Côte d’Ivoire : Amnesty international dénonce les exactions des combattants de Ouattara

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 

 

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ABIDJAN – Amnesty international a dénoncé mercredi dans son rapport, les exactions des combattants de Ouattara Alassane contre des populations notamment celles du Président Laurent Gbagbo.

Selon l’organisation, les combattants de Ouattara continuent de pourchasser les partisans du président Laurent Gbagbo. Amnesty international a demandé aussi à Alassane Dramane Ouattara, président installé par la coalition, ONUCI-Licorne-FRCI, à mettre un terme aux exactions qui se poursuivent dans certaines communes.


Dans son dernier rapport l'organisation des défenses des droits de l'homme demande à Alassane Ouattara "de donner un ordre immédiat à ses forces afin de mettre un terme à ce qui se passe et à juger les auteurs".


Amnesty international prévient que si Ouattara ne prend pas ses responsabilités, la Côte d'Ivoire risque de basculer vers de nouvelles violences. "On est loin d'une réconciliation. Que Ouattara reconnaisse la responsabilité de ses forces et qu'il suspende les responsables dans l'attente d'un procès. Qu'il protège la population encore en brousse dans les camps de déplacés qui n'osent pas rentrer chez elles," averti, Salvador Sagès, porte-parole de l’organisation.


Revenant sur l'implication des combattants d’Alassane Ouattara dans les massacres de Duekoué, ouest de la Côte d'Ivoire, Salvador a été ferme. « Nous avons interrogé plus de 100 personnes. Elles ont toutes dit que les gens qui ont tué avaient des uniformes, des rangers, avaient des voitures. Le jour du massacre de Duékoué, le 29 mars, toute la ville était aux mains des Frci. Ils étaient responsables de ce qui se passait là. La responsabilité des Frci ne fait plus aucun doute ».


Ce rapport d’Amnesty international intervient alors que les combattants d’Alassane Ouattara sont indexés par l'association française reporter sans frontière (RSF)  dans l'assassinat d'un journaliste à Yopougon. RSF affirme que Sylvain Gagnéto journaliste de "radio Yopougon", connu pour être proche de l'ancien régime, aurait été arrêté et tué avec d'autres personnes par des éléments des FRCI.

 

directscoop | 25 mai 2011 at 11:16 |

Publié dans Economie-Politique

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