Le Botswana ou le rêve Africain-par kwanzaamillenium

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 

Si les noirs ne savent pas développer un pays, alors le botswana fait partie des (très nombreuses) exceptions qui confirment la règle. Ce grand pays d’Afrique Australe comptant deux millions d’habitants, enclavé entre l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et la Namibie fait figure de miracle dans le désastre Africain. Économiquement parlant, ce pays est le plus développé d’Afrique subsaharienne, il a connu de son indépendence en 1966 à 1998 un taux de croissance annuel moyen de +9%, alors qu’il était à son indépendance le pays le plus pauvre du monde, il est le seul pays du monde avec le Cap Vert a avoir été retiré de la liste des « pays les moins avancés », en 1982, Ce pays discret bat tous les records en terme de croissance économique.

 

 

vannerie Tswana

 

Il est avec le Gabon et la Guinée Equatoriale le seul état d’Afrique subsaharienne à dépasser la moyenne mondiale en termes de revenus par habitants ce qui le place au niveau du Chili, de l’Uruguay, du Liban ou de la Malaisie, le pays est, avec son revenu par habitants de 13 992$, devant l’Afrique du Sud (10,244$), le Brésil (10 550$), l’Ukraine (6 339$) ou encore la Chine (6 569$), il est en revanche derrière le Gabon (14 318$), ou la Guinée Equatoriale (18 600$), comprenez que si le Botswana avait la population de la Chine soit 1 milliard trois-cent millions d’habitants et réussissait à maintenir sa prospérité, alors le pays serait plus riche que les Etats Unis (ce qui interpelle sur le besoin de maintenir la croissance démographique, mais aussi d’unir et rationaliser l’Afrique).

Mais à la différence des pays précédemment cités, le Botswana injecte 8% de son PIB dans l’éduction, résultat, le taux d’alphabétisation dans le pays atteint les 81%, malgré la pandémie de SIDA qui atteint 24% de la population du pays, le taux de mortalité  n’est que de 8,52/1000, l’esperance de vie est de 61 ans en 2009, alors que son voisin sud-africain s’en tire avec une mortalité de 16/1000 et une espérance de vie de 49 ans tandis que le SIDA y touche 18% de la population. Autre fait marquant, la note de perception de la corruption est de 5.6/10 au Botswana, ce qui est comparable au Portugal (5.8/10) ou à la Corée du Sud (5.5/10) plus étonnant encore, le pays fait mieux que l’Italie et son 4.3/10 ou que la Hongrie et son 5.1/10.  La liste des indicateurs socio-économique témoignant de la bonne santé du pays sont très nombreux et les répertorier serait trop long.


 

Ce qui explique l’insolente réussite du Botswana peut être trouvé dans l’histoire du pays. Le Botswana est l’Etat successeur du Protectorat Britannique du Bechuanaland, établi en 1885 à la demande du roi Tswana Khama III pour proteger les Tswanas des Afrikaners. Durant toute la durée de la « colonisation », les britanniques conformément aux traités furent les protecteurs du royaume, ils se contentèrent de protéger ses frontières d’éventuelles attaques Afrikaners et ne s’intéresserent pas à ce que pouvaient cacher les terres arides du pays. Voilà toute la différence avec le reste du continent Africain, le Botswana n’est pas un Etat post-colonial. Du fait que les européens ignoraient que le pays renfermait diamants, platine, or et autres matières premières précieuses, aucune administration coloniale n’est venue asservir, aliéner le peuple et détruire la société traditionnelle, n’en résulte aucun traumatisme.


 

Ce qui démarque le Botswana des autres Etats Africains est qu’il est le pays des Tswanas, par les Tswanas et pour les Tswanas, et cela reste une obsession pour les classes dirigeantes du pays. Néanmoins, il ne faut pas oublier que même si les Tswanas représentent 80% de la population du pays, le Botswana est quelques fois rappelé à l’ordre par les observateurs internationaux car si les Tswanas se taillent légitimement la part du lion, les minorités non-noires (Khoïsans), vivent dans une situation plus que précaire et ne parviennent pas à s’intégrer à la société Tswana. Donc ce qui différencie le pays des autres Etats du continent est que le Botswana est une Nation, une vraie Nation, authentique, inviolée, sans dirigeants apatrides et égoïstes, dans ce modeste pays, les ministres n’ont ni villas ni hélicoptères, on peut les croiser au supermarché de Gaborone, ils perpétuent la tradition des réunions politiques publiques, les Kgotlas. Dans ce pays, encore 50% de la population est animiste, tandis que le protestantisme ne touche que 30% de la population, nombreux sont les agnostiques et les adeptes d’églises chrétiennes Africaines. Le Botswana est un havre de paix et stabilité en terre Africaine, pour cette raison ce pays doit être connu de tous et il doit être le modèle des futures classes gouvernantes, pour moi, chaque peuple Africain a la mission de créer son Botswana,  l’etat panafricain dont je rêve est une fédération de Botswanas unis pour préserver leurs intérêts face à ce monde anthropophage.

 

 

Phoenix, Arizona ? Non, Gaborone, Botswana !

Malgré tout, le Botswana est menacé, sa faible population ne lui permet pas de diversifier son économie et il reste largement tributaire du marché international, son système de santé lui coûte énormément, le pays doit aussi faire face à l’immigration Zimbabwéenne, sa balance commerciale, bien que très largement excédentaire cache une cruelle dépendance alimentaire à ses voisins (la quasi-totalité des terres n’est pas cultivable), la société de consommation infiltre chaque jour un peu plus le pays. le Botswana a aussi maintenu quelques incohérence,s par exemple, alors que la quasi totalité de la population parle et comprend le Tswana, la langue officielle reste l’Anglais, ce n’est qu’un détail qui peut rappeler Hong-Kong ou les pays Scandinaves où l’anglais prend le pas sur les langues indigènes mais autant aller au bout de cette belle entreprise nationaliste et résister à la mondialisation exacerbée.


 

Cet article sur le Botswana est un appel à tous les patriotes noirs de cette planète, suivez bien le Botswana , qui réussit sans blanc providentiel (pays à 2,5% blanc, 2,5% indien, 10% Khoïsan et 85% noir), je pense même que le Botswana peut-être le tremplin de la renaissance Africaine, c’est là bas que doivent se rendre tous ceux qui défendent vainement la cause noire en Europe ou en Amérique (j’en fait malheureusement partie mais peut-être pas pour longtemps), dans ce pays nationaliste et authentique, les noirs fiers et émancipés ne risquent pas l’assassinat car ils contredisent les traitres corrompus. Ainsi, les milliardaires ont la Suisse, les Arabes ont Dubaï, les Européens ont eu l’Amérique, les Chinois ont Singapour, il est fort possible que les Noirs aient le Botswana ! A suivre de très près.


 

Poupée Tswana

 

Si une installation temporaire ou définitive au Botswana vous intéresse, voici une liste de liens et d’adresses pour vous renseigner. Le pays offre une qualité de vie comparable à la Turquie et au Mexique la criminalité en moins, un important gisement d’uranium vient d’y être découvert et son exploitation commence avant la fin de l’année, l’Etat nationalise 50% des activités minières et privatise les autres services, la langue officielle est l’anglais mais il y est fondamental d’avoir une certaine aisance en Tswana. Le pays n’a que 7,5% de chômeurs  (population au mode de vie traditionnel), la dette publique n’y est que de 5,1% du PIB. Le pays est économiquement très bien intégré dans la zone Afrique Australe (Afrique du Sud, Namibie, Lesotho, Swaziland, Zimbabwe, Angola, Zambie, Malawi et Mozambique). l’inflation est de 12,5% et la tendance est à la baisse, la liberté économique est comparable à celle des pays développés. Je m’adresse notamment aux diplômés sans emploi, à ceux d’entre vous qui ont l’esprit d’entreprise et une certaine notion d’investissement responsable (socialement et écologiquement), et bien évidemment à ceux qui veulent lutter pour l’Afrique en Afrique. Le pays a vraiment besoin de diversifier son économie après s’être focalisé sur l’extraction minière, il entend également devenir une place financière de première importance. Le Botswana reste un pays à deux vitesses avec 60% de citadins vivant dans ce qu’on appelle une société « moderne » et 40% de ruraux dont les Khoïsans vivant de chasse et de cueillette. Le Botswana développe également son parc immobilier.

La capitale, Gaborone compte 200 000 habitants et offre tous les services possibles, elle est située à 300km du Gauteng en Afrique du Sud (Johannesburg, Rustenburg, Soweto, Sandown, Pretoria) mégalopole accessible par un très bon réseau routier.

En 2004, le Botswana a adopté une politique migratoire assez sévère en raison de l’immigration massive des Zimbabwéens et (dans une moindre mesure) des blancs d’Afrique du Sud, le pays reste néanmoins ouvert aux immigrés qualifiés d’Afrique et d’ailleurs même si il applique une politique de préférence nationale logique mais rigide. Petite précision, il n’y a aucun établissement scolaire francophone dans le pays, l’éducation primaire est dispensée exclusivement en Tswana sauf dans certains établissements privés hors de prix, le reste de la scolarité s’effectue en anglais. Très important aussi, la conduite est à gauche.

consulats et ambassades:

France

Sénégal (j’ai cherché mais j’ai pas trouvé, c’est très triste de voir les Africains extraterrestres les uns des autres)

Côte d’Ivoire  (idem, si vous trouvez des liens, faites signe)

Cameroun (on dirait que la réussite du Botswana ne plait pas trop aux républicains bananiers…)

Mali (…)

République Démocratique du Congo (toujours pas)

République du Congo (…)

Ethiopie

Suisse

Kenya

Ile Maurice

Belgique

Canada

 

Source: http://kwanzaamillenium.wordpress.com/2010/07/16/le-botswana-ou-le-reve-africain/

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