Côte d'Ivoire: résumé de la semaine du 2 au 9 Avril 2011 - par DirectScoop.net

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

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Les Forces de défense et de sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire battent le rappel des troupes

 

2 avril 2011 at 13:54

ABIDJAN – Les FDS ont battu samedi le rappel de leurs troupes, appelant « l’ensemble de (leurs) personnels  à regagner les unités », selon un communiqué lu à la télévision nationale par le Lieutenant-Colonel Gouanou Alphonse, Chef de planification du point d’appui d’Abidjan.

Le porte-parole du gouvernement, le ministre Ahoua don Melo a affirmé samedi matin sur les ondes de la chaîne de radio française Europe 1 que « la résistance » s’organisait en vue de faire échec à l’occupation de la Côte d’Ivoire par les forces étrangères.

 

Selon une source militaire, « l’opération Dignité immuable » serait en cours en vue de libérer totalement le pays.

Les fds ont fait échec à la tentative de coup d’état des rebelles pro-Ouattara, assistés des forces de l’ONUCI et de la Licorne.  Les attaques contre la résidence du Chef de l’Etat à Cocody et le palais présidentiel du plateau ont été aussi un échec.

 

Si les partisans d’Alassane Ouattara appuyés par leurs alliés, ont occupé sans résistance les villes de l’intérieur du pays, leur offensive dans la capitale s’est heurtée à une farouche opposition des FDS.

 

La résolution 1975 de l’ONU votée mercredi a demandé « à toutes les parties d’œuvrer à la solution politique d’ensemble de l’Union Africaine (UA), se félicitant de la décision prise le 10 mars par le Sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de nommer un haut représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble.

 

Cette résolution engage par ailleurs « toutes les parties à coopérer pleinement avec lui ». Ouattara, fort du soutien de ses alliés (ONUCI et Licorne) a décidé de l’option militaire après avoir récusé le haut représentant désigné et engagé les hostilités en ouvrant des fronts militaires à l’ouest, au centre et à l’est du pays avant d’engager la « bataille d’Abidjan ».

 

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » controversée, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle et replongé le pays dans une grave crise.

 

Le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs, a proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république. Une décision conforme à toutes les résolutions de l’Onu relatives à la Côte d’Ivoire, qui réaffirment le ferme attachement de l’organisation au respect de la souveraineté et de l’indépendance de ce pays.

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Les patriotes ivoiriens appelés à sortir faire barrage aux forces de l’ONUCI et de la Licorne

 

2 avril 2011 at 12:56

ABIDJAN – La télévision nationale ivoirienne a appelé samedi en début d’après-midi les  patriotes ivoiriens à sortir pour empêcher l’occupation des 2 ponts de la capitale par les éléments de l’ONUCI et de la Licorne.

 

« Il est demandé à tous les patriotes d’occuper les deux ponts. La Licorne et l’ONUCI sont en route pour occuper le Palais présidentiel », pouvait-t-on lire sur les écrans de télé des foyers ivoiriens.

La télévision ivoirienne émettait à nouveau après 24 heures de suspension suite aux violents affrontements intervenus entre les forces de défense et de sécurité (FDS) et les combattants rebelles de Ouattara pour son contrôle.

 

L’ONUCI et la Licorne participent depuis lundi à l’offensive menée par les forces de l’opposant Alassane Ouattara en vue de l’imposer à la tête du pays. A Bondoukou, les forces de défense et de sécurité (FDS) ont essuyé les bombardements des MI-24 de l’ONUCI.

 

A Abidjan, l’ONUCI se trouve sur le théâtre des opérations. Les bombardements des camps militaires d’Akouedo et d’Agban  ont été le fait de la Licorne selon plusieurs sources militaires. Les combats pour le contrôle de la RTI (RadioTélévision Ivoirienne) ont causé de nombreuses pertes chez les assaillants dont plusieurs « soldats de type européen ».

 

Si les partisans d’Alassane Ouattara appuyés par leurs alliés, ont occupé sans résistance les villes de l’intérieur du pays, leur offensive dans la capitale s’est heurtée à une farouche opposition des FDS. Les attaques contre la résidence du chef de l’Etat à Cocody et le Palais présidentiel au Plateau se sont même soldés par de « cuisants » échecs.

 

La résolution 1975 de l’ONU votée mercredi a demandé « à toutes les parties d’œuvrer à la solution politique d’ensemble de l’Union Africaine (UA), se félicitant de la décision prise le 10 mars par le Sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de nommer un haut représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble.

 

Cette résolution engage par ailleurs « toutes les parties à coopérer pleinement avec lui ». Ouattara, fort du soutien de ses alliés (ONUCI et Licorne) a décidé de l’option militaire après avoir récusé le haut représentant désigné et engagé les hostilités en ouvrant des fronts militaires à l’ouest, au centre et à l’est du pays avant d’engager la « bataille d’Abidjan ».

 

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » controversée, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle et replongé le pays dans une grave crise.

 

Le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs, a proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république. Une décision conforme à toutes les résolutions de l’Onu relatives à la Côte d’Ivoire, qui réaffirment le ferme attachement de l’organisation au respect de la souveraineté et de l’indépendance de ce pays.

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l’Hôtel du Golf sous contrôle de l’armée ivoirienne (Officiel)

 

2 avril 2011 at 11:28

ABIDJAN – L’hôtel du Golf est passé « sous contrôle de l’armée ivoirienne depuis ce samedi matin » a annoncé Alain Toussaint, un conseiller du Président Laurent Gbagbo.

 

L’opposant Alassane Ouattara a « fui les lieux à bord d’un char de l’ONUCI vers une destination inconnue » affirme en outre Alain Toussaint.

Des témoins sur place avaient indiqués à Directscoop, vendredi matin, que l’hôtel du Golf (ex-siège de l’opposant Alassane Ouattara) était « complètement vide ». « Nous avons visité les lieux, il n’y avait plus personne » avait confirmé Amara S, ajoutant que seulement des débris étaient visibles.

 

Selon les riverains des quartiers environnants, « des échanges de tirs ont eu lieu toute la nuit ». «Ils ont tiré à l’arme lourde depuis hier (jeudi, ndlr) jusqu’à vendredi. Le matin on a aperçu les premières voitures circuler sur la voie » raconte une habitante de la Ciad, un quartier situé non loin du Golf hôtel.

 

D’abord quartier général d’Alassane Ouattara pour les élections, le Golf hôtel est devenu pendant de nombreux mois le siège du candidat malheureux du second tour de la présidentielle de novembre 2010 , et de son « gouvernement ».

 

Plusieurs centaines de forces rebelles y ont résidé sous la protection des soldats de l’opération des nationsunies en Côte d’Ivoire.

Le président ivoirien Laurent Gbagbo avait mis un blocus, empêchant M. Ouattara et « sa troupe » de quitter par la route leur « hôtel ».

 

L’abandon du « Golf » par le président du Rdr (rassemblement des républicains) a été constaté vendredi  alors que la tentative de pénétration dans la capitale ivoirienne par les combattants fidèles à Ouattara s’est soldée par un échec après s’être heurtée à une riposte farouche des forces de défense et de sécurité.


C’est au Golf hôtel, que le président de la commission électorale Youssouf Bakayoko a été contraint de donner des résultats qui ont été invalidés par le conseil constitutionnel, la plus haute instance juridique, qui a reconnu le président Laurent Gbagbo vainqueur du second tour de l’élection présidentielle 2010 avec plus de 51%

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Crise Ivoirienne : Des chefs d’Etats interpellés sur « l’ingérence grave » de l’ONUCI en Côte d’Ivoire

 

2 avril 2011 at 10:39

Plusieurs intellectuels et personnalités, pour la plupart d’origine africaine ont appelé vendredi les chefs d’Etats de pays membres de l’ONU à s’opposer « clairement contre (l’) ingérence grave » des forces onusiennes « qui menace (…) la  Côte d’Ivoire », selon une déclaration dont DirectScoop a obtenu copie.

 

Ces intellectuels, au nombre d’une vingtaine, s’interrogent sur le sens d’une telle « ingérence ». « Peut-on laisser quelques personnes dévoyer l’idéal de fraternité et de paix entre les Nations, voulu par les Etats membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ? », écrivent-ils dans le document transmis à plusieurs chef d’Etat dont Hu Jin Tao de Chine, Dmitri Mdvedef de Russie et Dilma Roussef du Brésil.

 

L’ONUCI et la Licorne participent depuis lundi à l’offensive menée par les forces de l’opposant Alassane Ouattara en vue de l’imposer à la tête du pays. A Bondoukou, les forces de défense et de sécurité (FDS) ont essuyé les bombardements des MI-24 de l’ONUCI.

 

A Abidjan, l’ONUCI se trouve sur le théâtre des opérations. Les bombardements des camps militaires d’Akouedo et d’Agban  ont été le fait de la Licorne selon plusieurs sources militaires. Les combats pour le contrôle de la RTI (RadioTélévision Ivoirienne) ont causé de nombreuses pertes chez les assaillants dont plusieurs « soldats de type européen ».

 

Si les partisans d’Alassane Ouattara appuyés par leurs alliés, ont occupé sans résistance des villes de l’intérieur du pays, leur offensive dans la capitale s’est soldée par un échec après s’être heurtée à une riposte farouche des forces de défense et de sécurité.

 

La résolution 1975 de l’ONU votée mercredi a demandé « à toutes les parties d’œuvrer à la solution politique d’ensemble de l’Union Africaine (UA), se félicitant de la décision prise le 10 mars par le Sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de nommer un haut représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble.

 

Cette résolution engage par ailleurs « toutes les parties à coopérer pleinement avec lui ». Ouattara, fort du soutien de ses alliés (ONUCI et Licorne) a décidé de l’option militaire après avoir récusé le haut représentant désigné et engagé les hostilités en ouvrant des fronts militaires à l’ouest, au centre et à l’est du pays avant d’engager la « bataille d’Abidjan ».

 

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » controversée, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle et replongé le pays dans une grave crise.

 

Le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs, a proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république. Une décision conforme à toutes les résolutions de l’Onu relatives à la Côte d’Ivoire, qui réaffirment le ferme attachement de l’organisation au respect de la souveraineté et de l’indépendance de ce pays.

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Washington demande aux forces onusiennes d’intervenir, Moscou exige leur encasernement

 

2 avril 2011 at 10:04

ABIDJAN – Les Etats-Unis ont appelé vendredi la France et l’ONUCI (Opération des Nations Unies en côte d’Ivoire) à intervenir sur le théâtre des opérations en Côte d’Ivoire pendant que Moscou exigeait l’entrée en caserne des forces sous mandat onusien ainsi l’arrêt du survol du territoire ivoirien.

 

L’ONUCI et la Licorne participent depuis lundi à l’offensive menée par les forces de l’opposant Alassane Ouattara en vue de l’imposer à la tête du pays. A Bondoukou, les forces de défense et de sécurité (FDS) ont essuyé les bombardements des MI-24 de l’ONUCI.

A Abidjan, l’ONUCI se trouve sur le théâtre des opérations. Les bombardements des camps militaires d’Akouedo et d’Agban  ont été le fait de la Licorne selon plusieurs sources militaires. Les combats pour le contrôle de la RTI (RadioTélévision Ivoirienne) ont causé de nombreuses pertes chez les assaillants dont plusieurs « soldats de type européen ».

 

Si les partisans d’Alassane Ouattara appuyés par leurs alliés, ont occupé sans résistance les villes de l’intérieur du pays, leur offensive dans la capitale s’est heurtée à une farouche opposition des FDS.

 

La résolution 1975 de l’ONU votée mercredi a demandé « à toutes les parties d’œuvrer à la solution politique d’ensemble de l’Union Africaine (UA), se félicitant de la décision prise le 10 mars par le Sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de nommer un haut représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble.

 

Cette résolution engage par ailleurs « toutes les parties à coopérer pleinement avec lui ». Ouattara, fort du soutien de ses alliés (ONUCI et Licorne) a décidé de l’option militaire après avoir récusé le haut représentant désigné et engagé les hostilités en ouvrant des fronts militaires à l’ouest, au centre et à l’est du pays avant d’engager la « bataille d’Abidjan ».

 

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » controversée, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle et replongé le pays dans une grave crise.

 

Le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs, a proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république. Une décision conforme à toutes les résolutions de l’Onu relatives à la Côte d’Ivoire, qui réaffirment le ferme attachement de l’organisation au respect de la souveraineté et de l’indépendance de ce pays.

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La RTI diffuse les images du siège de la télé après les affrontements

 

2 avril 2011 at 09:51

ABIDJAN - La RTI a diffusé samedi les premières images du siège de la télévision après l’attaque des rebelles Pro-Ouattara durement réprimée par les Forces de défense et de sécurité qui sont toujours maîtres de la « Maison bleue » de Cocody.

 

Des militaires des FDS armes au poing, des locaux qui ont subit les impacts de l’attaque, des chars des Forces de défense et de sécurité, deux cadavres des rebelles, les images sont apparues peu après 9 heures samedi sur les antennes de télévision d’Etat.

 

«Nous sommes restés à nos postes parce que nous sommes patriotes », a affirmé Stéphane Kassi, un agent qui assurait jusqu’à vendredi le service minimum. Un communiqué diffusé en direct demandait aux agents (de la télé) « de rejoindre leurs postes » afin de permettre la continuité du service.

Le directeur général de la télé d’Etat, Brou Amessan, est apparu dans un reportage puis en direct pour un flash d’information annonçant que le Président ivoirien Laurent Gbagbo était à son poste et « au travail ».

 

La Radiodiffusion télévision ivoirienne ( Rti) a recommencé à diffuser son signal vendredi peu après 19 heures, après avoir été coupé depuis jeudi nuit suite à d’intenses combats entre les forces rebelles fidèles à l’opposant Alassane Ouattara et les Forces de défense et de sécurité (Fds) de Côte d’Ivoire.

Le 16 décembre dernier une première tentative de M Ouattara pour s’emparer de la « maison bleue » à Cocody a avait échoué. Les locaux des émetteurs d’Abobo avaient, par la suite, été attaqués et des agents de la télévision avaient été assassinés puis calcinés par les forces de Ouattara.

 

La télévision d’Etat reprend alors que la tentative de pénétration dans la capitale ivoirienne par les combattants fidèles à Ouattara s’est soldée par un échec après s’être heurtée à une riposte farouche des forces de défense et de sécurité.

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Les forces françaises escortent les combattants rebelles (vidéo)

 

2 avril 2011 at 17:05

ABIDJAN – Une vidéo amateur tournée jeudi à Marcory (sud d’abidjan) sur le boulevard Giscard d’Estaing révèle la collusion entre les soldats rebelles de Ouattara et les forces françaises de la Licorne.

 

 

 

 

Sur la vidéo, « l’on peut voir 2 chars des forces françaises, pointées en avant et qui précèdent 2 véhicules remplis de combattants rebelles comme-ci ils voulaient les protéger », commente notre source. « Ces combattants se dispersent dès leur arrivée sur les lieux.

 

Cette vidéo a été filmée à Marcory non loin du siège de la compagnie de téléphonie mobile Orange qui sera quelques minutes plus tard pillée. D’autres témoins ont signalé les pillages de plusieurs commerces situés dans la zone (CapSud,Orca Tendance) par des « jeunes arborant des tee-shirts RHDP (coalition politico-armée soutenant Ouattara) armés de AK47 ».

 

Plusieurs supermarchés de la capitale ivoirienne ont été pillés jeudi à la faveur des combats entre les rebelles de l’opposant Alassane Ouattara et les forces de défense et de sécurité (FDS). Les rebelles ont auparavant ouvert les portes de la prison civile, libérant plus de 3000 prisonniers.

 

Un journaliste de DirectScoop a rapporté aussi des scènes de pillages à Divo (sud-ouest) par des manifestants pro-Ouattara. A Abengourou où ils ont fait leur entrée dans la soirée du mardi, les familles de gendarmes et autres membres des forces de défense et de sécurité (FDS) ont été l’objet d’une chasse aux sorcières.

 

« Sous les indications des jeunes RHDP (coalition politico-armée soutenant Ouattara), les rebelles s’en prennent aux familles de gendarmes et aux membres de la majorité Présidentielle », rapporte un habitant joint au téléphone.

 

A Bouaflé et à Issia, les populations se sont réfugiées dans la brousse fuant les exactions des forces de Ouattara. Dans plusieurs villes (Issia, Gagnoa et Abengourou), les prisons civiles ont été ouvertes et les prisonniers armés.

 

Les rebelles d’Alassane Ouattara, largement aidé par les forces onusiennes, mènent depuis le début de la semaine une vaste offensive sur les différents fronts. Plusieurs villes dont la capitale politique seraient tombées sous leur contrôle. L’objectif était de prendre Abidjan avant « l’échéance du 31 mars ».

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Après l’échec de la rébellion à Abidjan, la France s’active ouvertement

 

2 avril 2011 at 17:16

ABIDJAN – Des hélicoptères de la force française Licorne basée en Côte d’Ivoire effectuaient des patrouilles samedi après-midi dans le ciel des différents quartiers d’Abidjan après y avoir positionné, selon plusieurs témoins, des soldats français et des combattants rebelles.

 

Cette action, aux dires d’un officier de l’armée ivoirienne joint par téléphone, viserait à empêcher « tout mouvement de convergence des patriotes » ivoiriens vers la résidence du Président à Cocody ou encore vers le Palais présidentiel au Plateau où les forces françaises auraient l’intention d’entrer en action « dans quelques heures » précise l’officier.

 

De nombreux jeunes étaient cependant déjà rassemblés en fin d’après-midi devant la résidence du Président Laurent Gbagbo à Cocody, où aucun échange de coup de feu n’était observé, a pu constater un journaliste de Directscoop. Au même moment, à Yopougon, des jeunes sortaient en grand nombre et disaient marcher « vers le plateau » a constaté un autre journaliste de Directscoop.

 

Si les partisans d’Alassane Ouattara appuyés par leurs alliés, ont occupé sans résistance des villes de l’intérieur du pays, leur offensive dans la capitale économique s’est heurtée, vendredi, à une farouche opposition des Forces de défense et de sécurité (FDS) et s’est, en définitive, soldée par un échec ainsi que l’abandon du Golf Hotel par Ouattara et ses troupes.

 

A l’issue d’une réunion tenue le même jour à l’Elysée sur les événements en Côte d’Ivoire, Nicolas Sarkozy a estimé qu’ « il est urgent de mettre un terme définitif à la crise (ivoirienne) »  tandis que son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé déclarait, samedi à Bordeaux, que « Gbagbo vit ses derniers jours de chef d`Etat », avant d’avouer : « Nous faisons tous nos efforts pour (…) que le président Ouattara puisse véritablement s`installer au pouvoir ».

 

La présence de militaires français (et de l’onuci) aux côtés des rebelles lors des affrontements a été maintes fois dénoncée par le gouvernement ivoirien. 14 soldats de types européens ont été retrouvés morts après les affrontements au siège de la maison de la télévision nationale mais il n’a pu, pour l’heure, être indiqué s’ils sont d’origine française.

 

La résolution 1975 de l’ONU votée mercredi à l’initiative de la France, demande « à toutes les parties d’œuvrer à la solution politique d’ensemble de l’Union Africaine (UA), se félicitant de la décision prise (…) de nommer un haut représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble. »

 

Cette résolution engage par ailleurs « toutes les parties à coopérer pleinement avec lui (le haut représentant de l’UA) ». Alassane Ouattara, fort du soutien de ses alliés (ONUCI et Licorne) a récusé le haut représentant désigné et engagé les hostilités militaires en ouvrant des fronts à l’ouest, au centre et à l’est du pays avant d’engager la « bataille d’Abidjan ».

 

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » controversée, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle ivoirienne ce qui a replongé le pays dans une grave crise.

 

Le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs selon les lois ivoiriennes, a proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république. Une décision conforme à toutes les résolutions de l’Onu relatives à la Côte d’Ivoire, qui réaffirment le ferme attachement de l’organisation au respect de la souveraineté et de l’indépendance de ce pays.

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Plusieurs milliers de patriotes ivoiriens rassemblés devant la résidence du Chef de l’Etat et sur les 2 ponts

 

2 avril 2011 at 21:23

ABIDJAN – Plusieurs milliers de patriotes ivoiriens étaient rassemblés samedi en fin de soirée devant la résidence du Chef de l’Etat à Cocody, a constaté un journaliste de DirectScoop.

 

Les 2 grands ponts de la capitale étaient eux aussi occupées par « des milliers de jeunes patriotes » selon des journalistes étrangers. Selon le ministre de la défense, Alain Dogou, ces rassemblements sont prévus pour durer toute la nuit du samedi au dimanche.

 

Dans la mi-journée, un message appelant à une mobilisation des populations pour faire barrage à l’agression armée contre la Côte d’Ivoire par des forces étrangères (licorne et ONUCI) a été diffusé par la télévision nationale. « Il est demandé à tous les patriotes d’occuper les deux ponts. La Licorne et l’ONUCI sont en route pour occuper le Palais présidentiel », pouvait-t-on lire sur les écrans de télé des foyers ivoiriens.

 

Les 2 grands ponts de la capitale étaient eux aussi occupés par « des milliers de jeunes patriotes » selon des journalistes étrangers.

Les populations ont rejoint soit par voie maritime soit par la route les lieux de rassemblement en dépit de la situation sécuritaire qui demeurait encore précaire dans certains quartiers.

 

De nombreux étudiants avaient, le 27 février,  envabis la résidence du Président Laurent Gbagbo où ils avaient tenus un giga-meeting, pour constituer un « bouclier humain » afin faire échec à un projet d’attaque contre le Chef de l’Etat .


Nicolas Sarkozy, a estimé, vendredi, qu’ « il est urgent de mettre un terme définitif à la crise (ivoirienne) »  et Alain Juppé, son ministre des Affaires étrangères a pronostiquer que le Président « Gbagbo vit ses derniers jours de chef d`Etat ».  Leurs troupes sont particulièrement actives sur le terrain où elles participent aux combats aux côtés des rebelles.

 

La Côte d’Ivoire fait face depuis jeudi à Abidjan, à une agression extérieure menée par les forces onusiennes et françaises aidées de supplétifs africains de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest)  en appui à la rébellion pro-Ouattara.

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La commune de Yopogon entièrement contrôlée par les FDS

 

2 avril 2011 at 21:49

ABIDJAN - La commune de Yopougon était toujours samedi aux mains des forces de défense et de sécurité qui ont farouchement riposté à l’attaque des rebelles pro-Ouattara, ont confirmé à Directscoop plusieurs témoins dans la commune.

 

Samedi après midi, de nombreux militaires des FDS ainsi que leurs véhicules étaient visibles dans les rues de la plus grande commune de la Côte d’Ivoire. Ils ont été salués et félicités par les habitants des différents quartiers de la commune.

 

« Il y a eu d’intenses combats à Gesco (corridor nord) mais nous les avons repoussé », a indiqué un militaire dans un reportage diffusé à la télévision d’Etat, avant d’ajouter que ce sont euxn les FDS, qui « contrôlent désormais » Yopougon.

 

Après avoir échoué dans leurs tentatives de prendre Abidjan, la capitale économique, les combattant fidèles à l’opposant Alassane Ouattara ont essayé samedi midi de relancer leur offensive. «Ils ont été sévèrement battus », a indiqué un des éléments des FDS.

 

La veille (vendredi, ndlr)  et dans la journée de samedi, les attaques des forces fidèles à M Ouattara contre la résidence du Chef de l’Etat à Cocody et le palais présidentiel du plateau ont été aussi un échec.

 

Si les partisans d’Alassane Ouattara appuyés par leurs alliés, ont occupé sans résistance les villes de l’intérieur du pays, leur offensive dans la capitale s’est heurtée à une farouche opposition des FDS.

 

La résolution 1975 de l’ONU votée mercredi a demandé « à toutes les parties d’œuvrer à la solution politique d’ensemble de l’Union Africaine (UA), se félicitant de la décision prise le 10 mars par le Sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de nommer un haut représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble.

 

Cette résolution engage par ailleurs « toutes les parties à coopérer pleinement avec lui ». Ouattara, fort du soutien de ses alliés (ONUCI et Licorne) a décidé de l’option militaire après avoir récusé le haut représentant désigné et engagé les hostilités en ouvrant des fronts militaires à l’ouest, au centre et à l’est du pays avant d’engager la « bataille d’Abidjan ».

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Défait à Abidjan, Ouattara s’accroche à l’illusion du pouvoir

 

3 avril 2011 at 07:47

ABIDJAN – Le camp de l’opposant Alassane Ouattara a annoncé, dimanche, la prorogation du « couvre-feu instauré sur le territoire du district d’Abidjan (…) jusqu’au lundi 4 avril » alors que ses troupes avaient subi de sérieux revers lors des combats pour le contrôle de la capitale économique.

 

Les assauts annoncés par les médias français sur le palais du Plateau et la résidence du Président à Cocody se sont soldés par des échecs. L’occupation dans la nuit du jeudi du siège de la télévision nationale n’a pas été de longue durée, les forces de défense et de sécurité (FDS) ayant libéré les lieux après 10 heures d’âpres combats.   Acculé, Ouattara a même dû abandonner le Golf hôtel, son QG désormais aux mains des FDS, avait indiqué Alain Toussaint, un Conseiller du Président Gbagbo.

 

A Yopougon où des combats intenses ont été signalés, samedi, les FDS ont réussi à repousser les assauts des rebelles, les obligeant à prendre la fuite. Des habitants du village d’Elibou (20 Km d’abidjan) joints par téléphone ont affirmé avoir aperçu des colonnes de véhicules FRCI (forces d’Alassane Ouattara) provenant d’Abidjan avec de nombreux blessés.

 

Des milliers de patriotes ivoiriens étaient rassemblés samedi en fin de soirée sur les 2 grands ponts et devant la résidence du chef de l’Etat à Cocody suite à un appel diffusé par la télévision nationale.

 

Jeudi nuit, le camp Ouattara annonçait « la fermeture de toutes les frontières du pays ». Cette interdiction « théorique » ne durera que quelques heures puisqu’elle sera levée. Un des porte-paroles de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) ayant démenti la mesure sur la chaîne arabophone Al-Jazeera.

 

Dans la foulée, Alassane Ouattara a annoncé un couvre-feu qui sera réaménagé à plusieurs reprises, laissant croire à une maîtrise de la situation. Depuis les élections de novembre qu’il a perdues, L’opposant Ouattara n’a cessé de revendiquer la victoire sur la base d’une « certification controversée et précipitée » du patron de l’ONUCI, le coréen Young Jin Choï.

 

Ayant formé un « gouvernement », il appelle à la désobéissance civile et fiscale, invoquant des menaces aux opérateurs économiques et autres populations. En janvier, « son ministre de la fonction publique » avait menacé de sanctions disciplinaires et de poursuites judiciaires les fonctionnaires ivoiriens qui se rendraient au travail.

Ignorant ces menaces, les Ivoiriens ont continué de vaquer  à leurs occupations quotidiennes, obéissant plutôt à l’appel du Président Gbagbo qui avait invité l’administration et toute la population à se mettre au travail.

 

L’Occident, mené par la France et les Etats-Unis, appuie l’opposant Alassane Ouattara dans sa conquête par la force, du pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire, malgré sa défaite constatée par le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs du scrutin présidentiel.

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L’Angola considère Gbagbo comme  "président élu"

 

6 avril 2011 at 20:17

LUANDA - L’Angola considère toujours Laurent Gbagbo comme le “président élu” de Côte d’Ivoire, malgré les efforts pour lui faire céder le pouvoir à Alassane Ouattara, candidat malheureux au second tour de l'élection présidentielle de novembre 2010, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère angolais des Affaires étrangères.

 

“(...)Nous pensons aussi que la Côte d’Ivoire devrait créer un gouvernement d’union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement”, a déclaré José-Maria Fernandes à la presse.

 

Mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également critiqué les bombardements aériens des forces françaises et onusiennes. “L’Angola souhaite une sortie pacifique de cette crise sur la base du dialogue. L’Angola ne va pas entrer en Côte d’Ivoire comme l’ont fait les Français”, a-t-il dit.

 

“Nous pensons que se sont les Ivoiriens eux-mêmes qui doivent trouver une solution et les Français doivent cesser de se mettre entre les deux” camps, a-t-il ajouté.

 

Les réactions dans le monde se multiplient contre les bombardements aériens des forces françaises en Côte d’Ivoire. La Russie a exigé l’évaluation de la légitimité des bombardements effectués par les forces françaises et onusiennes en Côte d’Ivoire.

 

Le président de l’Union africaine, Teodoro Obiang Nguema, a dénoncé mardi le recours à la force par l’Onu et la France. La ministre sud africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane, dont le pays siège actuellement au Conseil de sécurité de l`ONU,  avait déclaré le même jour lors d`un point de presse à Pretoria, l’opposition de son pays aux bombardements aériens des forces françaises et onusiennes sur la Côte d’Ivoire.

 

A Paris, le Parti Communiste , le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière par un communiqué ont mardi exigé le retrait   « immédiat » de  Côte d’Ivoire des  troupes françaises.

 

La veille, le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a indiqué que l’opposant ivoirien Alassane Ouattara  était « illégitime pour diriger la Côte d’Ivoire », estimant que   « les récents rapports des massacres perpétrés par les forces de Ouattara » constituent des « preuves supplémentaires » qui doivent emmener  les États-Unis à « changer leur position » dans la crise ivoirienne .

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Forces françaises et rébellion attaquent ensemble, à l'arme lourde, la résidence du Président Gbagbo

 

7 avril 2011 at 08:38

Les hélicoptères de l'armée française ont bombardé toute la nuit de mercredi, la résidence officielle du Président de la République de Côte d'Ivoire, en appui aux combattants rebelles de l'opposant Alassane Ouattara, qui tentaient de prendre le domicile du Président Laurent Gbagbo, ont constatés plusieurs témoins sur place.

 

Selon une source militaire, l'armée ivoirienne a subit de nombreux dégâts consécutifs à cette violente attaque mais a pu résister à ce nouvel "assaut final" et repousser victorieusement la coalition.

 

"Dieu merci, le président Laurent Gbagbo va bien. Il est toujours à sa résidence." a indiqué à Directscoop un proche de la famille avant de commenter, amer :  "ce que Nicolas Sarkozy fait en Côte d'Ivoire est criminel et inadmissible".

 

Jeudi matin, le calme était revenu dans la capitale économique après ce nouvel échec de la tentative de "déloger Laurent Gbagbo" par la force pour l'évincer du pouvoir.

 

Cette attaque est intervenue au moment où des informations persistantes faisaient état, du vote d'une nouvelle résolution de l'Onu sur la Côte d'Ivoire prévoyant notamment le limogeage du Coréen Choi et son remplacement par un haut-fonctionnaire d'origine Russe, l'envoi d'un avion-bombardier dans le pays et l'interdiction de survol du territoire par les appareils de l'Onuci. Toutefois, des responsables de l'Onuci contactés par Directscoop à Abidjan n'ont pu confirmer cette information par ailleurs, non disponible jeudi sur les sites officiels de l'Onu.

 

Une avalanche de protestations avait accueilli les premiers bombardements aériens, lundi, des forces françaises en Côte d’Ivoire. La Russie avait exigé l’évaluation de la légitimité de ces bombardements tandis que le  président de l’Union africaine, Teodoro Obiang Nguema, denonçait le recours à la force par l’Onu et la France. A Paris, le Parti Communiste, le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière par un communiqué exigeait pour leur part, le retrait « immédiat » de  Côte d’Ivoire des  troupes françaises. De nombreuses organisations de la société civile avaient organisé des manifestations de rue pour protester contre  ces "tonnes de bombes qui sont déversées sur les populations civiles" .

 

Un différend post-électoral oppose le Président Laurent Gbagbo, déclaré élu par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs en Côte d’Ivoire, à l’opposant Alassane Ouattara, candidat malheureux à cette élection, mais reconnu vainqueur par le Nicolas Sarkozy et le chef de l’opération des nations unies en Côte d’Ivoire.

 

La dernière résolution (1975) de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, votée le 30 mars à l’initiative de la France, invite à la résolution du différend par la voie pacifique sous l'égide d'un haut représentant. Laurent Gbagbo a accepté ce  haut représentant déjà désigné par l'Union Africaine mais Alassane Ouattara après l'avoir récusé, tente,  avec l'appui des forces françaises, de renverser par la force le Président Laurent Gbagbo .

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Député Atteby William : "Des tonnes de bombes sont déversées sur les populations civiles" ivoiriennes.

 


7 avril 2011 at 09:48

PARIS - Le député ivoirien Atteby William a dénoncé, mercredi, lors d'une manifestation pacifique à Paris, les bombardements par l'armée française des populations civiles et de la résidence du Président de la République de Côte d'Ivoire. "Depuis plus de trois jours, ce sont des tonnes et des tonnes de bombes qui sont déversées sur les populations civiles" a t-il protesté. "Nicolas Sarkozy veut que son ami Ouattara soit Président de la Côte d'Ivoire au mépris des règles de la démocratie", pourtant a-t-il poursuivi, "ce sont les institutions ivoiriennes seules qui décident qui est élu en Côte d'Ivoire et non personne (d'autre)".

 

Le député Atteby ajoute : "Nous voulons être considérés comme un Etat libre et indépendant. Nous appelons tous les êtres humains, de quelque couleur qu'ils soient, de quelque religion qu'ils soient, à savoir qu'en Côte d'Ivoire, c'est la démocratie qui est en train d'être assassinée. Après cinquante ans d'indépendance, les pays d'Afrique ne sont pas encore libres."  "Aujourd'hui, il faut que le monde se réveille" a-t-il conclut.

 

Les déclarations du député ivoirien interviennent après une série de bombardements controversés de sites civils et militaires et avant le pilonnage à l'arme lourde toute la nuit de mercredi à jeudi, de la résidence officielle du Président de la République de Côte d'Ivoire, par l'armée française.

Une avalanche de protestations avait accueilli les premiers bombardements aériens, lundi, des forces françaises en Côte d’Ivoire. La Russie avait exigé l’évaluation de la légitimité de ces bombardements tandis que l’Union africaine denonçait le recours à la force par l’Onu et la France. A Paris, le Parti Communiste, le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière  exigeaient pour leur part, le retrait « immédiat » de  Côte d’Ivoire des  troupes françaises. De nombreuses organisations de la société civile avaient organisé des manifestations de rue pour protester contre  ces « tonnes de bombes qui sont déversées sur les populations civiles » .

 

Un différend post-électoral oppose le Président Laurent Gbagbo, déclaré élu par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs en Côte d’Ivoire, à l’opposant Alassane Ouattara, candidat malheureux à cette élection, mais reconnu vainqueur par le chef de l’opération des nations unies en Côte d’Ivoire.

 

La dernière résolution (1975) de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, votée le 30 mars à l’initiative de la France et du Nigeria, invite  au réglement du différend par la voie pacifique sous l’égide d’un haut représentant. Laurent Gbagbo a accepté ce  haut représentant déjà désigné par l’Union Africaine mais Alassane Ouattara l’a récusé. Ouattarq tente depuis,  avec l’appui des militaires français, de renverser par la force le Président Laurent Gbagbo .

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Alassane Ouattara : "Vous avez porté votre choix sur ma modeste personne"

 

8 avril 2011 at 13:27

L'opposant Alassane Ouattara a, à nouveau, revendiqué jeudi, la victoire à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010, dans un message qu'il a adressé aux ivoiriens sur la chaîne de télévision TCI.

 

Le "président reconnu par la communauté internationale" mais non encore reconnu par les institutions nationales et en particulier le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs des élections présidentielles dans ce pays, a d'emblée indiqué aux ivoiriens : "Vous avez porté votre choix sur ma modeste personne". Selon lui, l'origine de la crise se situe dans le "refus du Président sortant Monsieur Laurent Gbagbo et son clan de se plier au verdict des urnes et respecter ainsi la volonté du peuple ivoirien."

 

M. Ouattara a justifié les bombardements effectuées par "les forces impartiales" par la nécessité d' "agir urgemment, pour protéger les civils en raison des tueries et des massacres à grande échelle". Estimant que "l’intérieur du pays a été pacifié et les populations y vivent en toute sécurité et en parfaite harmonie", le "président reconnu par la communauté internationale" a invité ses forces "à s’abstenir de tout crime, de toute violence contre les populations ou de tout acte de pillages".

 

M. Ouattara a révélé qu'il s'est entretenu avec le Général Kassaraté, Commandant supérieur de la gendarmerie et le Général Brindou, Directeur de la Police Nationale afin qu'ils assurent le maintient de l'ordre en liaison avec la Licorne et l'Onuci.

 

Le Gouverneur de la Bceao a été saisi aux dires de M. Ouattara pour effectuer la réouverture de "ses agences en Côte d’Ivoire, en vue d’assurer une reprise des opérations dans toutes les banques et permettre le règlement des salaires et des arriérés de salaires dans les plus brefs délais". Il a également annoncé sa demande de levée des sanctions de l'Union européenne, sa volonté de mise en route de la SIR, un blocus sur la résidence du Président Laurent Gbagbo, un allègement du couvre-feu qu'il avait décidé, la poursuite des auteurs des "agissements inqualifiables" qui ont endeuillés les familles.

 

"Je renouvelle encore aujourd’hui mon serment d’être le Président de tous les Ivoiriens" a-t-il conclut.

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Après plusieurs jours d'interruption, la RTI émet à nouveau

 

8 avril 2011 at 15:10

La Radiodiffusion télévision ivoirienne ( Rti) a recommencé à diffuser son signal vendredi peu avant 15 heures, a constaté un journaliste de directscoop.

 

La télévision d’Etat avait cessé d’émettre depuis que les installations avaient fait l'objet de bombardement de la part des forces françaises alliées à l’opposant Alassane Ouattara durant leurs opérations de destruction des armes lourdes de l'armée ivoirienne.

 

Les émissions de la RTI avaient déjà été interrompues brièvement  du 31 mars au 1er avril au cours d’intenses combats entre les forces rebelles fidèles à l’opposant Alassane Ouattara et les Forces de défense et de sécurité (Fds) de Côte d’Ivoire.

 

Le 16 décembre dernier une première tentative de M Ouattara pour s’emparer de la « maison bleue » à Cocody avait échoué. Les locaux des émetteurs d’Abobo avaient, par la suite, été attaqués et des agents de la télévision avaient été assassinés puis calcinés par les forces de Ouattara.

 

La télévision d’Etat reprend alors que la tentative de contrôle de la capitale ivoirienne par les combattants fidèles à Ouattara s’est soldée par un échec après s’être heurtée à une riposte farouche des forces de défense et de sécurité en dépit d'un appui sans réserve apporté par l'Onuci et la Licorne à la rébellion.

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"Alassane Ouattara est un imposteur" (Alain Toussaint)

 

8 avril 2011 at 21:28

PARIS- Alain Toussaint, conseiller du président ivoirien a estimé vendredi que l’appel à la réconciliation nationale lancé jeudi en Côte d`Ivoire par l’opposant Alassane Ouattara est le discours d`"un imposteur".

 

"Sa réconciliation, c`est du pipeau. Ouattara n`est pas fondé à lancer un appel à la réconciliation. C`est un imposteur", a-t-il déclaré lors d`une conférence de presse.

 

Alassane Ouattara, candidat malheureux du second tour de la présidentielle de novembre 2010, a appelé jeudi soir à la réconciliation de tous les Ivoiriens, dans une « allocution à la nation », après avoir tenté en vain pendant plusieurs jours avec l’aide des forces françaises et onusiennes de s’installer au pouvoir alors qu’il a été reconnu perdant par le conseil constitutionnel.

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Le gouvernement ivoirien dément l'attaque contre la résidence de l'ex-ambassadeur de France

8 avril 2011 at 21:45

Le gouvernement ivoirien "dément formellement" que ses forces aient attaqué vendredi la résidence de l’ex-amabassadeur de France à Abidjan, a affirmé à Directscoop son porte-parole Ahoua Don Mello.

 

"Nous démentons formellement l`attaque de la résidence de l’ex-ambassadeur de France. Toutes les armes lourdes de la résidence du président Gbagbo ont été détruites, eux-mêmes (les Français) l`ont affirmé. Ce sont des manœuvres dilatoires pour attaquer la  RTI qui vient de reprendre et la résidence du président Gbagbo", a ajouté le ministre Don Mello.

 

Après avoir bombardé plusieurs jours durant la résidence du Chef de l’Etat ivoirien, la France a subitement indiqué par son ambassade à Abidjan qu’elle a été, vendredi, la cible de tirs d`armes lourdes.

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La France vers un autre bombardement en Côte d'Ivoire

 

9 avril 2011 at 08:11

L'ambassade de France en Côte d'Ivoire a accusé, jeudi, l'armée ivoirienne d'avoir "attaqué, pour la deuxième fois en moins de 48 heures", la résidence de l'ex ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, Jean-Marc Simon dans une déclaration recueillie par l'Afp.

 

"La France rappelle que conformément à la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l'ONU, les Forces impartiales (Onuci et force française Licorne) sont en droit de mettre en œuvre leur mandat afin de prévenir l'usage d'armes lourdes par toutes les parties du conflit", a menacé l'ambassade de France.

 

Cette accusation et ces menaces font échos aux déclarations du français Alain le Roy, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix pour qui, "il est évident que les soldats du camp Gbagbo (Armée ivoirienne ndlr) ont pris l`accalmie de mardi comme prétexte pour renforcer leurs positions. Ils ont toujours de nombreuses armes lourdes à disposition".  Alain Le Roy, a en outre affirmé avoir vu des photos sur lesquelles apparaissent des chars, des lance-roquettes, des lance-grenades et des véhicules de transport de troupes.

 

"Ce scénario des accusations fallacieuses précédent les attaques françaises est analogue à celui qui a précédé le bombardement le 4 avril par l'armée française des tous les camps militaires d’Abidjan et de plusieurs sites civils tels la télévision ivoirienne, la résidence du Chef de l’Etat et le siège de la présidence de la République. La protection des civils demandée par la résolution 1975, et l'usage d'armes lourdes que ferait l'armée ivoirienne contre les civils avaient généreusement ervi de prétexte à ces agressions injustifiées" a commenté un officier de l'armée ivoirienne pour qui ces bombardements de l’armée française ne visent qu'à faciliter la prise du pouvoir par l’opposant Alassane Ouattara pourtant candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle de novembre 2010.

 

Un différend post-électoral oppose le Président Laurent Gbagbo, déclaré élu par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs en Côte d’Ivoire, à l’opposant Alassane Ouattara, candidat malheureux à cette même élection, mais désigné vainqueur par le chef de l’opération des nations unies en Côte d’Ivoire.

 

La dernière résolution (1975) de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, votée le 30 mars à l’initiative de la France et du Nigeria, invite au réglement du différend électoral par la voie pacifique sous l’égide d’un haut représentant désigné par l'Union Africaine. Laurent Gbagbo a accepté ce  haut représentant déjà désigné mais Alassane Ouattara l’a récusé, encouragé en cela par la France. Il  tente depuis,  avec l’appui des militaires  français, de renverser par la force le Président Laurent Gbagbo .

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Publié dans Economie-Politique

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