L'écriture et la langue Nilo-Nigérienne-par Kwanzaa Millenium

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

L’écriture et la langue Nilo-Nigérienne

18 oct

 

 

Le syllabaire Bamoun, une des écritures qui inspirera la graphie Nilo-Nigérienne

 

Dans cet article vous sera présenté plus en détails le concept d’écriture et de langue panafricaine que j’ai nommé en français Nilo-Nigérienne ou encore Système linguistique des « deux nils » en refference à la croyance Arabe de l’unité des fleuves Nil et Niger résumant à eux seuls les racines de la civilisation Négro-Africaine ou plutôt Nilo-Nigérienne. Comme je l’avais dit précedemment, le but premier de cette écriture et de donner la possibilité à tous les peuples formant la civilisation des deux Nils de communiquer au delà des barrières linguistique par la seule lecture d’idéogrammes. Parallèlement ce système a pour mission de pouvoir retranscrire l’intégralité des syllabes présentes dans les langues Negro-Africaines. Nous allons donc distinguer 3 types de modes d’écritures:

-le mode global, basé sur un système d’idéogrammes compréhensible par toute personne maitrisant leur signification et rattachés à la langue Nilo-Nigérienne.

-le mode formel, utilisé pour l’écriture des langues maternelles incluant à la fois des idéogrammes et un syllabaire

-le mode informel, pour les écrits rapides ou personnels et ne retranscrivant que les syllabes de la langue.

 

Le mode global

 

Ce mode d’écriture appelle son utilisateur non pas à écrire des mots mais à dessiner des idées, des concepts auxquels sont attaché soit un mot, soit une syllabe. Nous nous retrouvons donc face à deux types principaux, les idéogrammes purs et les idéogrammes syllabiques.

Les idéogrammes purs sont la représentation graphique d’idées, de concepts  ou encore d’objets. Ils forment le radical d’une langue agglutinante auquel viendront s’ajouter en préfixe ou en suffixe les idéogrammes syllabiques qui agissent comme des marques grammaticales mais qui pris hors contexte, en mode phonétique n’ont d’autre valeur que la syllabe à laquelle ils correspondent, ils peuvent alors être utilisés dans les langues nationales et dans la transcription de noms propres.

 

Les idéogrammes purs sont de deux sortes, l’une noble, l’autre banale. La forme noble est la représentation des plus beaux idéogrammes Africains comme l’Ankh, les Adinkras, les Nsibidi, les Bogolans, leur écriture peut être cursive ou traditionnelle mais leur graphie est libre ces idéogrammes seront répertoriés et leur nombre limité. Les idéogrammes banals en revanche devront respecter des normes graphiques, écrits au moyen de 40 traits, un idéogramme ne pourra comporter que 10 d’entre eux. Pour faciliter leur assimilation, ils devront également respecter des règles lexicales par exemple l’idéogramme représentant l’arbre devra au moins comporter 3 traits similaires (en graphie et en placement) à celui représentant la fleur et la règle sera appliquée à tout le registre de la végétation, l’idée de végétation sera alors la racine graphique de tout son registre et sera écrit uniquement par les 3 traits racine. Les idéogrammes purs portent un nom, celui ci est choisi dans les diverses langues Africaines ou dans l’étymologie commune il constitue la base lexicale de la langue Nilo-Nigérienne. Les idéogrammes purs peuvent s’agglutiner comme dans la phrase « le fond de la poche de manteau » mais il ne peut y avoir plus de trois idéogrammes agglutinés et un signe de possesion doit séparer les différents idéogrammes réunis en un seul.

 

Les idéogrammes syllabiques ont dans le mode global une importance avant tout gramaticale, ils forment un ensemble de symboles que l’on peut apparenter à des lettres ou des accents et qu’on peut classer selon leur rôle et leur place dans la phrase formée.

La première classe syllabique est celle des marqueurs lexicaux, toujours placés à la fin du système d’idéogrammes ils servent à identifier la nature de l’idée exprimée, ces idéogrammes sont de trois types:

 

- l’idéogramme de type substantif marque la fin du « mot » et indique qu’il fallait le comprendre dans son sens nominal, il n’a qu’une seule variante, la marque du pluriel.

-l’idéogramme adverbial comme son nom l’indique nous renseigne que l’idée était à prendre en son sens adverbial ainsi complété, l’idéogramme représentant la végétation est à comprendre comme « végétalement ».

 

-L’idéogramme verbal sert à nous préciser que l’idée était un verbe, l’idéogramme de « fleur » devient « fleurir »  si il est complété d’une marque verbale. Cet idéogramme verbal a différentes variantes, il ne s’accorde pas pas en fonction du sujet mais change selon le temps et le mode employé, il peut être complété d’un marqueur de négation.

Inspirée de l’espéranto, la seconde classe sert à enrichir la signification de l’idéogramme pur et se place soit avant celui ci ou soit entre l’idéogramme pur et le marqueur lexical. certains seront de préférence plaçés en préfixes, d’autres en suffixes, ils peuvent exprimer l’antonymie, la répétition, le superlatif, l’idée de lieu (l’idéogramme médecin peut alors être transformé en « cabinet de médecin ») leur nombre peut être grand mais nous nous devrons de le limiter à un maximum de 100 (l’espéranto en utilise 43 mais manque de précision).

 

La troisième classe est celle des connecteurs logiques, composée d’une série d’idéogrammes signifiant respectivement l’addition, l’alternative, le but, la cause, la conséquence, l’égalité, l’infériorité, la supériorité, la concession, la conclusion, la condition, la supposition, l’explication, l’illustration, la justification, la liaison, l’opposition, la restriction, l’antériorité, la postériorité et la « contemporaineté », les chiffres peuvent aussi être transformés en adverbes cardinaux pour les énumérations ou classifications. Les connecteurs logiques sont toujours indépendants, ils ne sont jamais attachés à un idéogramme pur mais font le lien entre deux groupes d’idéogrammes.

La quatrième classe se compose d’idéogrammes syllabiques dérivés d’idéogrammes purs signifiant « lieu », « chose », « individu », « possession », « qualité », « manière », « temps », « quantité ». Ils ne deviennent indépendants que lorsqu’ils prennent soit la forme interrogative (où ? pour l’idéogramme de lieu, qui s’écrira comme lieu?) démonstrative (« ici, à ce lieu »), indéfinie (« quelque part »), collective (« partout ») ou négative (« nul part »).

Les idéogrammes syllabiques portent un nom qui est nécessairement monosyllabe, ils sont utilisés pour leur valeur phonétique dans l’écriture des langues nationales et des noms propres comme dans un rébus.

 

Le Nilo-Nigérien s’écrit de haut en bas et de gauche à droite, celui qui écrit dispose de colonnes dans lesquelles il y a des lignes. Le corps d’un idéogramme pur est de trois lignes, ses préfixes, suffixes et autres marqueurs ne disposent que d’une seule ligne alors que les autres idéogrammes ont deux lignes. la proposition de base suit le schéma sujet-verbe-complément. La phrase est délimitée par deux barres horizontales liant les deux bords de la colonne, pour éclairer sur le ton de la phrase celui qui écrit peut créer une ou plusieurs cases de deux lignes dans lesquelles il pourra inscrire différents symboles qui correspondent soit à un registre de langue (familier, soutenu, sacré) ou à des émoticônes soit des symboles s’apparentant à des smileys ou alors un idéogramme pur exprimant la colère, la joie, l’impatience…

 

Le mode formel et le mode informel.

 

Ces deux modes ne sont applicables qu’à l’écriture des langues maternelles, ils ont pour objectif d’écrire des mots et non des idées parfois un peu vagues. Cette précision et cette simplicité peut leur permettre d’être utilisés comme moyens d’écriture courante mais leur déchiffrement nécessite une connaissance approfondie de la langue écrite. Le premier mode est le mode formel, mixte, il utilise les idéogrammes purs débarrassés de toutes leurs particules et leur donne une traduction autochtone unique et précise, ainsi l’idéogramme de fleur sera utilisé pour le mot fleur et uniquement pour le mot fleur compris comme substantif et cela sans marqueur. Le but du mode formel est de maintenir les locuteurs des langues Africaines en contacte permanent avec les idéogrammes Nilo-Nigériens même hors du contexte interculturel afin que ceux ci créent des automatismes leur permettant de les reconnaître instinctivement. Tous les autres mots sont écrits phonétiquement mais seulement avec des idéogrammes syllabiques et se jouent de la grammaire Nilo-Nigérienne pour ne s’adapter qu’à la grammaire locale. Le mode formel devra-être utilisé par les services administratifs, par les médias, dans l’éducation, et dans l’affichage  publique, il faudra également faire de son utilisation une marque de distinction, preuve d’une excellente maîtrise des idéogrammes panafricains et de la langue natale.

 

Enfin, le mode informel utilise tous les idéogrammes (purs ou syllabiques) ou même les chiffres pour leur unique valeur phonétique il s’agit d’un rébus sans règles idéal pour les petits écrits du quotidien, les messages privés de faible importance, les sms etc.

 

Source: http://kwanzaamillenium.wordpress.com/2010/10/18/lecriture-et-la-langue-nilo-nigerienne/

 

En espérant avoir été clair et également de pouvoir vous présenter le plus tôt possible une série de modèles pouvant expliciter le fonctionnement de ce système ainsi que son apparence.

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