Les Fantômes de Mobutu Sese Seko

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

DES PARACHUTES BELGES POUR MÂTER UNE REBELLION NAISSANTE AU KONGO?

Traduction de l'anglais vers le français par Hélène Malinda et Docteur Béatrice Léonard pour comprendre la situation explosive de Kinshasa

Keith Hammon Snow est correspondant de guerre, photographe et chercheur indépendant. A quatre reprises (2003, 2006, 2007, 2010), il fut Lauréat du Projet Sensuré. Il également, en 2009, Maître de Conférence en matière de "Loi et Société" à l'Université de Californie à Santa-Barbara et est reconnu depuis plus d'une décennie de travail, en dehors des universités, pour la contestation des récits officiels sur les crimes de guerre, crimes contre l'Humanité et génocides, tout en travaillant également comme un enquêteur sur les génocides pour les Nations Unies et autres organes.

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Brazzaville a abrité les ex-forces Armée Zaïroises (ex-FAZ) de Mobutu, depuis 1996-1997 et recèle des éléments Rwandais qui avaient fui le génocide de l'AFDL contre des réfugiés Hutus au Congo-Zaïre (1996-1997).
Selon certaines sources plus de 300 ex-MLC miliciens et plus de 10 000 soldats ex-FAZ sont disponibles pour la rebellion de Dongo.

Les réfugiés Rwandais au Congo-Brazza sont des rescapés civils de l'exode de 1994, du Rwanda et de consécutifs crimes de guerre internationale commis par Paul Kagame, James Kabarebe et leurs troupes en RDC depuis 1996-1998. Les forces armée Ougandaises ont également aidé à pourchasser et massacrer les réfugiés Hutu.

Le Congo-Brazzaville soutient également les ex-Forces armées rwandaises (ex-FAR), et leur s alliées les forces démocratiques de libération du Rwanda de Tutsi extrémistes et de la dictature de Kagame.

Ainsi de nombreux réfugiés Rwandais à Brazzaville sont d'anciens combattants pour la libération, hostiles au régime terroriste de Kagame, à cause, d'une part, "du syndrome de blâmer les victimes" sur lequel est fondé l'inversion de l'histoire du génocide du Rwanda, et d'autre part, d'assassinats en masse de millions de personnes Hutu de 1990 à nos jours.

En 2005, le haut commissariat pour réfugiés (HCR) a dénombré plus de 59 000 réfugiés du Congo-Kinshasa en République Centrafricaine (12).

Sassou Nguesso, Dos Santos, Ali Bongo et son défunt père Omar, Mobutu, Habyarimana, la totalité de ces régimes actuels et anciens de l'Afrique centrale se sont d'eux-mêmes alliés avec les services Français et Israëliens de sécurité et de renseignements (13) et tous cherchent à contrebalancer et contenir l'expansionnisme des Tutsis extrémistes en Afrique centrale soutenu par l'alliance anglo-américaine.

La Province de l'Equateur est le site de grandes réserves de pétrole inexploitées. Des familles et des sociétés Belges, Françaises, Portugaises, Allemandes et Américaines contrôlent de vastes étendues de terres qui ont été dénudées par les rapaces de l'abattage industriel. Il y a également des propriétaires occidentaux de plantations qui y pratiquent l'esclavage journalier contemporain en asservissant des dizaines de milliers de congolais qui, victimes du terrorisme des services de l'état para-militaire, effectuent du travail forcé!!!

Le monde extérieur ne connait rien ou très peu des propriétaires occidentaux des concessions forestière et des plantations produisant du bois, du café, du cacao, de l'huile de palme et du caoutchouc grâce à l'esclavage journalier des temps modernes.
De même les immenses réserves de pétrole inexploitées dans le bassin du fleuve Kongo et ses forêts tropicales dans la province de l'Equateur ne sont guère divulguées par les institutions occidentales y compris le World Wildlife Fund (WWF), l'USAID et CARE International, alors qu'elles sont impliquées dans la détention et le dépeuplement de ces terres de la forêt tropicale pour les intérêts occidentaux d'entreprise qui bénéficient au régime Kabila.

En ce qui concerne le Kongo-Kinshasa, selon le chercheur David Barousky, la Cassitérite (étain) exploitée dans les provinces ensanglantées du Kivu dans l'Est du Kongo passe aussi par les réseaux des plantations forestières et des groupes d'intérêt en Equateur et province Orientale.

En dehors de l'Asie, la Belgique est le principal importateur de la Cassitérite congolaise. SODEXMINES vend à la SDE située à Bruxelles et dirigée par Mr. Edwin Raes. SDE est une filiale de la firme américaine Elwin Blattner Group. Mr. Elwin Blattner qui est originaire de Bayonne, New Jersey, est propriétaire de plusieurs entreprises au Kongo par son cabinet African Holding Company of America. Ils comprennent les concessions d'exploitation, le transport et plantations de palmiers à huile. Les produits de ces entreprises sont aussi importer par SDE.

Edwin Blattner Group a appuyé toutes les parties dans les guerres du Kongo en finançant les combattants, la police, les gouverneurs et les fonctionnaires qui contrôlent les zones géographiques où sont situés ses intérêts. La Famille Blattner-James, Elwin, Daniel, David- a commencé et a connu son expansion sous Mobutu et s'est retranché sous le régime de Kabila.

Des Assassins Ciblent Joseph Kabila Kanambe

Ayant constaté sa désaffection grandissante parmi ses propres forces militaire et ses services de renseignements, le président Kabila ne s'est entouré que de l'élite loyale des forces spéciales Angolaises.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Joseph Kabila en 2001, l'élite de la Garde Républicaine (GR) contrôlée directement par le président en dehors de la chaine de commandement militaire ou de tout contrôle civil ou judiciaire,
a été étendu à quelques 15 000 élites lourdement armées, forces déployées à tous les endroits, stratégiques du pays. Les sources des services de renseignements du Kongo-Kinshasa stipulent que le GR est principalement composé de l'élite des forces spéciales angolaises avec un nombre "symbolique" de congolais afin de sauver la face.

En 2005 il a été signalé que le plus proche détachement de sécurité de la garde du président Kabila a été un contingent de
50 soldats d'élite détachés des forces de défense du Zimbabwé sous le commandement du lieutenant-colonel Richard Sotta un 5e Dan (rang) de Tae Kwan Do, expert formé en Corée du Nord.

Kabila a également déplacé tous les dépôts de munitions hors des bases militaires congolaises des FARDCS à Kinshasa, tandis que les FARDC ("ex"-CNDP) et les troupes angolaises demeurent lourdement armées et fournies.

en Mars 2007, la bataille meurtrière de Kinshasa contre Jean-Pierre Bemba et les soldats loyalistes du MLC, les troupes angolaises ont soutenu Kabila. Exaspérées par les attaques du MLC qui ont coûté la vie de quelues 23 angolais, dont un officier supérieur, les forces angolaises ont impitoyablement riposté, provoquant d'énormes pertes civiles; des milliers de corps ont été enlevés et déversés dans des fosses communes et ans le fleuve Kongo. a l'époque le présiend Dos Santos a convaincu le présiedent Denis Sassou Nguesso du Kongo-Brazzaville d'empêcher les soldats
ex-FAZ réfugiés à Brazzaville de traverser le fleuve Kongo pour rejoindre le combat du MLC.

CETTE FOIS-CI SASSOU NGUESSO A PERMIS AUX ex-FAZ ET ex-MLC DE FRANCHIR LA FRONTIÈRE ET DE REJOINDRE LA REBELLION DE DONGO

Depuis Mars 2007 les forces du MLC qui ont été capturées ou se sont rendues à la MONUC après la bataille meurtrière ont été arrêtées par la MONUC à Kinshasa au motif de "leur propre sécurité". au cours des dernières semaines, les forces loyalistes de Kabila à Kinshasa ont capturé une partie des captifs MLC dans le cadre des opérations militaires décrites par des initiés des services de renseignements de Kinshasa comme des "assauts d'entrainement".

Des sources affirment que la MONUC a collaboré avec l'appareil de sécurité de Kabila dans ses efforts pour saisir et éliminer les captifs du MLC. Ces captifs comportent quelues 150 anciens combattants du MLC, avec leurs épouses et enfants. Des rapports de Kinshasa indiquent que ces membres sont systématiquement éliminés dans le cadre d'exécutions extra-judiciaires.

"La MONUC a essayé d'obtenir que ses soldats du MLC soient ''intégrés dans les FARDC'' car elle savait selon les dires d'un initié de Kinshasa que Kabila avait l'intention de les tuer;
"En Juin les Agents de la MONUC voulaient transférer les hommes du MLC de Bemba en secret à Kabila." Les Hommes de Bemba ont refusé et ont pris en otage des soldats de la MONUC et la MONUC a dû négocier pour obtenir leur libération; Maintenant la milice présidentielle de Kabila a forcé la porte et a arrêté les soldats de Bamba. La MONUC semblait feindre ne pas savoir ce qui se passait. Nous savons que entre 80 et 103 personnes issues de MLC ont été arrêtées par la garde présidentielle."

il y a eu des arrestations massives et des détentions illégales de jeunes hommes à Kinshasa et dans les régions périphériques au cours des mois passés. Dans la dernière semaine, les journaux congolais ont stipulé que les prisonniers évadés ont été fusillés; Toutefois, des sources indiquent que ces "évadés" ont été exécutés en prison.

De telles actions sont de routine pour l'appareil de sécurité de Kinshasa. Chaque fois que Kabila soupçonne ou découvre un coup d'Etat, les enfants des rues et les jeunes hommes sont rassemblés et détenus et souvent soumis à des actes d'intimidation et des coups, par la garde présidentielle.

Des sources à Kinshasa disent aussi que les forces de Kabila ont fait une rafle d'environs des centaines de jeunes gens civiles à MALUKU un ancien fief du MLC de Jean-Pierre Bemba à quelques 70 km de Kinshasa. Kabila craint que l'insurrection contre lui provienne de MALUKU.

Kabila a de bonnes raisons de s'alarmer. Il y a eu au moins quatre tentatives de coups d'Etat graves contre lui au cours des deux dernières années, deux d'entre elles se sont produites en 2009.

Une récente tentative de coup d'état, non relayée par les médias, est survenue à Kinshasa le 18 Mai 2009 à 7:30 du matin, lorsque Kabila revenait de Mbakana, présentée comme une ferme privée fortifiée et sécurisée du clan Kabila sise à 70 km de Kinshasa.

Le 18 Mai, alors que le cortège présidentiel descendait sur le boulevard du 30 Juin , une artère centrale de Kinshasa, un sniper, en embuscade, a ouvert le feu sur la jeep Mercedes présidentielle à l'intersection avec l'avenue Wangata. Kabila avait changé de véhicule et était monté dans ue voiture Nissan Patrol, comme celes utilisées par les troupes du parlement; Après l'attaque, Kabila a ordonné la destruction systématique de tous les kiosques et pavillons publiques le long du Boulevard du 30 juin, et la perquisition sans discernement et à l'arrestation de jeunes hommes à Kinshasa. L'attaque fut rapportée comme ayant impliquée cinq commandos.

Tous les médias à l'intérieur du Kongo furent interdits de faire un rapport sur la tentative de coup d'Etat du 18 Mai, dont l'unique rapport fut rédigé sur ordre personnel du président Kabila. Plusieurs médias de la Diaspora Congolaise ont rapporté ces évènements. Il est vrai aussi que les "coups" et "attaques" ont été montés par le gouvernement de Kabila et par l'opposition comme dispositif pour manipuler l'opinion publique ou justifier les rétorsions.

Le 12 Octobre 2009, le colonel Floribert Bofate Lihamba a été arrêté à Lubumbashi dans la province du Katanga, centre des activités minières les plus lucratives du Kongo de l'Ouest, et transféré dans une prison de kinshasa. Agent de haute sécurité de la Garde Républicaine de la Garde de Kabila (GR) et ancien membre du Groupe Spécial de Sécurité Présidentielle (GSSP), sous Laurent-Désiré Kabila, le colonel Lihamba est accusé d'avoir planifié un coup d'Etat.

Le 21 Octobre 2009, le président Kabila a survécu au second coup d'Etat le plus récent, un autre évènement majeur au Kongo interdit  de publication dans la presse occidentale ou les médias congolais. Informé à l'avance d'un attentat imminent sur sa vie, le président Kabila avait réduit toutes ses apparitions publiques et se serait de nouveau retranché avec des troupes angolaises dans sa ferme sécurisée en dehors de Kinshasa.

Selon des sources de renseignement congolaises, des commandos des ex-forces armées zaïroises (ex-FAZ) auraient traversé le fleuve Kongo et chercheraient à assassiner Kabila. Les commandos sont présentés comme étant tous issus des bastions de Mobutu t de Jean-Pierre Bemba, des environs de GBADOLITE, dans le Nord-Ouest de l'Equateur.

Les officiers arrêtés comptent
    - quatre majors: Yogo, Zwafunda, Mokwesa, Ngombo.
    - cinq capitaines: Koli, Nzale, Gbaka, Kongawi et Salakoso.
    - neuf lieutenants: Libanza, Masisi, Gerembaya, Mbuyi, Ndongala, Ngani, Kpdobere, Nzanzu et Sido.
    - quatre sergents: Kongo, Dondo, Lisala et Lite.

"Le président Kabila a peur des ex-FAZ", explique une source congolaise, "il a peur de Ngbanda."

L'un des plus proches conseillers de l'ancien président Mobutu, Honoré Ngbanda, le "Terminator", est selon la rumeur, aussi soupçonné de soutenir la rébellion à Dongo. Ngbanda a occupé divers postes sous Mobutu, notamment ministre de l'intérieur, ambassadeur en Israël et chef du tristement célèbre SNIP ( Service National d'Intelligence et de Protection) de Mobutu.
Les lien d'Honoré Ngbanda, à l'époque de Mobutu, incluent de grands homme comme la famille Bongo (Gabon) et la famille juive-américaine Diamond Kingpin Maurice Templesman (Etats-Unis), dont les intérêts de sa filiale en diamants De Beers ont été en partie déplacés quand le régime de Kabila a conclu un partenariat avec les hommes d'affaires israéliens Dan Gertler et Benny Steimetz. Gertler et Steinmetz ont consolidé leurs intérêts au Kongo-Kinshasa par le truchement de l'ancien président George W. Bush et de l'ancien responsable du département d'état américain Jendayi Frazer.

L'Afrique du Sud est le foyer d'accueil de plusieurs anciens hauts commandants de l'ancien régime de Mobutu du Zaïre. L'ancien chef de la police de sécurité générale, KPAMA BARAMOTO, l'ancien commandant général des forces spéciales, NGABALE NZIMBI et l'ancien ministre de la défense zaïroise, Amiral Mudima, résident tous maintenant en Afrique du Sud et ambitionnent clairement de renverser Joseph Kabila.

Au cour des semaines passées, Kabila a tenté de remplacer les agents de renseignements congolais par des rwandais du CNDP, l'extrémiste réseau Tutsi terroriste hors du Rwanda. Cela a suscité la colère parmi les autres membres congolais des FARDC et de l'agence nationale des renseignements (ANR) le service secret de Kongo-Kinshasa.

"Le CNDP est une rébellion que KAGAME instrumentalise, avec l'accord de KABILA, pour infiltrer des soldats rwandais dans les Forces Armées Congolaises [FARDC]", rapporte un initié des renseignements à Kinshasa. "Ces CNDP sont décrits comme des Tutsi congolais, mais ce sont des rwandais. Le fait que Kabila ait tenté de remplacer certains membres des services secrets et des FARDC par des gens qui venaient du CNDP a provoqué la colère de nombreux membres de l'armée congolaise et des services de renseignement. Kabila sera capturé ou tué très bientôt."


Le Lion de Makanda

Publié dans Economie-Politique

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