AMINATA TRAORE : la problématique du droit d'ingérence et l'éventuel recolonisation programmée du Mali

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 

Aminata TRAORE

AMINATA DRAMANE TRAORE

Ecrivaine et ancienne ministre malienne de la Culture et du Tourisme.

Concernant les graines du chômage, de l'insécurité, et celui de l'intégrisme religieux: « Tous les laissés-pour-compte de ce développement désastreux se retournent vers les églises et les mosquées. On parle de l'intégrisme de l'Islam, parce que nous sommes des pays musulmans. Mais tous les pays côtiers tels que la Côte d'Ivoire, le Nigeria, etc. En Afrique, les gens trouvent refuge auprès des religieux tout simplement du fait du désengagement de l'Etat et du délitement de l'Etat.

Il n'y pas d'état. Puisqu'il n'y a pas d'Etat, les gens font ce qu'ils peuvent. Et c'est ce qui s'est passé dans le Nord-Mali bien avant la rébellion et on savait que la plupart de la population pense qu'il pouvait compter sur ceux qui venaient du golf [Persique] avec un puits par ci, un hôpital par là. Au moins, ils avaient des interlocuteurs. Mais l'Etat affaiblit et discrédité n'avait plus les moyens de faire face à la demande sociale ni au Sud, ni au Nord. »

Conférence de presse en France du 4 juin 2012 devant le collectif "Pas En Notre Nom" sur la problématique du droit d'ingérence et l'éventuel recolonisation programmée du Mali.

 


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