Changeons de mentalité pour compléter la révolution Congolaise des années soixante-par Luwezi Kinshasa.

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

Les soldats de la MONUC, une force d'occupation au Congo
The title in English: We must change our mentality to complete the Congolese revolution of the sixties
 
The English version of this article will appear soon on Uhuru News
 
Introduction
 
Cette pièce a été rédigée dans l’objectif de contribuer a la résurrection de la lutte idéologique contre l’impérialisme et le néocolonialisme au Congo.
 
Nous sommes pour le retour massif des masses congolaises dans la lutte révolutionnaire.
 
Nous n’avons aucune illusion sur la nature et la détermination de l’impérialisme à se maintenir au Congo.
 
La détermination du peuple congolais à en découdre avec tous ses ennemis, à devenir libre sur son sol ne peut atteindre sa plus haute expression que s’il est équipé par une idéologie et une organisation révolutionnaire.
 
Nous pensons que Lumumba appartient à la tendance de ce que nous appelons «l’Internationalisme Africain», cette tendance qui met le leadership des travailleurs africains en alliance avec les paysans pauvres et les progressistes intellectuels honnêtes et autres groupes sociaux patriotiques au centre de la révolution nationale démocratique qui s’annonce au Congo.
 
L’Internationalisme Africain, produit des cinq siècles de la résistance africaine internationale, est une théorie révolutionnaire, développée par Omali Yeshitela, le Chairman de l’Internationale Socialiste Africaine.
 
C’est le point de vue du monde de l’esclave africain.
 
La pensée de Lumumba au Congo, ne peut-être approfondie que par une philosophie révolutionnaire, celle de l’Internationalisme Africain, contrairement au panafricanisme, qui s’oppose au leadership des travailleurs.
 
Marcus Garvey and Malcolm X aux Etats-Unis, Dedan Kimathi au Kenya, Robert Sobukwe en Afrique du Sud, Kwame Nkrumah au Ghana pour ne citer que ceux-là, appartiennent à cette tendance de la résistance africaine internationale, ancrée au sein des classes exploitées des travailleurs et des paysans pauvres.
 
Les masses africaines du Congo doivent accomplir une révolution sociale contre l’ordre néocolonial établi depuis le renversement militaire du gouvernement patriotique de Patrice Lumumba en Septembre 1960.
 
Cet appel au changement des mentalités est un appel à une lutte idéologique et politique sans merci pour le renversement définitif du néocolonialisme au Congo.
 
Notre peuple doit avoir accès à la science et à l’information, conditions nécessaires pour engager un véritable changement de mentalité au Congo.
 
On entend souvent les congolais dire que nous devons changer de mentalité.
 
Comment devons-nous comprendre et interpréter cet appel au changement que le peuple reconnaît comme étant une nécessite?
 
Comment les révolutionnaires et les patriotes Congolais qui aspirent ce changement peuvent-ils le réaliser?
 
Pourquoi voulons-nous posséder une mentalité nouvelle? Qu’est ce que nous ne pouvons pas résoudre avec notre mentalité actuelle?
 
Quel est le but du peuple congolais qui veut acquérir une nouvelle mentalité? A quoi va servir cette nouvelle mentalité?
 
En effet, nous sommes d’accord avec ce constat, c’est depuis longtemps que nous vivons dans l’enfer que représente la crise néocoloniale.
 
La majorité d’entre nous a grandit dans cette misère extrême, peut-être avec un repas par jour quand la chance était avec nous, allant à pied à l’école tous les jours, enseignés par les profs affamés, dans les écoles sans bibliothèques, ni cantines pour nous nourrir, ni toilettes pour assouvir à nos besoins naturels.

Je me souviens encore de mes nombreux camarades de classe qui ont été forcés d’abandonner leurs études parce que leurs familles ne pouvaient pas payer les frais scolaires, etc.
 
Et que dire de mes amis des quartiers ou le chômage frappait depuis des années sans espoir de s’en sortir!
 
Nous avons vu beaucoup de nos parents se lancer dans le petit commerce ou plutôt dans la débrouillardise, en vendant devant leurs parcelles ou au petit marché local de petits articles, sans pour autant accumuler des ressources suffisantes pour nourrir leur familles; combien de fois n’avons-nous pas entendu nos parents nous dire qu’ils n’ont pas été payés ou encore qu’ils ne savent pas encore quand est-ce qu’ils vont être payés, après trois mois, voir six mois ou encore après une année de travail impayé.
 
Nous avons vu des joueurs et des musiciens congolais qui ont fait la fierté du Congo, ceux-là même qui ont fait vibrer nos cœurs et nos âmes, mourir dans l’indifférence la plus totale des autorités.
 
Comment dormir au Congo quand nous devons faire face chaque nuit à la constellation des moustiques, friands de notre sang.
 
Combien de fois n’avons-nous pas été extorqués par les gendarmes ou les soldats? Combien de fois devrions-nous payer les gendarmes pour circuler sur les routes dégoudronnées du Congo?
 
Combien de barrages policiers devrons-nous passer pour aller dans nos villes et villages en provinces dans notre propre pays?
 
Combien de fois n’avons-nous pas vu nos êtres chers, amis et membres de nos familles mourir par manque des soins médicaux élémentaires?
 
Oui, c’est depuis longtemps que la vie au Congo n’a plus de sens pour la majorité de notre peuple, sauf pour cette infime minorité dont le bonheur dépend de notre malheur.
 
Ce qui ne sert point a l’indépendance du Congo et à la dignité du peuple congolais doit être combattu ou rejeté. Accepter que nous devons changer des mentalités, c’est accepter que nous devons mobiliser tout notre peuple pour combattre, résister et nous débarrasser des relations, des valeurs et des habitudes qui ne nous servent pas, nous devrons rejeter avec fermeté ce qui fait tord à notre pays, à notre bien-être, à notre développement et à notre dignité humaine.
 
Quels sont les outils d’analyse que le peuple possède pour examiner la société congolaise? 
 
Pour examiner le monde? Nous réclamons que les révolutionnaires, les intellectuels progressistes mettent à la disposition du peuple congolais la science et l’information nécessaire pour examiner et analyser notre société et le monde capitaliste en général?
 
Pour nous, révolutionnaires congolais, nous pensons qu’il faut aider les masses congolaises à décortiquer les racines de nos problèmes, chercher seulement à traiter des symptômes et des conséquences des maux de la société congolaise, ne résoudra point les problèmes du Congo.
 
Loin de-là, une telle initiative ne profitera qu’aux forces du statu quo. Changer de mentalité, c’est plus que penser autrement ou différemment; c’est équiper notre peuple avec la science analytique, c’est avoir accès à l’information sur tous les phénomènes sociaux par rapport à nos intérêts à nous, avec l’objectif de renverser tout ordre social qui empêche l’émergence d’un Congo indépendant et démocratique, au service de la majorité des Congolais.
 
Pour arriver à la vérité que nous recherchons, nous devons lutter pour penser correctement, car ce qui est erroné ne peut nous servir, les idées bâties sur le mensonge ou sur ce qui est faux ne peut profiter qu’à l’impérialisme.
 
Nous avons l’obligation de comprendre les lois de tous les phénomènes sociaux et économiques qui nous entourent ou qui conditionnent notre existence, c’est dans notre intérêt de comprendre pourquoi les choses sont telles quelles sont!
 
Pourquoi le monde est divisé en deux groupes irréconciliables, entre les pays opprimés et les pays oppresseurs?
 
Pourquoi la population congolaise est si pauvre malgré l’abondance de ses ressources naturelles?
 
Pourquoi Jean Pierre Bemba est-il incarcéré à La Haye, pendant que Kagame et Museveni sont au pouvoir? Pourquoi Gordon Brown, Tony Blair, Bill Clinton et George Bush, dont le soutien aux régimes de Kigali et de Kampala dans leur agression du Congo n’est plus à démontrer, sont libres de leurs mouvements?
 
L’origine historique de la crise au Congo: l’entrée sur la scène sociale des masses ouvrières et paysannes congolaises sous le leadership des forces indépendantistes
 
Il y a des personnes qui ont découvert la crise au Congo avec l’occupation du Kivu par les armées du Rwanda et de l’Ouganda; il y a d’autres qui ont découvert la crise avec l’arrivée et le maintien au pouvoir de Joseph Kabila Kabange.
 
Il y a ceux qui pensent que la crise a commencé avec l’échec de la conférence nationale en 1992, il y a d’autres qui pensent que la crise a commencé quand Mobutu a introduit son programme de zaïrianisation; bien sûr  il y a ceux qui ne manqueront pas de dire que la crise a commencé avec la dictature de Mobutu.
 
La crise au Congo n’est pas statique. Elle ne reste pas au même point, elle change avec les conditions et réalités qui l’ont créées.
 
Le statut de la crise change selon les paramètres qui la contrôlent.
 
L’invasion du Congo par les armées du Rwanda et de l’Ouganda, supportées par l’impérialisme Européen et Nord Américain, a ouvert une nouvelle étape, celle de l’aggravation de la crise impérialiste au Congo, laquelle a commencé avec la victoire historique du peuple congolais en 1960, sous le leadership du courageux anticolonialiste leader congolais, Patrice Lumumba
 
En effet, la résistance historique du peuple congolais à la fin des années cinquante, avait choqué la classe dirigeante belge, qui avait été forcée de se rendre compte qu’elle ne pouvait plus contrôler le Congo comme dans le passé.
 
L’émergence d’un mouvement anticolonial au Congo dans une Afrique anticoloniale, dans un contexte de révolution anti-impérialiste à travers le monde entier, ne permettrait plus au colonialisme belge d’exploiter le Congo sans une résistance nationale conséquente.
 
C’est à dire que le prix que les colonialistes belges devraient payer s’annonçait être très cher.
 
Les belges ont opté pour l’accélération de la décolonisation du Congo pour éviter l’accélération du développement du mouvement révolutionnaire au Congo.
 
L’indépendance du Congo était le résultat direct d’un changement de mentalité de la part des colonisés africains et colonisateurs européens au Congo.
 
Du coté des opprimés congolais, la demande d’égalité des droits, par les petits bourgeois réformistes, connus sous le nom des «évolués» dans le cadre du colonialisme belge, n’était pas entendue par le colonialisme belge.
 
Le refus des autorités belges était plutôt catégorique. Leur  plan Clément préconisait la colonisation du Congo jusqu’en 1980 (plan du Pr Joseph Van Bisen http://www.mbokamosika.over-blog.com/article-special-30-juin-2010-51795213.html).
 
Qu'est-ce qui a fait changer la mentalité des dirigeants belges à opter pour la réforme du colonialisme belge? C’est-à-dire pour une colonisation indirecte du Congo!
 
Les réformistes belges et congolais sont unis pour une colonisation indirecte du Congo.
 
L’entrée violente en scène des masses ouvrières et paysannes congolaises, inspirées et dirigées par Lumumba, par son anti-impérialiste conséquent  força les dirigeants belges à changer d’avis.
 
La réforme immédiate de leur système n’était plus a démontrer.
 
Si la colonisation directe belge continuait encore pendant six mois, un an ou deux ans, le colonialisme belge risquait le danger de tout perdre au Congo.
 
Il fallait donc modifier leur système d’exploitation et d’oppression au Congo.
 
Les réformistes belges et les réformistes congolais se mirent d’accord pour une colonisation indirecte du Congo.
 
Ces deux groupes étaient conscients de leurs intérêts communs.
 
Ils s’étaient engagés à éduquer leurs populations respectives pour accepter et soutenir cette alliance néocoloniale.
 
Les colons belges étaient rassurés que les réformistes congolais ne constituaient point une menace à leurs intérêts, et qu’ils allaient gouverner le Congo aux dépends des intérêts du peuple congolais, et ceci, malgré l’espoir massif créé par l’acquisition de l’indépendance.
 
Pour l’impérialisme occidental, sous la conduite des Etats-Unis, la question fondamentale au Congo, depuis le triomphe des indépendantistes congolais aux élections de mai 1960, c’est tout faire pour empêcher la consolidation d’un gouvernement anticolonialiste au Congo.
 
C’est-à-dire attaquer le mouvement pour l’autodétermination africaine au Congo, assassiner ses leaders et les remplacer par un gouvernement de soumission à l’impérialisme et de collaboration dans l’exploitation et l’agression du peuple congolais.
 
Tels ont été les objectifs principaux de l’impérialisme européen et nord américain au Congo depuis le triomphe des forces anti-impérialistes au Congo.
 
La crise au Congo est une ancienne crise. Elle a commencé avec l’oppression et l’exploitation impérialiste de l’Afrique.
 
Elle a commencé à prendre forme avec l’invasion et l’asservissement de l’ancien royaume Congo par les portugais en 1482.
 
La colonisation belge n’a été que l’extension de l’esclavage sous une nouvelle forme. Pareillement, le néocolonialisme de Mobutu, Tshombe, Kasa-Vubu et Kabila aujourd’hui est une prolongation de la colonisation belge avec les petits bourgeois africains comme chefs de l’administration et de l’état néocolonial du Congo.
 
Les conditions d’aujourd’hui sont donc, en général le résultat d’accumulation de plusieurs siècles de la prédation impérialiste au Congo, et en particulier, le résultat de la trahison de l’indépendance du Congo par des politiciens congolais véreux, collaborateurs des envahisseurs impérialistes.
 
La pratique sociale congolaise doit être repensée. Ce n’est pas la première fois que cette question est posée au Congo. Cette fois-ci, c’est l’ampleur et le degré d’urgence qui sont différents.
 
Nous avons des questions pressantes qui exigent des réponses immédiates: la guerre sans fin de contre-insurrection à l’est du Congo, caractérisée par le génocide de plus de 5 millions de personnes et ses violences sexuelles, l’embrigadement des enfants soldats, les exactions des armées d’occupation sur notre territoire comme celles de la MONUC/MONUSCO et celles des pays voisins, poursuivent férocement et sans relâche le plan de la balkanisation et de l’éclatement du Congo.
 
A travers tout le pays, la déscolarisation des enfants, le délabrement des bâtiments hospitaliers et scolaires et la décomposition des routes continuent; le chômage massif, la   guerre bio-chimique contre le peuple congolais sous forme du VIH/sida, ebola, etc.
 
Le vol et le détournement des salaires des travailleurs par leurs dirigeants, et la solde des soldats par les officiers supérieurs, sont toujours en lisse, le transfert gratuit des nos ressources naturelles aux prédateurs impérialistes grâce aux contrats dits léonins, le gouvernement incompétent, corrompu et répressif du régime Kabila.
 
Comment percevons-nous le monde autour de nous? Comment interprétons-nous les événements sociaux à travers le monde?
 
Quelle est l’histoire des forces au pouvoir au Congo?
 
Et dans les pays voisins du Congo?
 
Est-ce que nous étudions avec assiduité ce qui se passe dans les pays voisins comme au Rwanda, au Burundi, en Angola, au Soudan, en Tanzanie, au Congo Brazzaville, en Centrafrique, au Cabinda et en Zambie?
 
Quel est l’intérêt commun du peuple Africain dans les pays voisins? Bien sûr, quel est l’intérêt commun des classes dirigeantes des pays frontaliers du Congo?
 
Quelle est l’origine des idées dans les cerveaux des Congolais?
 
Nous devons commencer par nous demander d’où viennent les idées que nous consommons au quotidien? Qui en sont les responsables?
 
Quels sont les intérêts de ceux qui propagent les idées motrices qui conditionnent les habitudes, les comportements et les actions du peuple congolais en général, et ceux des masses des travailleurs et des paysans congolais en particulier?
 
La quasi-totalité des idées que nous avons dans nos têtes vient directement des institutions impérialistes: les universités, les chaînes de radio et des télévisions, des journaux, des films, des documentaires etc.
 
L’impérialisme jouit d’une situation de monopole dans le contrôle des idées en Afrique. Tous les curriculums en Afrique ont été mis en place par les colonisateurs.
 
Le curriculum de l’éducation nationale au Congo sert avant tout à reproduire les cadres dont le système néocolonial au Congo a besoin pour se reproduire.
 
Ce curriculum a été conçu et développé par les colonisateurs belges eux-mêmes.
 
Quand nos intellectuels se réfugient dans les églises contrôlées par l’impérialisme, ils ne font que se soumettre idéologiquement à la philosophie de l’oppresseur.
 
Ce n’est pas dans l’intérêt des oppresseurs de voir les Congolais penser pour eux-mêmes, car la première chose que nous allons faire c’est penser à comment mettre fin à l’humiliation et à l’oppression des Congolais, et au pillage sans fin du Congo.
 
Il nous faut établir des frontières idéologiques claires et nettes au sein de la résistance congolaise.
 
La première chose à faire, c’est reprendre le contrôle de nos cerveaux, de nos esprits. Nous devrons mettre au point des plans de bataille idéologique contre le néocolonialisme.
 
Changer de mentalité n’aura de sens que si nous allons à l’offensif contre la domination néocolonialiste du Congo.
 
Il nous faut établir des frontières idéologiques claires et nettes au sein de la résistance congolaise, dans notre lutte contre l’impérialisme euro-nord américain, entre les révolutionnaires congolais et les opportunistes congolais, entre l’Internationalisme Africain et le panafricanisme, entre la solidarité internationale et la charité internationale. IL FAUT CHOISIR SON CAMP.
 
On ne peut pas appartenir à deux camps à la fois.
 
Changer des mentalités, c’est aider les masses des travailleurs et paysans Congolais à identifier leurs intérêts propres, à choisir leur camp, et leurs alliés.
 
Changer de mentalité, c’est activement exposer et combattre l’opportunisme au sein de notre mouvement de libération nationale.
 
Les forces de statu quo, au Congo, en Afrique, et dans les centres impérialistes en Amérique du Nord et en Europe sont en opposition totale aux changements des mentalités.
 
Car ils sont les bénéficiaires du chaos organisé au Congo.
 
Aussi longtemps que l’obscurantisme et le flou idéologique règneront au Kongo, le peuple sera incapable de s’organiser pour l’offensive finale contre l’impérialisme.
 
Tâches des révolutionnaires et patriotes congolais.
 
Les révolutionnaires et patriotes congolais doivent tout faire pour le retour actif sur la scène sociale des travailleurs et paysans congolais, armés jusqu'aux dents par la théorie révolutionnaire de l’Internationalisme Africaine.

Les travailleurs doivent redécouvrir leur mission de compléter la révolution nationale et démocratique au Congo, celle de la création d’un état révolutionnaire et patriotique. Changer des mentalités veut dire réactualiser, réapproprier et approfondir la pensée et les objectifs de Lumumba.
 
C’est faire du Congo un front conscient de l’Internationale Socialiste Africaine, c'est-à-dire un centre de la révolution africaine.
 
Nous lançons un appel urgent à toutes les forces révolutionnaires et patriotiques congolaises à participer au développement d’un programme pour une révolution nationale démocratique au Congo qui s’adresse à la majorité des congolais contre les compradores et les bureaucrates de la petite bourgeoisie congolaise, forces sociales, démodées et inutiles qui appartiennent depuis longtemps à la poubelle de l’histoire.
 
Nous devons créer le Parti Socialiste du Peuple Africain au Congo même, pour diriger cette nouvelle phase de lutte de libération qui a déjà commencée avec les formes multiples de la résistance congolaise en face de l’occupation militaire actuelle du Congo et de la guerre de contre-insurrection qui sévit au Congo depuis plus d’une décennie.

source: uhurunews.com
 
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