Jean Bofane Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire 2009- Prix Ahmadou Kourouma 2009

Publié le par Munsa Mâga



In Koli Jean Bofane est né à Mbandaka (RDC), le 24 octobre 1954, vers midi, là où le fleuve Congo croise l’équateur. Il arrive en Belgique en 1960 pendant les troubles de l’indépendance.
Après des aller-retour entre le Congo et l'Europe, quelques péripéties et des études en publicité et communication, il rentre au Zaïre en 1983. Il exerce dans la publicité (Factuel-Média) qui émerge à ce moment là à Kinshasa, jusqu’au moment où le Maréchal Mobutu met en place un processus démocratique en 1991, ce qui lui permet de créer une maison d’édition (Publications de l’Exocet) où il produit, entre autres, des bandes dessinées satiriques où le pouvoir est mis à mal, des reportages sur des sujets de société et des enquêtes journalistiques. Les pillages de 1991 et 1993 ainsi que la répression dans le milieu de la presse et de l’édition compliquent les choses et Bofane quitte le Zaïre en juin 1993 pour rejoindre ses enfants qu’il avait fait fuir lors des pillages de septembre 1991. Il sera suivi de son épouse qui, elle, privée de visa, devra parcourir un  itinéraire compliqué.
 

Arrivé en Belgique, il se lance dans la littérature en publiant aux éditions Gallimard « Pourquoi le lion n’est plus le roi des animaux » en 1996, une parabole sur la dictature qui annonce, un mois avant l’arrivée de Laurent-Désiré Kabila, la fin du régime de Mobutu. Il obtient le Prix de la Critique de la Communauté française de Belgique. Le livre est publié dans une demi douzaine de pays. Un second ouvrage est publié en 2000, intitulé, « Bibi et les canards » qui parle de migration. Ces ouvrages ont été traduits dans une dizaine de langues.

 
 

Entretemps, écrivant sans cesse, il œuvre dans l’associatif et  s’efforce en parallèle d’ériger la parole en tant que mode de sensibilisation. Dans ce but, il met en place des ateliers, des animations destinés aux jeunes et aux adultes, participe à des événements culturels à travers le pays. Ce travail le conduit naturellement à intégrer un groupe de recherche en prévention et résolution des conflits pour la région de Grands lacs (Grapax) et à adhérer à une ONG qui s’occupe de réhabiliter la justice dans des zones de conflits (RCN-Justice et démocratie). 

 

Si la littérature s’est imposée relativement tard c’est qu’à un moment donné, il a fallu témoigner. Et il y a aussi le fait, indéniable, que la réalité dépasse de loin la fiction mais que cette réalité n’est pas toujours perceptible surtout quand elle est brutale ou que le merveilleux se niche là ou on ne l’attend pas.  Il a, alors, fallu emprunter la forme fictionnelle pour rendre cette réalité palpable. Il y avait aussi la mémoire de l’Afrique à réhabiliter. Parce que, tant que les histoires de chasse seront racontées par les chasseurs, les chasseurs, toujours, l’emporteront …

 

 


Mathématiques congolaises

de In Koli Jean Bofane

Celio Matemona, dit Celio Mathematik, jeune homme ambitieux et intelligent est embauché par le Bureau Informations et plans. Il met de côté sa conscience et offre son intelligence au service des complots menés par l'Etat pour maintenir le peuple dans l'abrutissement et sous l'emprise de la faim. Il applique les théories mathématiques qu'il a ingérées aux situations politiques qu'on lui propose de résoudre. Jusqu'au jour où...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

bofane 24/11/2009 15:28


Petite rectification: Kossi Efoui a obtenu le Prix Kourouma 2009.
Je suis lauréat, uniquement, du Grand Prix Littéraire d'Afrique Noire et du Prix Jean Muno 2008.
Je suis à votre entière disposition
Bien à vous
In Koli Jean Bofane


Munsa Mâga 25/11/2009 20:53


Ah, d'accord, pardonnez mon erreur...
Merci à très bientôt,

Munsa Mâga