci fut compris comme tel par les anciens Grecs. Ensuite, « Le Pourrissant », signification du nom « Typhon » fait directement référence au personnage tardif du Diable dont l’un des noms est Méphistophélès. Ce nom, « Méphistophélès », est formé à partir du radical latin mephiticus signifiant « puanteur, mauvaise odeur », ce qui le rapproche de l’image du « Pourrissant » et des boues auxquelles on l’identifie. Ce torrent de boue, comme nous l’avons mentionné dans un précédent article, représente les déchets méphitiques qui paraissent au moment de l’accouchement et qui ont été compris comme la « dépouille » de Python vaincu par le Soleil, le nouveau-né. Le nom « Diable » est formé à partir du grec diabolos signifiant se mettre en travers, ce qui conforte l’idée et la correspondance avec Python, l’armature des sphères, le placenta, que doit transpercer le Soleil naissant (Hor, Apollon, etc.).

Apollon.jpg 

                                               Apollon transperçant Python de ses flèches

 

À quoi voyons-nous que Seth est dans l’image de la Destinée, c’est-à-dire le gouvernement des Sept Gouverneurs ?

 

Lisons le discours d’Hermès à Tat : « Pourquoi donc, ô père, Dieu n’a-t-il pas donné l’intellect en partage à tous ? C’est qu’il a voulu, mon enfant, que l’intellect fût présenté aux âmes comme un prix qu’elles eussent à gagner. Et où l’a-t-il donc placé ? Il en a rempli un gros cratère qu’il a envoyé sur terre, et il a appointé un héraut avec ordre de proclamer aux cœurs des hommes ces paroles : Plonge-toi, toi qui peux, dans ce cratère que voici, toi qui crois que tu remonteras vers Celui qui a envoyé sur terre le cratère, toi qui sais pour quoi tu es venu à l’être. Tous ceux donc qui ont fait attention à la proclamation et qui ont été baptisés de ce baptême de l’intellect, ceux-là ont eu part à la connaissance et ils sont devenus hommes parfaits, parce qu’ils ont reçu l’intellect. Ceux au contraire qui ont négligé d’écouter la proclamation, ceux-ci sont les logikoi, parce qu’ils n’ont pas acquis en surplus l’intellect et qu’ils ignorent pour quoi ils sont nés et de quels auteurs. Les sensations de ces hommes sont toutes voisines de celles des animaux sans raison et, comme leur tempérament reste dans un état de passion et de colère, ils n’admirent pas les choses dignes de contemplation, ils ne s’attachent qu’aux voluptés et aux appétits du corps et croient que c’est pour ces choses-là que l’homme est venu à l’être. Au contraire tous ceux qui ont eu part au don venu de Dieu, ceux-là, ô Tat, quand on compare leurs œuvres avec celles de l’autre classe, sont immortels et non plus mortels, parce qu’ils ont embrassé toutes choses par leur propre intellect, celles de la terre, celles du ciel, et ce qui se trouve encore au-dessus du ciel. S’étant élevé ainsi eux-mêmes à une telle hauteur, ils ont vu le Bien, et l’ayant vu, ils ont considéré le séjour d’ici-bas comme un malheur. Alors, ayant méprisé tous les êtres corporels et incorporels, ils font hâte vers l’Un-et-Seul, Telle est, ô Tat, la science de l’intellect, possession en abondance des choses divines, et la compréhension de Dieu, puisque le cratère est divin ». (Corpus Hermeticum, Poimandrès Traité II-XII, pp. 44-51, Texte traduit du grec par A.J.-Festugières).

 

L’image du cratère est celle du chaudron dans lequel les Titans plonge Dionysos démembré. Nous avons déjà montré que Titan provient de titax, terme grec pour désigner le roi, et pour ce qui nous concerne, la personne de Seth elle-même, celui qui plonge ou baptise dans le cratère, c’est-à-dire le vase contenant le sang d’Ousiré identifié au Dionysos des Grecs. Le cratère désigne aussi le vase dans lequel les prêtres mélangeaient le vin à l’eau pour les célébrations des mystères dionysiaques, préfiguration de l’Eucharistie. L’image du cratère est intimement liée à la notion d’initiation. Le cratère renvoie à l’armature des sphères, à la spirale, au Serpent, auquel Dante donne la même image dans la Divine Comédie, celle d’un cratère serpentiforme causé précisément par la « chute » de Satan.

 

Le héraut appointé par Dieu pour surveiller le cratère correspond à Seth. Appelékerukès en Grèce antique, historiquement le héraut désigne un officier d’armes chargé de faire des publications solennelles et de porter des messages importants; il a la fonction de gardien et de messager. Seth est celui qui aplani les chemins, qui ouvre la voie au nouveau-né, qui annonce sa venue. À cet égard, il peut être associé aux douleurs et à l’ardeur du travail qui précède l’enfantement. Seth est celui qui baptise avec ces paroles : « Plonge-toi, toi qui peux, dans ce cratère que voici, toi qui crois que tu remonteras vers Celui qui a envoyé sur terre le cratère, toi qui sais pour quoi tu es venu à l’être ». L’eau du baptême et le vin des cérémonies religieuses rappellent le liquide amniotique constitué à 90% d’eau et le sang de l’écoulement placentaire dans lequel baigne le nouveau-né à la naissance. La sortie de l’enfant-né est assimilée au plongeon, et le cratère devient l’appareil génital féminin, la spirale est dans le mouvement que réalise le nouveau-né au moment de la naissance.

 

Seth correspond à Jean-le-Baptiste.

 

Au commencement du Livre de l’Amdouat, c’est Râ, le Soleil, dans sa barque qui se présente à la porte occidentale (Ouest) avant de disparaître sous la ligne horizontale incarnée dans les eaux du fleuve Nil. C’est Jésus qui se présente devant le fleuve Jourdain. Le texte biblique dit : « En ce temps-là parut Jean-le-Baptiste, prêchant dans le désert de Judée. Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. Jean est celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers ». Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui; et confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain » (Mathieu. chapitre 3, verset 1-4).

 

Le Livre de l’Amdouat dit : « Ce dieu (Râ) entre par le portail occidental de l’horizon, tandis que Seth se tient sur le rivage. Il y a 120 iterou avant que la barque n’atteigne les habitants du monde inférieur. Elle traverse ensuite les flots-Ournes ». (Introduction de la première heure).

 

Comme on peut le voir, le récit biblique débute avec Jean-le-Baptiste auquel sont accordés des traits particuliers. Il est celui qui crie dans le désert, vêtu de poil de chameaux et d’une ceinture de cuir autour des reins; se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage. Le Livre de l’Amdouat débute avec Seth qui se tient sur le rivage du fleuve-Ournes. Seth est Celui qui crie dans le désert, assimilé au vent du désert. Le chameau est un animal du désert, et la ceinture de cuir un attribut d’officier d’armes, le héraut. Avec Seth, l’aspect martial est particulièrement prononcé. Jean-le-Baptiste est colérique, comme Seth, autant qu’il commande à la repentance. Le caractère de Jean-le-Baptiste est manifesté au verset 7 et 8 lorsqu’il s’écrit : « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc du fruit digne de la repentance ». L’allusion à la vipère, un serpent, n’est pas anodine puisqu’elle permet de décrire la nature de l’adversaire de Jean-le-Baptiste, c’est-à-dire Seth.

Le-heraut-est-l-officier-d-armes-charge-de-proclamer-les-.jpg

Le héraut est l'officier d'armes chargé de proclamer les messages d'une autorité ou de monter la garde à une porte.

 

Le mot « Destinée » que nous faisons correspondre à Seth, formé à partir du latinstano, dérive du radical sto. Le radical sto dérive lui-même de l’indo-européen stehsignifiant « être debout ». Seth est une métathèse de steh, « être debout », position que tient le gardien d’une porte. En outre, « se tenir debout à la porte » se dit stare ad januam en latin; januam est l’accusatif singulier de janua signifiant porte, à l’origine du prénom Jean; car « Jean » faut-il le rappeler, signifie « la porte » : « Janvier » est le début et la fin de l’année. Seth est le gardien de la porte occidentale, celle par laquelle le Soleil mourant disparaît. Ce qui montre bien le rapport établi entre Seth et Jean-le-Baptiste. Sto a le sens d’« être immobile », « se dresser », « être inébranlable », « être solide », « être fixe », des termes qui caractérise Seth et peuvent justifier de ce nom porté par des pharaons issus d’une lignée militaire comme celle des Ramessides. Sto devient stand en anglais, stehen en allemand, avec le sens d’« être debout », « se tenir immobile », « se tenir droit ». Le latin sed comme dans seditio, fondé sur la même racine, a le sens d’« aller contre ».

 

À titre indicatif, chez les Bassa du Cameroun, le terme telep sép employé dans un registre essentiellement moral et éthique offre les mêmes compréhensions. En effet, mut telep sép signifie l’« homme juste », l’« homme droit », mut a té sép, « celui qui est droit », « celui qui marche droit », « celui qui agit avec droiture ». Telep correspond au verbe « se lever », Sép signifie « droit », « rectiligne », « sans rien de tordu ». En revanche, comme le mentionne Mbombog Mbog Bassong, dans la même langue, « (…) sét signifie rater, échapper, se tromper, manquer de justesse; sédî signifie penché, sédêp, se pencher, s’incliner (…) » (Mbog Bassong, La Pensée africaine, p. 206). Ces quelques remarques permettent d’appréhender le champ sémantique dans lequel évolue la notion de droiture chez les Bassa, Sép signifiant droit et Sét penché, le radical est bien , celui-là que nous faisons correspondre au Seth « égyptien ». Cette correspondance est d’autant plus vérifiable que le chiffre sept, incluant les deux suffixes « p » et « t » se trouve directement associé à Seth. L'une des fêtes pour célébrer la victoire d'Apollon sur Python se nommait les Septeries. La fête du Septième Jour étaient solennelle chez les Athéniens, note Falsodius, parce qu'ils consacraient ce jour à Apollon que l'on croyait né le septième jour de la lune (N.-A. Boulanger, l'Antiquité dévoilée par ses usages, p.217).

 

Cette association est faite au motif que Seth incarne le gouvernement des Sept Gouverneurs, la Destinée. Chez les peuples Sémitiques du pourtour de la Méditerranée (Chaldéens), « Bel (Baal) est l’association des sept éléments cosmiques représentés par les planètes : il est en soi, dit Lenormant, l’unique, le maître et le premier, il constitue une unité abstraite qui préside aux sept éléments et aux milles manifestations de la vie » (P. Saintyves, Origine du nombre 7 in Bulletin de la Société Préhistorique, p.601).  

 

Baal est le dieu que les Hyksos identifieront à Seth durant leur présence dans le Delta. Seth, identifié « aux manifestations de la vie », ne peut l’être que pour son aspect combatif et guerrier; car la vie, au sens où on l’entend habituellement, est consacrée par la figure d’Ousiré.

Publié dans À lire

Commenter cet article