HLA genes in Macedonians and the sub-saharan origin of the Greeks » de A .Arnaiz-Villena et al. publié dans Tissue Antigens 2001 :.

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 

 

La Biologie moléculaire, partie des sciences biologiques de pointe étudiant les gènes (ADN), ne cesse de fournir des éléments confirmant le caractère négro-africain des habitants de l’Egypte ancienne (Kemet) et de diaspora africaine à partir de la vallée du Nil.

Cependant, ces résultats bien que publiés dans des revues scientifiques spécialisées ne sont que peu transmises au grand public français à travers les journaux de vulgarisation.

La vérité se moque de la couleur de peau mais rares sont les scientifique à l’admettre quand il s’agit de l’histoire négro-africaine.

Eric Crubézy, Professeur d’anthropologie à l’Université Paul Sabatier, Toulouse, fait sûrement parti de ces rares hommes de sciences.

Ses recherches publiées dans un article du magazine de vulgarisation scientifique « La Recherche de mai 2002 » (1) sur l’ADN ancien des ossements de la population d’Adaïma en Egypte, 3700 ans avant notre ère, sont concluantes ; on peut y lire en page 46 :

« Ces deux hommes adultes, inhumés ensemble dans la nécropole d’Adaïma, en Egypte, 3700 ans avant notre ère, étaient frères ou cousins, selon l’analyse de leur ADN. Celui-ci les apparente aussi à des populations d’origine subsaharienne ce que confortent des éléments morphologiques et épidémiologiques concernant l’ensemble de la populations ».

On ne peut plus être plus explicite.


L’ensemble de la population d’Egypte prédynastique, il y a 3700 ans, est Nègre. Ce n’est pas Cheikh Anta DIOP qui parle pour s’inventer un passé africain glorieux : c’est la réalité scientifique. De surcroît, les prélèvements d’ADN ont été effectués par les chercheurs européens du CNRS : pas de risque de contamination par de l’ADN négro-africains !

De plus, les éléments morphologiques et épidémiologiques confortent la Négritude des Egyptiens prédynastiques. Pourquoi les résultats du professeur Crubézy ne figurent point dans les journaux de vulgarisation tels « LE MONDE », « L’EXPRESS » ? Au contraire, des articles incendiaires aux arguments inconsistants contre l’Egypte Nègre, sont florissant dans ces magazines (Lire Jean-Marc Egouy : Les racines de l’Egypte ancienne, Cheikh Anta Diop et la supercherie médiatique, Menaibuc, 2003) Quand le peuple juif fut-il créé ? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d'historiens juifs du XIXe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple imaginé afin de façonner une nation future ? Dans le sillage de la " contre-histoire " née en Israël dans les années 1990, Shlomo Sand nous entraîne dans une plongée à travers l'histoire " de longue durée " des juifs. Les habitants de la Judée furent-ils exilés après la destruction du Second Temple, en l'an 70 de l'ère chrétienne, ou bien s'agit-il ici d'un mythe chrétien qui aurait infiltré la tradition juive ? Et, si les paysans des temps anciens n'ont pas été exilés, que sont-ils devenus ? L'auteur montre surtout comment, à partir du XIXe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les premiers sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d'une nation. Ce détour par le passé conduit l'historien à un questionnement beaucoup plus contemporain : à l'heure où certains biologistes israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d'un ADN spécifique, que cache aujourd'hui le concept d'" Etat juif ", et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une république appartenant à l'ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, Shlomo Sand délaisse le débat historiographique pour proposer une critique de la politique identitaire de son pays. Construit sur une analyse d'une grande originalité et pleine d'audace, cet ouvrage foisonnant aborde des questions qui touchent autant à l'origine historique des juifs qu'au statut civique des Israéliens.

 

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                                                                   Adaïma II - LA NECROPOLE PREDYNASTIQUE OUVRAGE :

                                                                 ERIC CRUBEZY , THIERRY JANIN, BEATRIX MIDANT REYNES

 

                                                                                              IF 887, FIFAO 47, 2002

 



Les recherches de l’équipe du généticien, Antonio Arnaiz-Villena, chef du Département d’Immunologie et de Biologie Moléculaire à l’Université Complutense, Hospital 12 de Octubre, Madrid sur les gènes du systèmes HLA des Européens leurs ont valu de grandes surprises, surprises toutes relatives pour un connaisseur de l’Histoire Africaine...

Leur article est intitulé « HLA genes in Macedonians and the sub-Saharan origin of the Greeks » (2) traduction : « Les gènes HLA des Macédoniens et l’origine sub-saharienne des Grecs » publiés dans « Tissue Antigens 2001 ».

Le titre en lui-même est très évocateur. Dans le résumé de l’article, ils signifient

« Greeks are found to have a substantial relatedness to sub-Saharan people, which separate them from other Mediterranean groups »

Traduction « Il est prouvé que les Grecs ont eu des relations substantielles avec le peuple sub-saharien, ce qui les séparent des autres groupes méditerranéens ».

Il poursuivent en disant :

"The time period when these relationships might have occurred was ancient … and might be related to the displacement of Egyptian-Ethiopian people living in pharaonic Egypt »

« La période durant laquelle ces relations eurent lieu (entre Grecs et Négro-Africains) fut ancienne … et peut être liée au déplacement des populations Egypto-Ethiopiennes vivant en Egypte pharaonique ».

 


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RESULTAT DU TEST ADN DES GRECS ANCIENS

 

Les auteurs concluent :

« Indeed, ancient Greeks believed that their religion and culture came from Egypt »

« En effet, les Grecs anciens croient que leur religion et leur culture viennent d’Egypte »

Arnaiz-Villena et son groupe de recherche confirme par la génétique « l’origine négro-africaine du savoir grec » de J-P Omotunde et par la même occasion, réaffirme les migrations égypto-nubiennes.

Les auteurs ont cité Hérodote (Histoire II, Euterpe) et Martin Bernal (Black Athena) comme références mais n’ont pas cité la source principale de Martin Bernal concernant l’origine africaine de la civilisation grecque, c’est-à-dire Cheikh Anta Diop ! Est-ce de la malhonnêteté intellectuelle ou une erreur ?

J’ai personnellement contacté par mail le Professeur Arnaiz-Villena pour lui signifié ce manque dans sa bibliographie mais il m’a assuré qu’il connaissait déjà les travaux de Cheikh Anta Diop.

Alors pourquoi ne les a-t-il pas cité car un bon scientifique se doit de respecter la chronologie. Peut-être a-t-il eut peur de ne pas être publié dans les magazines scientifiques européens… Plus grave, pourquoi les magazines de vulgarisations scientifique tels « Sciences et Vie » ne parlent point de cet article ?

Force est de constater que dans ce milieu scientifique, le schéma hégélien trace sa route, on fréquente la falsification de l’histoire, et son jumeau, l’obscurantisme…

C. A. DIOP avait émis des hypothèses sur le métissage des juifs avec les population noires durant le servage en Egypte dans Nations nègres et cultures. De même, Pierre Nilon, dans « Moïse l’Africain » avait argumenté sur les parallèles entre des conceptions du divin des Sémites et Bantous.

Voici des confirmations biologiques de ces échanges entre Nègres et Sémites :

Quelques extraits des travaux du groupe de recherche de D. Rund (Département d’Hématologie, Hadassah University Hospital, Jérusalem, Israël) publié dans leur article « The origin of sickle cell alleles in Israel » (3), ou « L’origine des allèles de la drépanocytose en Israël ». (un allèle étant forme d’un gène)

« The Jewish family…was discovered to have the most common African haplotype of the beta-globin gene cluster, Benin. »

« La famille juive… a été découverte comme ayant l’haplotype africain le plus commun de la drépanocytose, le type Bénin. »

L’haplotype Bénin de la drépanocytose est un type d’allèle drépanocytaire retrouvé exclusivement chez les populations Ouest africaine du Ghana au Nigéria en passant par la Côte d’Ivoire, Bénin,, Togo, c’est-à-dire chez les peuples Akan, Yoruba, Fon…Curieusement, cette même signature génétique Ouest-africaine est retrouvée chez des Sémites en Israël…

"Similarly, 8 of the Arab families were also found to carry the Benin haplotype, whereas the ninth has the CAR (Central African Republic or Bantu) haplotype"

« De même, 8 des familles Arabes se sont également avérés porter l’haplotype du Bénin, tandis que la neuvième a l’haplotype de CAR (CENTRAFRIQUE OU BANTOU). »

L’haplotype Bantou ou CAR de la drépanocytose est exclusivement retrouvé chez les Nègres Bantous. Encore une fois, une autre signature génétique bantoue est retrouvée chez des Sémites en Israël…

Pour les auteurs :

"The results suggest that sickle alleles in Israel originated in Africa, probably in two different regions, and migrated north into Arab and Jewish populations."

"Les résultats suggèrent que les allèles de drépanocytose en Israël proviennent d’Afrique, probablement dans deux régions différentes, et aient émigré au Nord dans les populations arabes et juives. »

Ces allèles négro-africains n’ont pas migré seul vers Israël ! Il s’agit de relations entre les peuples d’Afrique de L’Ouest (Akan, Yoruba…) et Bantou avec les Sémites. De quand datent ces relations ? Seule hypothèse valable que les scientifiques éduqués à Hegel ne peuvent entendre : Les Echanges entre population négro-africaine d’Egypte antique ou/et des Royaumes Africains précoloniaux avec les peuples Sémites. On sait que la drépanocytose existait en Egypte prédynastique par les travaux de Marin A, Cerutti N, Massa ER (Dipartimento di Biologia Animale e dell’Uomo, Universita degli Studi di Torino, Italie). (4).

Il serait judicieux de déterminer les haplotypes de drépanocytose en Egypte ancienne sachant que l’on décèle 5 haplotypes négro-africains de la drépanocytose (Bénin, Bantou, Sénégal, Cameroun) et un arabo-indien …

L’équipe du Docteur M.G. Thomas (The Center for Genetic Anthropology, Departments of Biology and Anthropology, University College London, United Kingdom) nous confirme l’hypothèse des métissages de ces populations Sémites et Nègre Bantou.

Dans "Y chromosomes travelling south : the cohen modal haplotype and the origins of the Lemba--the "Black Jews of Southern Africa" (5) ou « Voyage du chromosome Y vers le Sud : L’haplotype Cohen et l’origine des Lemba - les Noirs judaïsant du Sud-Africain », l’équipe de recherche a étudié le chromosome Y, transmis uniquement par les pères. Les auteurs ont découvert que :

"The high resolution afforded by the markers shows that Lemba Y chromosomes are clearly divided into Semitic and Bantu clades."

« La haute résolution accordée par les marqueurs (génétiques) prouve que des chromosomes Y des Lemba (Balemba) sont clairement divisés en Sémite et Bantou. »

En d’autre termes, les chromosomes Y des Balemba prouve que ce peuple est issu de métissage entre Sémites et Bantou.

Ils poursuivent :

« Interestingly, one of the Lemba clans carries, at a very high frequency, a particular Y-chromosome type termed the "Cohen modal haplotype," which is known to be characteristic of the paternally inherited Jewish priesthood and is thought, more generally, to be a potential signature haplotype of Judaic origin".

« Fait suprenant, un des clans de Lemba (Balemba) porte, à très haute fréquence, un type particulier de chromosome Y nommé « l’haplotype modal de Cohen », qui est connu pour être caractéristique du sacerdoce juif paternellement hérité et qui est connu, plus généralement, pour être un haplotype potentiel de signature d’origine judaïque. »

La présence du modal génétique COHEN chez les Africains Bantous, prouve que ce métissage Bantou-Sémites s’est fait chez de grands clans juifs. Ceci confirme l’hypothèse diopienne du métissage Négro-Africain avec des Hébreux en Egypte pharaonique. Les Falashas ne sont pas les seuls Négro-africain judaïsant !!!

A la lumière de ces travaux, on se demande pourquoi il n’y a pas de véritable étude sur les migrations des peuples Négro-Africains qu’ils soient Pygmées, Bantous, Wolofs, Peuls, Manding, Khoisans…, de leurs échanges avec les peuples voisins proches ou lointains (Sémites, Européens, Amérindiens…) à l’aide de la biologie moléculaire ? La plupart des ouvrages traitant de la génétique des populations négro-africaines omettent volontairement une grande part de l’aspect historique nègre pour traiter uniquement de l’aspect préhistorique : ainsi, on passe directement de la préhistoire africaine à l’esclavage sans parler des civilisations africaines.

Pourtant, les outils ne manquent pas :

étude de l’ADN mitochondrial (transmis uniquement par la mère),

des chromosomes Y (transmis uniquement par le père),

des ADN microsatellites,

des gènes du systèmes HLA,

de l’épidémiologie moléculaire de la drépanocytose, du virus HTLV 1, des Mycobacterium africanum de la tuberculose…

des comparaisons d’ADN de momies d’Ancienne Egypte avec celui de peuples nègres actuels

L’étude des migrations des peuples africains à partir de la vallée du Nil peut être faite sur des bases génétiques tout comme Cheikh Anta Diop, Théophile Obenga, Aboubacry Moussa Lam, Oum Ndigi…l’ont fait sur des bases culturelles, linguistiques...

Appel solennel à tous les étudiants panafricains en biologie : comme disait Cheikh Anta Diop, « Armez vous de science jusqu’aux dents !!! ».

Ne vous bornez pas uniquement à votre discipline, ayez l’esprit d’ouverture vers d’autres disciplines comme Imhotep (physicien, architecte, médecin, philosophe, prêtre), Cheikh Anta Diop (physicien, chimiste, historien, linguiste,...). L’interaction des sciences exactes et naturelles et des sciences historiques nous ouvre un champ de réflexion sur notre peuple africain.

Que les faussaires sachent : on peut falsifier l’histoire en proférant des mensonges mais on ne peut pas mentir à nos gènes, véritables marqueurs de notre Histoire, quelle qu’elle fut.

Que la Science de Thot nous protège et Que la Vérité de Mâat soit faite !

Mounza SHABAKA, Docteur en Biologie

Sources :

1. « Les surprises de l’ADN ancien » de E. CRUBEZY et al. publié dans le magazine de vulgarisation scientifique La Recherche n°353 de Mai 2002.

2. « HLA genes in Macedonians and the sub-saharan origin of the Greeks » de A .Arnaiz-Villena et al. publié dans Tissue Antigens 2001 : 57 : 118 : 127.

3. « The origin of sickle cell alleles in Israel. » D. Rund et al. publié dans Human Genetics. 1990 Octobre 85:521-4

4. Use of the amplification refractory mutation system (ARMS) in the study of HbS in predynastic Egyptian remains. Marin A, Cerutti N, Massa ER. publié dans Boll. Soc. Ital. Biol. Sper. 1999 May-Jun ;75(5-6):27-30

5. « Y chromosomes traveling south : the Cohen modal haplotype and the origins of the Lemba--the "Black Jews of Southern Africa". » Thomas MG et al., publiés dans The American Journal of Human Genetics. 2000 Feb ;66


Article ajouté le 2010-12-01

 


 


Publié dans Sciences-Technologies

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