ANTECEDENTS EPISTEMOLOGIQUES DU KARISME - par JP. KAYA

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 

Par

 

JP. KAYA

 

LE KARISME est la dernière expression de la pensée africaine contemporaine. Cette théorie révolutionnaire se donne pour but de transformer en réponse opératoire l'héritage historique et culturelle de la communauté africaine, pour le mettre en position de répondre de façon fonctionnelle à la crise de la communauté africaine, la crise de la personnalité africaine, qui est la vraie crise de notre communauté. Car c'est d'elle que découlent toutes les autres crises auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement: la crise du pouvoir, la crise économique, la crise de la structure sociale etc.

 

Or, comme toute théorie nouvelle, le KARISME inspire la méfiance, voire la peur chez certains de nos Frères et Soeurs. D'abord, parce qu'il se présente comme un dépassement de l'afrocentricité. En réalité l'afrocentricité est une étape nécessaire, dans le processus de la reconquête de notre autonomie intellectuelle. L'afrocentricté nous oblige à prendre connaissance et conscience de la valeur de notre héritage historique et culturel kamite. Cette attitude est indispensable pour reconstruire notre univers mental, pour restructurer notre personnalité. Mais c'est une étape.

 

Si nous nous arrêtons à cette étape, nous tombons dans le piège dont C.A DIOP lui même nous avait demandé de nous méfier. Chacun se souviens de sa recommandation de ne pas entretenir un regard passéiste, sur notre passé, il nous invitait par là non pas à contempler cet héritage, comme lorsqu'on se regarde dans un miroir, paré d'un beau costume, mais à l'utiliser activement pour faire face à la réalité. Cette attitude donne justement naissance au Karisme.  Autrement dit pour être KARISMATIQUE, il faut d'abord être AFROCENTRISTE. Le KARISME transforme la culture africaine en machine de guerre, elle devient ainsi capable non seulement de résoudre notre propre crise, mais il est par nature capable de s'attaquer également à la crise de la civilisation mondiale. Le KARISME, va remettre au centre de toutes les attentions la civilisation africaine elle même.

 

Mais cette théorie a une histoire. Pour la formuler j'ai dû soumettre les travaux de nos maîtres à une analyse poussée. Sachant que le fait de critiquer son maître ne signifie pas vouloir le détruire. J'ai d'abord isolé de leurs travaux ce qui pour moi était un héritage essentiel et indépassable, sur lequel j'étais d'accord sans reserve. Pour le reste, j'ai exercé mon esprit critique comme ils me l'avaient enseigné eux mêmes.

 

A ce propos je signale incidemment, que  Théophile OBENGA fut mon professeur d'egyptologie de la 1ère à la 3è année de licence à l'Université de Brazzaville. Par la même occasion j'eus le privilège de rencontrer le Grand CA DIOP lui même qui vint régulièrement à la fac nous initier à sa théorie. Enfin de façon annecdotique, j'habitais le même quartier (Mokonzi Ngouaka) à Brazzaville que le Professeur OBENGA, ce qui me permettait avec un culot monstrueux, et avec la complicité de sa nièce d'aller l'embêter à domicile pour lui emprunter des livres.

 

Le lien ci-dessous renferme une analyse d'un des mes ouvrages  (Le Tome II de la Théorie de la Révolution Africaine. MAAT. L'Idéologie africaine) que j'ai trouvée sur Internet, faite par un professeur Kamite, que je ne connais pas. Mais cette analyse est suffisamment pertinente, pour informer le lecteur sur les fondements épistémologiques du KARISME. Je rappelle que j'ai composé cette théorie lorsque j'étais étudiant en doctorat. J'ai dû me faire violence pour oser critiquer nos maîtres, mais au final, j'ai l'impression d'avoir préservé ce qu'ils nous ont transmis de meilleur, mais encore, j'espère avoir fait avancer la pensée africaine contemporaine. Car le but de toute recherche est de faire avancer, ne serait-ce que d'un centimetre la connaissance. On ne peut pas y parvenir en se contenter de repéter ce que l'on a appris.

 

VIE, FORCE, SANTE

 

Le texte auquel correspond le lien ci-dessous se trouve  à la page 21 dans un document PDF, qui représente le numero 240 d'une Révue appelé "L'Africain" publié par des chercheurs Kamites à Bruxelles.

 

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache%3AHSEaJtIuY4kJ%3Awww.caceac.be%2F240.pdf+jean+pierre+kaya+Jean+Pierre+Kaya+Critique+et+rectificateur+de+C+A+DIOP&hl

 

 

 

 

 


 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article