L'Aliéné, analyse d'une métastase de notre communauté- par Nzwamba Simanga

Publié le par Munsa Mâga




L'Aliéné, analyse d'une métastase de notre communauté- par Nzwamba Simanga





Nzwamba Simanga



L'aliéné culturel est une curiosité psychique sous influence de la culture des envahisseurs d'hier, lesquels ont été chassés de nos terres par la détermination de nos Ancêtres. Devenu par envoutement culturel l'œil et le bras de l'envahisseur chassé, l'aliéné est ouvertement hostile à notre détermination d'en finir une fois pour toute avec les greffes culturelles létales posées dans notre communauté par les envahisseurs en fuite.

Il sera ainsi, oui
IL car plus nombreux chez les mâles, plus dévoué et plus hyperactif que ses maîtres à défendre l'hibernation artificielle dans lequel notre communauté est plongé. La solidarité illusoire dont il se réclame avec ses maîtres n'est que solidarité entre un maître-chien et son chien. Les faits nous montrent que généralement dans un tel duo, c'est le pitbull qui est le plus irascible des deux. Ainsi, l'assurance du maître-chien réside dans la pugnacité de son cabot.

En effet, de tout temps l'envahisseur se sait faible face à l'intrépidité des patriotes jaloux de leur liberté et de l'inviolabilité de la Terre Sacrée de leurs Ancêtres. Cependant afin de surmonter sa faiblesse, l'envahisseur aura une confiance imperturbable envers son fusil ou son chien dans le cas qui nous intéresse ici.

Donc quand le Sigidi retenti, l'aliéné tout comme le chien est le premier, par sa propre initiative, à sonner l'alerte et se dévouer sans compter afin de sauver sa niche et l'honneur de son maître dont il croit aussi en jouir de plein droit.

L'aliéné dit à son maître: "Nous sommes attaqués" (Illustration de hiphopcartoons.ca)


Pour information, le Sigidi est un cri de guerre zulu qui annonce le début d’une vaste offensive militaire contre l'ennemi. Dans notre cas, le Sigidi annonce le début d’une vaste offensive pour entrer définitivement en possession de nous-mêmes et arracher les greffes culturelles létales étrangères de notre subconscient afin de devenir maître de soi et réveiller le
Bâtisseur de Nation qui sommeille en nous.

Lorsque l'offensive d'extirpation des greffes culturelles létales étrangères de notre subconscient est couronnée de succès et que les concepts de l'envahisseur sont mis en échec, l'aliéné foudroyé par une telle attaque réagit à la manière d'un léopard blessé pendant que son maître voit avec effroi la fin abrupte de son insolence.

L'aliéné dit à son maître: "Nous sommes tombés malades" (Illustration de hiphopcartoons.ca)


Pour ne pas perdre tous ses billes, le maître de l'aliéné propose généralement un universalisme à deux sous comme traité de paix et ainsi sauver le peu d'honneur qui lui reste. Un universalisme minable dont la grammaire a été confectionné par lui et qui véhicule ses propres angoisses de survie idéologique.

L'aliéné affectionne désespérément son maître (Illustration de hiphopcartoons.ca)


Un aliéné est donc une curiosité psychique buveur d'idéologies dont ces dernières ont séquestré son imaginaire et excité ses émotions. Avec des perceptions étroites, toutes ses pensées suintent l'irrationalité, propre aux créatures dominées par leurs instincts. Sa raison ayant été anesthésiée par les greffes culturelles étrangères, il est devenu une bombe psychique téléguidée. En manque d'assurance, les certitudes idéologiques, dont il est ivre, lui donnent une haute estime de lui-même. Il est, par conséquent, inapte à réagir rationnellement devant une information logique et il doit être mis hors d'état de nuire car à l'image du pitbull, il est plus dangereux que son maître. Le meilleur vaccin contre sa rage est de
tuer l'image par l'image.

En effet, l'aliéné culturel a été vaincu par l'image du cache-sexe que lui a servi l'envahisseur. Cet envahisseur a détruit l'image glorieuse de nos multiples civilisations afin que ce nègre n'ait plu d'images de gloire de lui-même comme souvenir. Ce même envahisseur a kidnappé notre glorieuse culture et s'en est attribué la paternité. Par exemple quand on lit les livres dits "sacrés" des religions dont on a dit qu'elles étaient "révélées", on constate avec étonnement le
plagiat systématique de notre spiritualité ancestrale consignée par écrit dans les papyrus de Kemet.

De même qu'on tue le feu par le feu, il faut tuer l'image par l'image. Tuer l'image dénigrante et falsificatrice par l'image de gloire et de vérité. Tuer donc l'image, dont l'aliéné fut vaincu, du "nègre incapable" qui a tout reçu.

Il faut ramener l'image de gloire dans l'esprit de ceux qui se fuient désespérément par aliénation. Rehausser l'estime de soi de ceux qui s'autoflagèllent avec détermination et faire tomber les masques de l'identité réelle de l'envahisseur qui se cache derrière une fausse propagande de gloire grâce à des codes culturels qu'ils nous ont volé et dont ils s'attribuent faussement la paternité.

Il nous faut donc élaborer des nouveaux outils pédagogiques qui vont éradiquer les métastases psychiques qui gangrènent notre communauté et ainsi vacciner ceux parmi nous qui sont dominés par leurs instincts. Comme dans toute campagne, il y a ceux qui seront de toutes les façons irrécupérables car leurs métastases psychiques sont au stade terminal.

Et face à l'arrogance de l'adversité, il ne sera pas question de reculer sous le prétexte d'une pseudo-paix ou d'une pseudo-union. Les greffes culturelles létales étrangères seront arrachées par la force et la fureur de vaincre en sera disproportionnellement décuplée. Le moindre millimètre ne sera pas cédé.

Voici de quoi méditer et ça nous vient d'un érudit abject qui a déjà écrit des monstruosités à propos de notre peuple:

"Le peuple vaincu tâche toujours d’imiter le vainqueur par la tenue, la manière de s’habiller, les opinions et les usages. Les hommes regardent toujours comme un être supérieur celui qui les a subjugués et qui les domine. Inspirés d’une crainte révérencielle envers lui, ils le voient entouré de toutes les perfections, ou bien ils les lui attribuent, pour ne pas admettre que leur asservissement ait été effectué par des moyens ordinaires. Si cette illusion se prolonge, elle devient pour eux une certitude. Alors ils adoptent les usages du maître et tâchent de lui ressembler sous tous les rapports. C’est par esprit d’imitation qu’ils agissent ainsi, ou bien parce qu’ils s’imaginent que le peuple vainqueur doit sa supériorité non pas à sa puissance ni à son esprit de corps, mais aux usages et aux pratiques par lesquels il se distingue. Cette manière de se dissimuler sa propre infériorité a pour motif le sentiment que nous venons de signaler. Aussi peut-on remarquer que partout les peuples vaincus tâchent de ressembler à leurs maîtres par l’habillement, les équipages, les armes et tous les usages de la vie. Voyez comme les enfants se modèlent sur leurs pères, et cela parce qu’ils les regardent comme des êtres sans défaut."

Ibn Khaldoun (1332-1406) — Les Prolégomènes, première partie

La statue d'Ibn Khaldoun à Tunis (Tunisie)



Maudit soit ceux qui aiment la paix lorsqu'on leur marche sur les pieds et malheur à leur descendance.

Gloire à nos Ancêtres et que Sekhmet martèle les âmes de nos ennemis pour l'éternité !

Nzwamba Simanga

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