Appel à participer à la MARCHE POUR L'HONNEUR DU 30 JUIN 2011 (14H PALAIS DE JUSTICE, PLACE POELAERT, BRUXELLES) - Asi Belgium

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

Mercredi 29 juin 2011, 18:34

 

 

African Socialist International répond à l'appel de Joseph Mbeka pour la marche du 30 Juin 2011.

 

Le 30 juin est une date importante et doit rester un jour auquel le peuple Africain et les Congolais de Belgique auront l'occasion de manifester publiquement leur présence et leur solidarité vis-à-vis de leur continent mère.

Il est déjà inadmissible qu'il soit envisagé d'empêcher des manifestations culturelles à cette date, alors que notre continent et sa diaspora subissent plusieurs génocides et guerres dans le même temps et ce depuis quelques 400 ans.

 

Les situations particulièrement dramatiques du Congo ou d'Ayiti  nécessitent justement une mobilisation forte de la diaspora Africaine partout dans le monde. 

 

Entraver toute tentative d'unification de la Diaspora Congolaise et plus largement Africaine serait directement perçu par la communauté comme des tentatives d’intimidation de la part de l’état, destinées à déstabiliser, décourager et désorganiserla mobilisation du peuple africain dans sa lutte pour le respect de ses droits civiques et son autodétermination, et dont le but inavoué est de provoquer des réactions incontrôlées qui justifieraient des interventions policières plus directes et l'interdiction d'autre manifestation à dominante Africaine.

 

La soumission africaine est la condition nécessaire pour que le système capitaliste puisse être maintenu.

C’est pourquoi la communauté noire, partout où elle est dans le monde, est oppressée par la contre-insurrection (technique militaire visant à détruire toute résistance face à l’ennemi) afin de la conserver sous le joug du colonialisme et du néocolonialisme.

 

 

A ce titre, A.S.I. Belgium répond à l'appel de la MARCHE POUR L'HONNEUR DU 30 JUIN et appelle tous les Congolais et tous les Africains, prêts à se lever pour une Afrique Libre et Unie à, manifester leur solidarité dans la dignité et l'honneur (et le respect des règles imposée par l'organisateur).

 

Nous appelons à marcher :

  • Pour exprimer notre soutien actif à notre peuple qui lutte pour leur survie dans des conditions humaines inimaginables. 
  • Pour le respect de nos droits à manifester ce soutien publiquement; car nous devons et avons le droit naturel de porter haut et fort, à la vue de tous, le deuil et l'angoisse qui occupent chaque jour nos esprits conscients.
  • Pour que notre rôle actif de diaspora consciente ne puisse être limité au monde virtuel ; car nous sommes la part émergée de l'Afrique et c'est le devoir de tout un chacun d'en être les portes-paroles, pour ne pas laisser cet espace d'expression à l'élite de la petite bourgeoisie opportuniste qui se conforte dans une situation de statut-quo.

 

 

UHURU

 

(Ci-dessous, le récit de Joseph Mbeka)

 

 

 

 

La police de Bruxelles a décidé de gérer la réalité et nous garantit par la bouche même du Chef de corps Guido Van Wymersch qu'elle encadrera normalement la MARCHE POUR L'HONNEUR DE CE JEUDI 30 JUIN 2011 A 14H PALAIS DE JUSTICE, PLACE POELAERT. Il n'est donc pas question d'arrestations ou autre, mais plutôt de constater qu'il est impossible d'annuler une marche prévue de longue date d'autant plus que les INDIGNES sont invités à nous rejoindre.

 

La journée de ce jour fut riche en dénouements. Ce matin vers 8h Cheik Fita appelle Joe Mbek's pour lui confier que la police lui a dit que la marche n'était pas autorisée. De suite, il contacte la RTBF, saisie depuis vendredi d'un "étrange comportement de la police vis-à-vis de la date du 30 juin à Bruxelles". Elle souhaité également savoir quelles sont les motivations de la police pour ne pas autoriser la MARCHE POUR L'HONNEUR, qui de surcroît est une marche silencieuse. Betty Cleerens de la Rtbf prend contact aussitôt avec la police qui lui promet de la rappeler avant midi. Elle ne sera jamais rappelée.

 

Entretemps, Joe Mbek's passe de ministère en ministère - du ministère de l'Intérieur au 16 rue de la Loi - à la recherche d'une explication logique tentant à expliquer "pourquoi" et "pour qui" on s'obstine à vouloir bafouer notre Indépendance en voulant la reléguer au 02 juillet. La question est simple : Comment la même Constitution Nationale refuserait à Bruxelles ce qu'elle autorise pourtant à Liège? Après enquête, ce 30 juin, il n'y a aucun événement majeur à Bruxelles pouvant expliquer une telle singularité. Pas d'autres marches prévues, pas de sommet Européen à l'horizon. Rien, absolument rien.

 

Finalement c'est vers 18h30, chez le Bourgmestre à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, que Joe Mbek's s'entretiendra avec la première autorité de la police de Bruxelles-Ixelles, le chef de corps Guido Van Wymersch. Le chassé-croisé trouvera une issue dans le style compromis Belgo-belge : "officiellement, la marche reste non autorisée. Officieusement, nous allons gérer la réalité et encadrer normalement votre marche en famille et silencieuse. Je compte sur vous pour veiller à ce qu'il n'y ait pas de casse. Si c'est le cas, le lendemain je vous invite à prendre le café."

 

Notons, toutefois, que suite à l'intervention discrète et diplomate de l'échevin Bertin Mampaka, le Chef de Corps avait tout bonnement résolu d'autoriser purement et simplement notre marche. C'est en donnant l'ordre au téléphone à son subalterne qu'il appelle Luc (probablement Luc Closset, l'ex-inspecteur général des services de police), qu'une conversation de cinq minutes s'engagera avec ce dernier et qu'en plein vol le chef de corps n'hésitera pas à dire à son second : " tu sais que c'est politique ce que tu me dis là !" "Très bien, donc officiellement... et officieusement..." répète-t-il. Il raccroche et me dit, je pense que vous avez tout entendu.

 

D'où la question de Joe Mbek's demeure : "qui est derrière vous?" Vendredi 24 juin de 10h à 12h, j'ai eu droit à un florilège de menaces de la part de l'inspecteur Bunders dit Bouboule (arrestation, amende de 300 à 500 euros, prison). Lundi 27 j'ai eu droit au grand jeu avec tapis rouge, salle de conférence grand  luxe et service d'hôtel avec le même Bunders et son grand chef de l'Etat-major, le Commissaire Amrani, de 14h à 16h, toujours pour un refus ferme. Et enfin, le n°1 ce mardi 28 juin qui dénoue le mic mac "en bon père de famille". Une enquête et des responsabilités devront être établies s'agissant d'une date sacrée que l'on ne saurait impunément bafouer.

 

Par ailleurs, la jurisprudence européenne, nous rappelle Dominique Netchaïev des Indignés, déclare qu’une manifestation pacifique, non-violente,  a fortiori une marche silencieuse, ne nécessite AUCUNE AUTORISATION.

 

Joseph Mbeka

Coordinateur

+32486855392

 

 

 

 

 

 

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