Le néocolonialisme meurtrier de Sarkozy en Côte-d’Ivoire

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 

 

Sarkozy_ru89.jpgA force de jeter de l’huile sur le feu, Sarkozy a fini par déclencher l'incendie. Ne respectant pas la souveraineté de la Côte-d’Ivoire, pour imposer son grand copain Ouattara, l’homme lige des capitalistes, qu’il a marié à Neuilly, l’agité de l’Elysée cherche à retrouver un semblant de crédibilité dans la perspective de la présidentielle.

Il est surprenant, voire inquiétant, que la communauté internationale ne s’alarme pas, ou si peu, de l’interventionniste belliqueux du président français, qui utilise, sans vergogne, les armes sur des territoires étrangers… à des fins de propagande personnelle.

« Laurent Gbagbo doit se retirer immédiatement ». Non content de vouloir récupérer à son profit une rébellion en Libye, l’agité de l’Elysée, qui croit jouer le rôle de Bush en Irak, a décidé d’enflammer la Côte-d’Ivoire. Rejeté massivement par les Français, les victoires que Sarkozy est dorénavant incapable de remporter en France, il a décidé d’aller les chercher à l’étranger, quel qu’en soit le coût, non seulement financier pour les contribuables, mais aussi humain pour les populations autochtones et les ressortissants étrangers.

Embarquer des jeunes hommes dans une aventure belliciste, au risque de leur vie, pour des causes étrangères à l’intérêt du pays, ou sans réel objectif humanitaire, ceci, uniquement pour faire de la gonflette devant les puissants de ce monde, en se prenant pour le roi de la planète, relève de l’acte criminel !

C’est malheureusement le cas en Afghanistan, où la présence de 4000 jeunes soldats français est plus que discutable. 54 sont morts depuis 2001. C’est aussi le cas en Libye, avec cette « intervention » qui n’est autre qu’une vengeance personnelle d’un Sarkozy contre son ancien ami Kadhafi, qui avait roulé l’agité dans la farine, à Paris, en décembre 2007.

Personne ne semble s’émouvoir des menées guerrières de Sarkozy

C’est surtout le cas en Côte-d’Ivoire, où l’on compte déjà 800 à 1000 morts, dans l’Ouest, qu’il faut craindre un renforcement de l’engagement français. Le contingent français, regroupé au sein de la Force Licorne, compte 1100 militaires en alerte depuis jeudi. Il risque d’être augmenté, pour consolider le pouvoir de Ouattara, dans ce qui risque de devenir un « Vietnam » africain. Un bourbier sanglant, avec en ligne de mire, la division du pays en deux Etats.

Côte-d’Ivoire : Sarkozy jette de l’huile sur le feu

Ce qui est inquiétant, c’est la cécité de la communauté internationale, notamment à l’ONU, devant les intentions réelles de Sarkozy. Excepté l’Allemagne, qui reste très en retrait par rapport aux menées impérialistes de Sarkozy, les autres pays, se servant de l’agité pour maintenir ou promouvoir leurs intérêts économiques -pétrole libyen, matières premières ivoiriennes-

Obama ne veut plus suivre la France

 

« Les Etats-Unis souhaitent que la France et l’ONU intervienne » ! Connaissant la personnalité de Sarkozy, sans prendre le moindre risque, Américains et Anglais vont profiter de la hargne irrationnelle de Sarkozy contre Gbagbo, pour le laisser se « griller » seul, et ensuite tenter de tirer les marrons du feu, face à une Chine omniprésente économiquement !

Sarkozy met en danger les ressortissants français

Un Sarkozy qui n’hésite pas à exposer les quelque 12 000 ressortissants français (ils étaient 20 000 en 2002) à la colère des Ivoiriens, qui voient, dans la présence armée française, une ingérence insupportable.

A Yamoussoukro, la capitale politique, un professeur français, soutien de Laurent Gbagbo, qui se disait menacé depuis le 17 janvier, a été tué par balles, dans la nuit de jeudi à vendredi. Dès jeudi soir, à Abidjan, 150 ressortissants français et 350 étrangers se sont réfugiés dans le camp de la Force Licorne, à Fort Bouet. L’embrasement redouté par les Français de Côte-d’Ivoire se produit à nouveau. Principal fauteur de trouble : le président français est clairement montré du doigt !

Ingérence de la France : un Français rappelle Sarkozy à l’ordre

 

Sarkozy, totalement irresponsable, se comporte en criminel, qui connaît parfaitement le degré sanglant et meurtrier que les événements de Côte-d’Ivoire peuvent atteindre. Certains hauts responsables français, étonnamment inconséquents, suivent aveuglément leur maître dans cette folle équipée colonialiste ! Tel Alain Juppé, le Ministre des Affaires Etrangères, qui déclarait, vendredi soir, que Gbagbo « n’en avait plus que pour quelques heures ».

C’est oublier que l’attitude de la France met grandement en péril la vie de ses ressortissants. En 2002, les attaques meurtrières contre les Français et leurs biens ont marqué les esprits. Contrairement à l’époque, selon plusieurs témoignages, les ressortissants français se sentent actuellement en grand danger, parce qu’insuffisamment protégés par la force Licorne.

Retour à l’état de peuple nègre colonisé… tenu de la fermer

En provoquant la déstabilisation de la Côte-d’Ivoire, au profit des forces de l’argent incarnées par Ouattara, en favorisant la guerre civile, Sarkozy, qui n’a jamais manifesté la moindre empathie pour la négritude (voir son discours de Dakar en juillet 2007) se comporte en délinquant.

En désignant à la communauté internationale le président de son choix, -en vertu de quel pouvoir régalien ? - contre la décision du Conseil constitutionnel ivoirien d’invalider les résultats partiels qui, certes, donnaient Ouattara en tête, mais dans des conditions douteuses, quant au déroulement des scrutins, dans plusieurs localités du Nord, Sarkozy insulte un Etat de droit, ses plus hauts magistrats.

Mais surtout, il bafoue une large partie du peuple ivoirien qui se voit sournoisement renvoyer à son état de peuple nègre colonisé, tenu de la fermer !

Ouattara : défenseur des intérêts français contre Gbagbo

La chute de Gbagbo que les écoeureantes télés sarkoziennes (France 24, LCI, TFI, France 2) annonçaient comme certaine dès vendredi après-midi, à grand renfort de bandeaux, passant en bas des écrans de télé, dans le cadre d’une vaste opération d’enfumage médiatique n’est pas survenue comme l’agité l’espérait. Et pour cause, ce ne sont pas les défections de quelques hauts gradés, probablement soudoyés, qui feront taire l’intelligence de la rue à Abidjan. Le « petit » peuple ivoirien, traité « d’illettré » quand il défend Gbagbo, n’est ni dupe ni stupide ! Il a bien compris qui représentait qui ?

D’un côté Laurent Gbagbo, que les services de désinformation sarkoziens tentent de stigmatiser en le déconsidérant, en le chargeant de tous les maux, en l’accusant d’exactions, quand ce n’est pas de massacres. Un homme en réalité d’un humanisme reconnu, dont le principal tort est de s’affranchir des carcans néocolonialistes. L’un des premiers, sur le sol africain, à promouvoir l’assurance maladie universelle… Ce qui n’est pas rien, quand on sait la vacuité des systèmes de protection sociale en Afrique.

L’assurance maladie universelle ivoirienne voulue par Gbagbo

 

De l’autre côté, le valet de Sarkozy Ouattara, un grand bourgeois, ancien directeur général adjoint du FMI, plus occidental qu’Ivoirien, dont les accointances avec le monde de la finance sont sa marque de vie. Il est surtout le fomenteur de la rébellion des populations du Nord, en 2002, n’hésitant pas, pour défendre les intérêts de ses grands amis « exploiteurs » blancs, à mettre en péril l’unité de son pays, contre le président légalement élu, en 2000, Laurent Gbagbo.

La désinformation et la crise en Côte d’Ivoire – L’inversion de la réalité

 

Les vagues de désinformation contre Gbagbo déferlent en France

Qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit bien là d’une guerre coloniale qui ne veut pas dire son nom. Les exploiteurs français, se sentant soutenus par Sarkozy, lui renverront l’ascenseur à la présidentielle de 2012. En attendant, ce sont les Ivoiriens qui sont en train de payer de leur sang cet odieux marchandage franco-français sur le dos du peuple d’un Etat souverain.

Dès vendredi, alors que les vagues incessantes de désinformation, orchestrées depuis l’Elysée, déferlaient sur les chaînes inféodées au sarkozysme, un proche de Laurent Gbagbo a annoncé « qu’il n’abdiquerait pas ».

Résistant au néocolonialisme ultralibéral de l’agité de l’Elysée, sourd aux injonctions de la « courageuse » CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), qui s’est pliée au diktat français et à une ONU aux ordres de l’administration américaine, Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, ne semble pas faiblir, malgré les attaques dont il est la cible.

Un porte-parole du gouvernement Gbagbo a déclaré que celui-ci « avait été élu par les Ivoiriens et l’autre par la communauté internationale ».

Pour éviter un bain de sang, il serait urgent que cette communauté entende cette vérité et s’affranchisse de l’influence néfaste de la France et de son dangereux timonier, dont le seul souci est d’être réélu président ! Pour cela, il est prêt à tout, y compris semer le désordre en Côte-d’Ivoire et ailleurs !


Source: Agoravox

Publié dans Economie-Politique

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