LE « TRAITE de NICE » et « lle de MATEBA » (Nouvelle Ile de Gorée ?) - par Albert KISUKIDI

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

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Île de Mateba

 Laissez-moi vous parler mes chers compatriotes

 Dans le « Traité de Nice », « l'Ile de MATEBA » (Bas-Congo) est arrachée à l'administration de la RDC et forcément, à la Province et du Kongo Central, au mépris de la conception de propriété collective des terres chez les Bakongo.

Traité :

En Afrique le Congolais est réduit soit en esclave, soit en colonisé. Implanté en Occident, le Congolais peut devenir par soif d'argent facile et donn", l'ESCLAVAGISTE de son compatriote, son frère, kaka pona mbongo.

 1/ Convention écrite entre deux ou plusieurs gouvernements (forcément par des représentants des États Souverains).

 2/ Entre deux particuliers, c'est une conclusion de vente (les particuliers peuvent être des personnes morales, mais ne pouvant de la part du vendeur que vendre ce qu'il possède, un bien, un service et l'acheteur devant le savoir ).

Au choix donc, pour comprendre de quoi le "Traité de Nice", retourne.


 

Chers compatriotes,

Vous le savez, je suis MUKONGO, culturellement et fier de l'être. Je suis Congolais, patriotiquement et « nationalistement » faire de l'être. J'ai exercé le métier de professeur de Lycée en France et je totalise aujourd'hui 45 ans de vie en Europe. Mais, jamais au grand jamais, que ce soit en Belgique (journaliste freelance à LA LIBRE BELGIQUE de Bruxelles), que ce soit en France (Professeur de Lycée) je n'ai cherché à vouloir mener une vie de riche en récompense des petites trahisons, aux petites rémunérations, ni de mes compatriotes, ni de mon pays. Alors, je vous présente ici les Bakongo dont le caractère pacifique et pacifiste voire amical et souvent réservé est considéré par des idiots comme de la faiblesse.

Qu'il soit dit n'importe quoi sur les Bakongo, mais leur conception d'appropriation collective et clanique de la terre kongo, il n'arrivera jamais à un Mukongo non lobotomisé par la « voyoucratie » ambiante qui régit les mentalités et mœurs de certains compatriotes actuels dans notre pays, de vendre la terre qui ne lui appartiendrait pas individuellement, c'est-à-dire, ni celle de son village , ni celle de son clan, ni celle d'une quelconque province de la RDC, par exemple le Kasai ou le Bandundu et, forcément ni celle de la RDC.

Les Occidentaux, pas si bêtes, connaissent parfaitement cette conception kongo de la terre. C'est ainsi qu'un projet comme celui d'Emphytéose-Moanda ou celui, rebelote, de l'Ile de Mateba du "Traité de Nice" ne peut être conçu que par des voyous occidentaux "sans foi ni loi". Et ils ne peuvent intéresser à un tel projet que des compatriotes, congolais, "sans foi ni loi". Et si, dans les assises de Nice, pour voler « l'Ile de de Mateba », ils ont évité d'associer les Bakongo, c'est en connaissance de cause.


 Oui, ils éviteront toujours les Bakongo ces "empêcheurs de brader en rond" la terre héritée des ancêtres. Ils le savent. Ils le savent à un tel point que même en Angola, au Congo-Brazza, au Gabon, laisser les Bakongo à la tête de ces Etats ruineraient leur projet de l'accaparement actuel du Golfe de Guinée richissime potentiellement et donneraient le feu vert au développement spectaculaire du centre de l'Afrique voire de l'Afrique toute entière. Bien entendu tout progrès en Afrique est vécu chez certains en Occident comme un moins pour l'Occident. L'on aura donc compris. 

 

Certains de nos compatriotes le savent aussi, mais avec leur philosophie de "sans foi, ni loi" renforcée par la « voyoucratie » s'exprimant dans des maximes genre "Miso makasi ndoki te", ils se disent pouvoir déposséder de tout, ces Bakongo calmes, pacifiques et pacifistes, incapables de se lancer même dans de petites guerres "tribalistes" entre eux. "Bakosala eloko te, mukongo zoba" ! Regardez-les, ils ne sont même pas capables de creuser frauduleusement des mines que regorgerait le sous-sol de leur province. Regardez-le même leu frère ancien Président de la République, il n'avait pas été capable d'acheter ne serait-ce qu'un studio à Bruxelles ou à Paris...

Les Bakongo, le 11 Novembre 2011 votent massivement TSHISEKEDI. Le 17 janvier 2012, à Nice, un proche collaborateur d'Etienne TSHISEKEDI apporte sa signature à un Traité dit de Nice et qui dépouille les Bakongo de leur terre ancestrale de l'Ile de Mateba.

 

Calmes, pacifiques et pacifistes, les Bakongo, peut-être oui, mais pas idiots, pas "zoba" du tout, pas "zoba" du tout.

 

SIX SIECLES durant, depuis 1482 que le premier Européen, le Portugais Diego Cao a mis pieds sur la terre des Bakongo, christianisme, esclavagisme, colonialisme, neutralisations de la terre de Mpumbu (Kinsasa) et ses environs, certes, les Bakongo ont beaucoup perdu, mais ils n'ont jamais effacé en eux, la haute idée qu'ils se font de la terre léguée par leurs ancêtres.

Et le maintien en eux durant ces siècles d'une conscience politique (Mama Kimpa Vita, Mama Mafuta, Kimbangu, Panda, Bamba, Nzeza N'landu, Kasa-Vubu, Nkanza...etc) jusqu'au XXème siècle, précisément jusqu' au 30 juin 1960, pour ce qui concerne la partie de la RDC. Mieux, à partir de cette haute idée, hypothétiquement, les Bakongo reconnaissent à chacune des autres ethnies de la RDC un droit inaliénable même non écrit à ses terres léguées par ses ancêtres. Cette conception loin de pénaliser la terre de la RDC en la morcellant, elle la consolide dans chacune de ses provinces.Les Bakongo ont perdu Kinshasa qui est la terre du territoire de Kasangulu et donc du Kongo central une des parties de l'ancien Royaume du Kongo. Ce faisant, à partir de ses revers, on croirait comme si certains de leurs compatriotes se sont fait une philosophie de déposséder leurs compatriotes Bakongo de tout ce qu'ils peuvent prétendre leur appartenir.

 

Ceux qui ont échoué à s'accaparer du Bas-Fleuve pour le subtiliser du Kongo central et donc de la RDC, avec leur projet délirant "d'Emphytéose-Moanda" avec en collimateur un projet ultime de rendre le reste du Kongo Central ri-ki-ki et donc bon neutraliser toute la province du Kongo Central la partie restante de Kasangulu à Matadi, seraient-ils donc revenus à la charge afin de s'accaparer de l'Ile de Mateba ?

Pour en faire quoi, au juste, un nouveau Hong Kong, un Paradis fiscal pour blanchir l'argent sale ?

L'Ile de Mateba, à l'herbe tendre pour pâturages qui avaient fait du Bas-Congo (avec les Plantations et Elevages de Kitona (PEK) ainsi que les Plantations et Elevages de Kolo-Fuma de Jules Va Lancker (JVL) sans que les Bakongo soient dépossédés de leurs terres) la partie de l'ex-province de Léopoldville où la viande de la boucherie était vendue sur tous les marchés de Kasangulu à Moanda et de façon ambulante dans tous les villages du Bas-Congo. Agriculteurs traditionnels, c'est depuis longtemps que les Bakongo ne vivent pas de la cueillette ou de ramassage non saisonniers tels que creuser des pierres précieuses frauduleusement.

 

Et ainsi, cette pratique de l'agriculture et de l'élevage sur les exploitations laissées par les colons belges, bien qu'elle avait enregistré une baisse d'activité, continua avec les Bakongo travaillant dans ces plantations et élevages comme la famille DISU à Boko (Madimba).

 Élèves à l'internat de la Colonie Scolaire de Boma, nous connaissions la viande bovine dans nos assiettes en morceau, en hachée et en boulettes en provenance de l'Ile Mateba. 

Eh oui, nous mangions dans cet internat de Boma les tomates pochées à la viande hâchée et gratinées au four. Et cette viande bovine provenait de "l'Ile Mateba" et, bien que les Belges ex-colonisateurs furent déjà loin.

Hélas, aujourd'hui, par la maléfique magie de la zaïrianisation, l'on ne saurait à qui appartiendrait toutes ces entreprises... ?

Eh oui, avec la Constitution de Luluabourg, les fondateurs du Kongo Central ont toujours eu en tête dès sa création l'idée du Ministre Sully d'Henri IV de faire du "labourage et du pâturage les deux mamelles" de leur province. 

Les minerais comme le barrage d'Inga d'ailleurs n'avaient jamais intéressé les Bakongo que pour le lointain futur,exploitables et réalisables avec les technologies bien maîtrisées par des ingénieurs congolais et les travaux financés par les économies congolaises. Voilà pourquoi Joseph Kasa-Vubu ne gaspillait pas l'argent de la République.


Cela écrit, bien que la zaïrianisation avait désarticulé de nombreuses unités de production du Kongo 
Central, force est de reconnaître que durant la IIème République, le Bas-Zaïre avait été préservé des « creuseurs » frauduleux d'éventuelles mines se trouvant dans son sous-sol. 

De là à imaginer que  c'est cela qui aurait privé les ressortissants du Kongo Central d'être comptés parmi des riches diamantaires de la RDC, il n'y a que la rivière Inkisi à traverser !


Chers compatriotes,

Vous venez donc de prendre connaissance de la conception que se font les Bakongo de la terre Kongo en particulier et, par ricochet de la terre de la RDC en général ainsi que de ce que l'Ile de Mateba présente pour le Kongo Central, pour les Bakongo, et ce qu'elle doit présenter pour la RDC et forcément pour tous les Congolais. 

L'Ile de Mateba n'est ni à donner, n'est ni à vendre.

Fraternellement et patriotiquement.

Albert KISUKIDI.

 


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