Côte d'Ivoire : La nomination de Béréna Gnakouda à la tête de l'ONUCI est un danger pour le Togo - par Mathias Akoulansa

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 Monday, 21 March 2011 13:01


Côte d'Ivoire : La nomination de Béréna Gnakouda à la tête de l'ONUCI est un danger pour le Togo

Béréna Gnakouda

 

 

Pour mâter les patriotes ivoiriens déterminés à défendre leur souveraineté face aux visées impérialistes de Sarkozy et d'Obama, l'ONU ne pouvait  mieux trouver qu'un général de l'armée togolaise.


Ainsi donc un militaire du petit Togo s'apprête à écrire une page macabre de l'histoire du géant de l'Afrique de l'Ouest francophone, la Côte d'Ivoire. Feu Felix Houphouet Boigny va certainement se retourner dans sa tombe. Même Eyadema de son vivant n'aurait pas osé un tel "exploit" par respect pour le vieux Boigny.


Il s'appelle Béréna Gnakouda. Un dur des durs du système RPT qui aura en 48 ans de règne accumulé à son passif, des milliers de têtes de Togolais sans avoir à rendre compte à qui que ce soit. Il s'agit de tueries dont la France et l'ONU disposent du compte exact et des auteurs.


A en croire le journal togolais "le correcteur", la nomination du Togolais Béréna Gnakouda aurait déjà des conséquence sur  des Togolais à Abidjan. Le journal rapporte que des ateliers de menuisiers togolais résidant à Abobo, quartier chaud d'Abidjan dénommé Bagdad, auraient été victimes d'attaques par des partisans de Laurent Gbagbo. Abobo, quartier pro-Ouattara héberge des poches de rebelles soutenus et armés par la France et l'ONUCI.


Il faut tout simplement rappeler aux dirigeants de la sous-région que leur implication en Côte d'Ivoire pour faire plaisir aux grandes puissances fera plus de victimes africaines que françaises ou américaines. Si ça chauffe, ils vont évacuer leurs ressortissants. Avant le début des grandes hostilités et au regard de la détermination du peuple ivoirien, il vaut mieux demander à Faure Gnassingbé de retirer les troupes togolaises de la Côte d'Ivoire, s'il a encore quelque respect pour les Togolais vivant là-bas. Les réactions des peuples sont très souvent imprévisibles et difficiles à maîtriser. En 2005, les Togolais en colère s'étaient attaqué aux Nigériens résidents à Lomé. Les Togolais manifestaient ainsi contre le président Tandja Mamadou du Niger pour son soutien aux enfants d'Eyadema qui cherchaient à prendre le pouvoir comme un héritage, justement avec l'appui des généraux Béréna et autres.

La nouvelle position du général Béréna en Côte d'Ivoire pourrait marquer une rupture des relations de bon voisinage entre les Togolais et les Ivoiriens.


Comme toujours, l''occident sait qui charger de sales besognes dans les circonstances aussi délicates que le bourbier ivoirien. Car, malgré la puissance de la désinformation et les tapages médiatiques, la vérité finit toujours par se savoir et l'histoire s'écrit de façon entêtée et sans pitié. Les alliés de l'ONU qui ont à coeur leur image, ne tirent eux-mêmes que lorsque la situation est vraiement désepérée comme en Libye où aucun pays africain ne peut oser lever le petit doigt contre Kadhafi, même mort.

 

Il faut alors utiliser en Afrique des Africains qui ont quelque chose à se reprocher. En exemple, le génocidaire Kenya, le très superficiel Raila Odinga dont les dossiers se trouvent devant la CPI s'est illustré en Côte d'Ivoire dans un zèle ridicule et vain, tenu en respect qu'il est par le meurtre d'environ 1500 Kenyans d'ethnies autres que l'ethnie Luo, c'est-à-dire son ethnie et celle des Obama. Au Togo, l'armée dans son ensemble a beaucoup à se reprocher et est toujours prête à tout pour se couvrir.

 

En début du mois de mars 2011, des soldats togolais, burkinabé et sénégalais de l'ONUCI ont tabassé des femmes ivoiriennes patriotes qui manifestaient devant leur contingent à Abidjan. Exactement comme on tabasse tout ce qui bouge à Lomé et à Ouaga lorsqu'il s'agit de manifestations contre les régimes en place. Les pauvres dames étaient armées de bibles et de foulards blancs. Les militaires de l'ONUCI autres que les nègres ont été choqués par la folie meurtrière des soldats noirs sur des FEMMES ET MERES DE FAMILLES. On a ensuite entendu un militaire Blanc du même contingent présentant des excuses en Français aux femmes tabassées.

L'incident a certainement dû donner de grandes idées à Sarkozy et au Coréen Choï Young-Jin quant à la suite du management des forces de l'ONU en Côte d'Ivoire : Il faut laisser les Nègres mater les Nègres.


Selon certaines sources, proches de Gbagbo, le départ du général Bangladeshi Abdul Hafiz se justifierait par le peu de zèle dont ce dernier a fait preuve par rapport aux exigences de Paris et de Washington à marcher sur le peuple ivoirien pour installer au plus vite Alassane Dramane Outtara à la présidence de Côte d'Ivoire.


Philip Carter III L'ambassadeur des Etats-Unis à Abidjan, le sieur Philip Carter II, a tout recemment dans un document écrit, donné feu vert aux conducteurs de tout véhicule de sa réprésentation, d'écraser toute personne (entendez tout patriote ivoirien) qui tenterait de les arrêter. On se demande si M. Philip Carter II demande qu'on tue les Ivoiriens en son propre nom ou au nom de la première puissance du monde qui n'aurait de compte à rendre à personne. Surtout pas aux nègres d'Afrique. On s'étonne qu'un Americain ignore la belle histoire de la lutte des Americains pour l'indépendance d'avec la Grande Bretagne. On s'étonne tout simplement que M. Philip Carter II et Barack Obama ne comprennent pas le combat de Lauent Gbagbo et des Ivoiriens.


Il faut rappeler que les patriotes ivoiriens fouillent les véhicules à la recherche de munitions destinées aux rebelles. Ainsi les véhicules onusiens, transportant ou des munitions ou des rebelles ont été souvent forcés par des manifestants patriotes à replier sur leur base d'Abidjan. Avec la nomination du très redoutable général Béréna du Togo, cette courtoisie onusienne risque d'être un lointain souvenir.

 

Le très versatile Abdoulaye Wade a quelque fierté en lui et ne pouvait accepter qu'on nomme un général sénégalais à la tête des troupes de l'ONU en Côte d'Ivoire. C'est sale et Wade le sait. Blaise Compaoré, l'assassin de Sankara, n'aurait eu aucun scrupule dans ce sens, mais ce serait trop flagrant, lui qui pour le compte de la France a entraîné et continue d'équiper la rebellion d'Alassane Ouattara.. Lui à qui profite la partition de la Côte d'Ivoire aujourd'hui. Lui qui n'a pas hésité à faire mâter une protestation d'étudiants à Ouagadougou et surtout à faire assassiner un de leurs learders, l'étudiant Justin Zongo le 20 fevrier 2011 alors que ce dernier était en détention.


Toujours est-il qu'il fallait trouver un nègre pour aller mâter les nègres de Côte d'Ivoire et un général togolais fait bien l'affaire.

 


Publié dans Economie-Politique

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