Côte d’Ivoire/Attaque de Yopougon : L’ONUCI indexé - tirs à l’arme lourde près de la résidence du chef d’état-major de l`armée (témoins) - Panel de l’UA:Ouattara face au défi du Con

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 

 

Côte d’Ivoire/Attaque de Yopougon : L’ONUCI indexé

Publié le14 mars 2011 pardirectscoop

 

 

ABIDJAN – Des chars de l’ONUCI (Opération des nations unies en Côte d’Ivoire) ont attaqué lundi le quartier de Yopougon, tuant deux gendarmes, a rapporté un témoin sur place.

Les casques bleus positionnés dans certains sous-quartiers (wassakara, sicogi, le premier pont, bel-air) de la commune depuis 8 heures ont tiré le matin dans tous les sens. Des hommes lourdement armés sillonnaient, parallèlement tout le quartier en tirant à balles réelles sur les populations rencontrées sur leur chemin.

 

« Ce matin, je suis sortie pour aller à l’école comme d’habitude et je suis tombée sur des soldats de l’ONUCI. Ils étaient en train de tirer en désordre sur les gens et je me suis enfuie. Ils ont préparé leur coup en rendant extrêmement difficile la communication ici depuis ce matin », raconte Zita, une habitante joint par téléphone.

 

Le quartier de Yopougon, considéré par la  rebéllion pro-Ouattara comme le fief du président Laurent Gbagbo, fait face depuis plusieurs semaines à une tentative d’occupation menée par la rébellion pro-Ouattara, aidée de l’ONUCI et la Force Licorne.

 

Cette rébellion qui utilise des « méthodes terroristes » (attentat contre les domiciles privés, attaque des villages, assassinat rituels en égorgeant les victimes, incinérations des prisoniers), est soutenue par les forces onusiennes qui leur prêtent mains fortes.

 

Les ministres de la défense et de l’intérieur ont révélé l’implication des soldats onusiens sur le théâtre des opérations. « L’ONUCI précède à chaque fois les attaques de nos positions », ont-ils soutenus lors d’une conférence de presse le 5 mars.

 

Lors de l’attaque du centre émetteur le 27 février dans la commune d’Abobo (Abidjan), un hélicoptère estampillé UN a été aperçu survolant la zone durant les combats.  Une source proche du théâtre des opérations a révélé qu’ « un char de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en côte d’Ivoire) » avait pris part le 25 février « à l’attaque  de la position tenue par les FDS, près de Zouan-Hounien à moins de 30 km de Danané».

 

Quelques jours auparavant, l’on apprenait que le 3è Bataillon Bangladais BANBAT 3 de l’ONUCI, basé à Odienné, quittait cette base pour se rapprocher de la ligne de front.  A Abidjan, plusieurs témoignages concordants indiquent la présence de « soldats blancs » dans les zones de combats, notamment à Abobo où l’ONUCI a renforcé sa présence alors que la commune s’est quasiment vidée de ses habitants.

 

Des images provenant d’un drone de la force Licorne, dont directscoop a eu copie, révèlent les positions des FDS lors des affrontements qui les ont opposés aux rebelles pro-Ouattara à Abobo les 10 et 11 février

 

Le jeudi 16 décembre, des images des télévisions françaises ont révélé la collusion entre les casques bleus et les rebelles pro-Ouattara lors de la marche insurrectionnelle organisée par la coalition politico-armée du RHDP sur la maison de la télévision à Cocody.

 

Les heurts se sont multipliés depuis entre l’ONUCI et les populations qui les récusent. Le Chef de l’Etat ivoirien a réclamé depuis décembre 2010 le départ de l’ONUCI et de Licorne, qui tentent d’imposer par diverses manœuvres Alassane Ouattara, candidat malheureux au scrutin de novembre.

 

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » précipitée alors que le Conseil Constitutionnel ivoirien n’avait pas encore donné de résultats définitifs, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre.

 

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel, tente en complicité l’ONUCI, la force  française Licorne et ses miliciens rebelles, de renverser le gouvernement  de Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : tirs à l’arme lourde près de la résidence du chef d’état-major de l`armée (témoins)

Publié le14 mars 2011

pardirectscoop

 

ABIDJAN – Des tirs à l’arme lourde ont été entendus lundi par des témoins autour de la résidence du chef d’état-major des Forces de défense et de sécurité, le général Philippe Mangou, à Yopougon (Abidjan) alors que les voies de sortie et d’entrée sont fermées depuis le matin par un dispositif de l’Opération de l’Onu en Côte d’Ivoire.

Les tirs d’une grande intensité ont débuté autour de 06h00 (heure locale et GMT), créant la panique au sein de la population riveraine dans le quartier populaire de Yopougon.  Ces témoins font état de l’irruption d’un « groupe armé en treillis » à Yopougon Andokoua, dans le périmètre où habite le général Mangou.

Des soldats FDS postés en permanence autour de la résidence ont riposté, donnant lieu à un échange de coups de feux.  Des habitants joints par Directscoop craignent pour leurs vies et restent terrés chez eux, de peur d’être atteints par des balles perdues.  Une accalmie est survenue autour de 07h00 et le quartier a plongé dans un calme plat.

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Panel de l’UA : Revenu à Abidjan, Ouattara face au défi du Conseil constitutionnel

 

Publié le13 mars 2011 pardirectscoop

 

ABIDJAN – L’opposant ivoirien Alassane Ouattara est rentré samedi à Abidjan où il a réintégré le Golf Hotel après les réunions du Panel de haut niveau et du Conseil de Paix et de sécurité de l’UA (Union Africaine), tenues à Addis-Abeba mercredi et jeudi.

 

Le Conseil de Paix et de sécurité de l’UA a demandé jeudi au Conseil Constitutionnel ivoirien d’investir Alassane Ouattara, candidat malheureux aux élections présidentielles, en qualité de Président de la République.

S’adressant à la presse, Ramtane Lamamra, le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, a déclaré que « le Conseil de Paix et de Sécurité a entériné les recommandations du Panel de haut niveau », qui reconnaissent Ouattara vainqueur, sans toutefois indiquer les fondements de cette décision.

 

Pascal Affi N’Guessan, chef de la délégation représentant le Président Gbagbo à Addis-Abeba, a jugé que « ces propositions étaient inacceptables » et a relevé le caractère « contradictoire » de la décision de l’UA qui rejette les résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel mais lui reconnaît sa suprématie en demandant qu’il investisse Alassane Ouattara, candidat malheureux aux élections de 2010.

 

Ce nouvel échec de l’UA dans le règlement de la crise ivoirienne plonge le pays dans l’incertitude sur fond de violences.

Alassane Ouattara, après sa défaite, avait saisi le Conseil constitutionnel ivoirien par lettre pour solliciter une investiture fondée sur la « certification » controversée des résultats par le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu.

 

Le Conseil constitutionnel, juge suprême des élections en Côte d’Ivoire, lui avait indiqué que « les résultats définitifs proclamés par le Conseil constitutionnel le vendredi 3 décembre 2010, se présentent comme suit : Gbagbo Laurent, 51,45% ; Ouattara Alassane, 48,55% » avant d’ajouter, « il ressort de tout ce qui précède que seul le Président élu à l’issue du scrutin du 28 novembre 2010, en l’occurrence Monsieur Gbagbo Laurent, est habilité à prêter serment. La cérémonie de prestation de serment s’est déroulée le samedi 4 décembre 2010, au Palais présidentiel devant le Conseil constitutionnel, réuni en audience solennelle. »

 

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Publié dans Economie-Politique

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