LETTRE OUVERTE A TAMBWE MWAMBA, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES-par Candide OKEKE

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

Stop aux pratiques abusives, mafieuses et discriminatoires du gouvernement congolais dans sa gestion des nouveaux passeports dits « biométriques »

 

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Paris, le 4 Mars 2010,
 

 

Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères,


Votre gouvernement, par la voie du Ministère des Affaires Etrangères dont vous assumez la charge vient d’instaurer l’utilisation obligatoire par les congolais de nouveaux passeports dits «biométriques ». Il a également fait savoir que les anciens passeports, quels qu’ils soient, n’étaient plus valables à dater du 31 Décembre 2010 à minuit. Cette mesure dont tous les congolais auraient dû se réjouir parce qu’elle devrait logiquement permettre à tous congolais qui le désirent de posséder à terme un passeport plus sécurisé, répondant aux normes internationales, cette mesure disais-je, s’est malheureusement transformée en véritable cauchemar pour de nombreux compatriotes, en particulier ceux de la diaspora, du fait de pratiques abusives inadmissibles aux conséquences parfois dramatiques.

1. Un prix exorbitant et injustifiable pour les congolais de la diaspora :

Dans un article du Journal le Soft datant du 17 Juillet 2008 relayé également par Digital Congo, et qui n’a pas été contredit par votre Ministère des Affaires Étrangères, les congolais apprennent qu’1 million de passeports « biométriques » congolais ont été commandé depuis le 24 octobre 2005 , par le Ministère dont vous avez la charge ( dirigé alors par Monsieur Ramazani Baya ), auprès de l’imprimeur français François-Charles Oberthur (102 bld Malesherbes 75017 Paris/France) pour la somme de 8 736 000 euros payables en deux fois et avant leur livraison. Ce même article relate également la polémique née de ce contrat et dû au fait que l’Hôtel de Monnaie de la Banque centrale Congolaise affirmait pouvoir produire exactement le même document pour la modique somme de 3 500 000 euros ! C’est donc avec beaucoup de perplexité que les congolais constatent que ce nouveau passeport dit « biométrique » qui ne coûte au gouvernement congolais qu’une modique somme comprise à priori entre 3,5 et 9 euros , soit vendu dans les meilleurs cas aux congolais de la diaspora entre 180 et 250 euros , tous frais administratifs compris ! Cependant, d’après plusieurs témoignages des congolais, certains ont déjà déboursé jusqu’à 1000 $ pour se procurer ce fameux passeport devenu source d’enrichissement des réseaux maffieux au sein des ambassades de la RDC à travers le monde. Un couple de congolais du Canada, récemment rentré de voyage en provenance de Kinshasa, a dû débourser 600 euros par personne pour acquérir ce précieux document de voyage, autrement ils seraient otages des fonctionnaires de votre Ministère dans la capitale congolaise.
Monsieur le Ministre, sachant que la plupart de nos compatriotes participent en plus financièrement à la survie de plusieurs membres de leurs familles restés en RDC vivant comme la majorité de la population congolaise avec moins d’un dollar par jour , comment peut on leur demander de payer ce document (obligatoire quand on réside à l’étranger ) à un tarif correspondant pour certains au quart ou au tiers de leurs salaires mensuels ?

2. Des passeports (semi-biométriques) qui risquent à terme de coûter encore plus chers aux congolais :

Lors de ses deux interventions médiatiques sur les Radio Okapi et Bendele, l’Honorable Raymond Ramazani Baya, actuellement Sénateur et ancien Ministre des Affaires Étrangères qui, tout le monde l’a maintenant compris, connaît exactement les détails du contrat passé avec l’imprimeur français François-Charles Oberthur, a affirmé que le nouveau passeport vendu actuellement aux congolais à un prix pourtant exorbitant, n’était cependant pas complètement biométrique. Ceci parce qu’il ne comprend pas la puce électronique incorporée nécessaire sur laquelle devrait figurer automatiquement, entre autres, les empreintes digitales du titulaire du passeport. Par contre, on peut considérer ce passeport comme étant partiellement biométrique parce que la photo du titulaire est directement incorporée dans l’une des feuilles du document. Ce qui rend néanmoins ce passeport plus fiable que l’ancien. Mais d’après l’Honorable Ramazani Baya, les données indispensables devant être contenues sur une puce électronique incorporée dans les nouveaux passeports congolais devront être complétées à terme pour que ce document soit définitivement adapté aux nouvelles normes internationales. Ainsi donc, connaissant la cupidité qui caractérise malheureusement maintenant l’État congolais et ses ambassades à l’étranger, nous sommes en droit de redouter que les congolais détenteurs des nouveaux passeports actuellement en vente soient contraints demain de payer des frais supplémentaires ou pire encore d’affronter les frais exorbitants d’un autre passeport d’ici quelques temps. Vous avez jusqu’ici gardé un silence religieux et mystérieux quant à ce type de précisions que les congolais attendent pourtant de votre part.

3. Des centaines de congolais victimes d’escroquerie à l’ambassade de la RDC à Paris :

Comment comptez-vous résoudre, Monsieur le Ministre, cet autre problème lié à l’arnaque dont sont victimes près de 600 congolais de France , qui avaient en son temps versé à l’avance la somme de 250 euros dans le compte en banque de l’ambassade de la RDC à Paris pour l’acquisition de leurs « nouveaux passeports » qu’ils n’ont jamais reçu, et qui sont de toutes manières considérés maintenant comme n’étant plus valables parce que non « biométriques » ? N’est-ce pas inadmissible que ces compatriotes soient obligés de payer encore le nouveau passeport sans même être sûrs du remboursement de leurs frais antérieurs ? Pouvez-vous rassurer les compatriotes concernés que vous instruirez votre ambassadeur à Paris de prendre en compte leurs versements antérieurs dans le paiement des nouveaux passeports dits biométriques ? Ce serait là un geste qui apaiserait tant soit peu l’angoisse de ceux qui se considèrent déjà à juste titre comme des victimes des nombreux rackets du gouvernement congolais.

4. Où sont donc passés plus de 1 million de passeports commandés ?

Les délais d’obtention des passeports dits « biométriques » pour les congolais en général, et ceux de la diaspora en particulier (plusieurs semaines ou plusieurs mois, c’est selon) , accréditent la thèse qu’il y a plutôt une certaine « pénurie organisée » des nouveaux passeports dits « biométriques » . Et que cette pénurie serait délibérément orchestrée et particulièrement instituée lorsqu’il s’agit de servir les congolais de la diaspora.
En effet, si cela n’avait pas été le cas, il aurait été logique que les congolais ayant des anciens passeports en cours de validité puissent les utiliser jusqu’à leurs dates d’expiration comme c’est le cas dans beaucoup d’autres pays se trouvant dans le même cas que la RDC .


Actuellement les anciens passeports congolais ne sont plus utilisables UNIQUEMENT parce qu’ils ne sont plus validés par le gouvernement congolais et non pas par l’OACI (l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale) pour qui les congolais pourraient surement bénéficier encore d’un certain délai. Et si le souci du gouvernement était que les congolais devaient rapidement changer de passeports, pourquoi ce même gouvernement s’arrange-t-il pour vendre ce passeport aux congolais à un prix aussi dissuasif, soit jusqu’à 20 fois plus cher que son vrai prix d’achat ? Et ce qui est scandaleux et révoltant , c’est qu’au moment où les congolais de la diaspora rencontrent désormais toutes les difficultés pour rentrer dans leur pays d’origine , ne fut-ce que pour des cours séjours (vacances, deuil, affaires…), voilà que le Ministère des Affaires Étrangères prend des mesures qui permettent aux ressortissants de deux pays pilleurs et agresseurs de la RDC , le Rwanda et le Burundi pour ne pas les citer, d’entrer et sortir librement dans la République démocratique du Congo. N’est-ce pas un comportement incivique et un véritable affront pour vos compatriotes de la diaspora congolaise ? Si tant est que vous les considérez réellement comme vos compatriotes.


Ce sentiment de frustration au sein de la diaspora congolaise est d’autant plus fort et fondé quand on prend en considération ce témoignage d’un ancien diplomate congolais en Mauritanie, Monsieur Kabasu Babo qui a révélé dernièrement sur la Radio Bendele le projet des complices de Paul Kagamé en RDC : ces malfrats comptent profiter de l’arrivée de ces passeports « biométriques » pour en faire bénéficier massivement, et avant les congolais, un certain nombre de rwandais( qui deviendraient automatiquement congolais par la même occasion) , dans le cadre de l’opération en cours visant l’occupation et la balkanisation de l’Est de la RDC. Et nous tenons aujourd’hui des sources diplomatiques occidentales sûres que des lots de nouveaux passeports « biométriques » congolais sont actuellement écoulés en Tanzanie. Ceci en plus des nouveaux passeports déjà livrés à Kigali comme l’APARECO avait déjà eu à le stigmatiser il y a plusieurs mois. C’est donc tout ce « trafic mafieux » que l’on tente de cacher aux congolais sous le prétexte fallacieux des « difficultés et retards administratifs » à se procurer le passeport « biométrique » congolais. Alors que vous aviez assuré péremptoirement le peuple congolais , tout au début de cette opération de livraison des passeports « biométriques », de la célérité du processus d’acquisition de ces documents par tous les congolais qui le désirent.

5. Des conséquences dramatiques pour les congolais dans leurs pays d’accueil :

Vos services auraient dû vous informer, Monsieur le Ministre, que cette nouvelle mesure rendant obligatoire, sans délai supplémentaire, l’obtention de nouveaux passeports pour les congolais de la diaspora notamment, va avoir au fur et à mesure des graves conséquences pour beaucoup de nos compatriotes. Voici un aperçu des problèmes auxquels sont confrontés les congolais de France tels que décrits par le groupe des « Patriotes Résistants Congolais de France » dans l’un des messages qu’ils ont diffusé dernièrement et qui explique pourquoi ils organisent une manifestation de protestation ce vendredi 5 mars devant l’Ambassade de RDC à Paris :

« Il est pourtant un secret pour aucune autorité politique ou administrative que tout ressortissant étranger vivant dans un pays donné doit être en possession d’un passeport conforme et en cours de validité pour bénéficier d’une carte de résident correspondant au motif de son séjour. Sans leur nouveau passeport, ce sont des dizaines de milliers de congolais qui vont se retrouver en situation de précarité administrative. En France par exemple, les détenteurs de carte de 10 ans se verront au mieux délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour d’une validité de 3 mois en attente de l’obtention de leur passeport. Les conséquences sur la vie sociale seraient difficilement supportables : aucun n’employeur n’accepterait de maintenir en contrat à durée indéterminée un salarié qui n’a qu’un récépissé de 3 mois, les prestations familiales versées par les caisses d’allocations familiales deviendraient aléatoires, la couverture maladie des uns et des autres (sécurité sociale) basculerait dans la catégorie des assurés sociaux les plus précarisés, les sorties du territoire de l’espace Schengen seraient quasiment impossible etc… »
Ainsi donc après avoir eu une Vice-ministre chargée de la diaspora et dont les seules malheureuses actions connues en Europe auront été les accords passés avec certains gouvernements occidentaux en vue de l’expulsion massive et accélérée des congolais jugés en situation irrégulière, la diaspora congolaise n’est toujours pas au bout de ses peines.

6. La mort du jeune Branly Nsingi en Côte-d’Ivoire faute de passeport biométrique :

Monsieur le Ministre, comme vous le savez un jeune congolais d’une vingtaine d’année du nom de Branly Nsingi, résident en France , qui était allé passer quelques semaines de vacances en Côte-d’Ivoire est décédé sur place à la fin du mois de Janvier dernier. En effet, à la date prévue pour son retour en France, il a appris à l’aéroport que son passeport non-biométrique sensé pourtant être valable jusqu’en 2011 ne lui permettait plus de voyager. A l’Ambassade de la RDC à Abidjan où il s’est rendu pour résoudre son problème , on a exigé de ce garçon qui n’avait même plus d’argent sur lui, de payer un passeport « biométrique » pour pouvoir voyager, en lui précisant que celui-ci lui serait délivré dans plusieurs mois ou quelques semaines dans le meilleur des cas (selon le bon vouloir de Kinshasa). Pendant ce temps ce jeune compatriote a eu des soucis de santé et est décédé à peine 5 jours après la date prévue initialement pour son retour dans son pays d’accueil, la France.

Monsieur le Ministre, ce qui est arrivé à ce jeune garçon est purement et simplement inadmissible et suscite de nombreuses questions quant à la manière dont votre Ministère et certaines de ses représentations à l’Étranger traitent nos compatriotes. Il apparait ainsi que par incompétence, ignorance, cupidité ou négligence notre ambassade en Côte-d’Ivoire a refusé de délivrer un tenant de lieu de passeport, document provisoire qui aurait permis à la victime de rentrer rapidement à Paris où son médecin traitant aurait veillé à ce qu’il reçoive des soins appropriés à son problème de santé. Quel manque d’humanité !
Quelques jours après le décès de Branly Nsingi, sa grande soeur Nancy Nsingi s’est rendue à l’ambassade de la RDC à Paris pour les démarches nécessaires au rapatriement du corps de son jeune frère. Monsieur Myra Ndjoku votre ambassadeur à Paris, lors de leur première rencontre lui a carrément jeté sèchement à la figure que c’était la faute de sa famille si son frère est décédé puisqu’ils ne s’intéressaient pas suffisamment à leur pays d’origine la RDC. Pas un seul mot de condoléances ni de consolation à l’endroit de la jeune fille éprouvée.

Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous dire ce que l’ambassade de la RDC à Paris a fait concrètement pour tenir au courant de vos mesures, les dizaines de milliers de congolais éparpillés à travers la France désabusés par un État qui leur a récemment refusé même leur droit de vote et qui les traite régulièrement avec cynisme comme des vaches à lait dont la seule utilité se résume à leurs envois en Western Union ?

Combien d’affiches ou de tracts diffusés dans les lieux fréquentés par les congolais (églises, salon de coiffure, salles de concert, restaurants et autres commerces etc.…) Monsieur Ndjoku Mira a-t-il diffusé en France pour estimer que les congolais étaient suffisamment informés de la décision importante du gouvernement portant sur le changement des passeports congolais ? Personne ne peut imaginer qu’un véritable diplomate puisse tenir des propos aussi incivique que discourtois dans de telles circonstances. Le moins que l’on puisse dire est que les capacités professionnels de Monsieur Ndjoku Myra laissent largement à désirer. Et ce n’est pas la première fois qu’il fait parler de lui en matière de grossièreté et de brutalité de langage , comportement qui ne correspond nullement au profil d’un ambassadeur.
Mais, il ressort malheureusement que vous aussi Monsieur le Ministre, vous n’avez pas non plus affiché un meilleur comportement. En effet, lors de l’audience que vous avez accordé à la pauvre Nancy Nsingi le Vendredi 19 février dernier à Paris vous lui avez à votre tour parlé sèchement en lui disant : « De toutes façons vous pouvez porter plainte contre l’État congolais ça n’aboutira à rien et en plus vous n’aurez jamais assez de moyens pour ça ! » (Extrait du témoignage de Nancy Nsingi sur radio Bendele). Pourquoi tant de cynisme et d’incivisme de la part de l’autorité politique que vous êtes ?

7. Rwanda ou République démocratique du Congo : il faut choisir !

Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères, la majorité des congolais de la diaspora réprouvent les actions du gouvernement d’occupation dont vous faites partie. Cela ne leur enlève pas leurs droits en tant que ressortissants congolais. Force est de constater que votre gouvernement semble décidé à faire payer très cher à la diaspora congolaise son droit de défendre la souveraineté et l’intégrité de son pays. Croyez-vous que l’attitude hostile et revancharde de votre gouvernement changera leur perception de la situation actuelle de la RDC ? Surement pas et bien au contraire. Comment expliquez-vous que l’on distille les passeports aux congolais à compte-goutte limitant considérablement ainsi les déplacements de nos compatriotes et que des ressortissants rwandais entrent en ce moment en masse en RDC et peuvent même se procurer ce document à leur guise ?


Notre histoire récente prouve à quel point notre peuple a une culture de tolérance envers les ressortissants étrangers qui se sont installés en RDC depuis des années et qui respectent notre pays et ses lois. Angolais, sénégalais, rwandais, congolais du Congo-Brazza etc… plusieurs originaires de pays étrangers se sont même complètement fondus dans notre paysage politique ou économique malgré des origines diverses sans qu’ils n’aient jamais eu à se plaindre de la moindre discrimination : Mafuta Kizola, Jeannot Bemba, Mario Kardozo (Losende Batwangele) , Léon Lobitch (Kengo wa Dondo) et j’en passe…Notre peuple n’a jamais attendu qu’une seule chose des congolais ayant acquis légalement leur nationalité congolaise et ayant malgré tout d’autres origines, c’est qu’ils respectent d’abord notre pays et nos lois, et qu’ils oeuvrent ensuite exclusivement pour la souveraineté , l’intégrité et le développement de la République démocratique du Congo.

 

Ceci comme c’est le cas dans d’autres pays du monde. Par exemple, les américains ne doutent pas une seule seconde que Barack Obama placent les intérêts des États-Unis avant ceux du Kenya, tous comme les français ont voté majoritairement pour Nicolas Sarkozy en étant persuadés d’après son parcours qu’il est bien plus français qu’hongrois. Les Belges ou les Britanniques ne doutent pas une seule seconde que la Reine d’Angleterre ou le Roi des Belges malgré leurs origines diverses oeuvrent pour les pays qu’ils représentent aujourd’hui. Toutes ces personnalités politiques assument sans complexes cette réalité et travaillent en toute transparence. Les congolais eux aussi souhaitent légitimement que tous ceux qui, à un certain moment de leur vie, ont acquis légalement la nationalité congolaise ne se servent pas de leur nouveau statut pour servir les intérêts de leurs pays d’origine au détriment de la République démocratique du Congo.

Aujourd’hui les actes du gouvernement rwandais dirigé par Paul Kagamé font à juste titre de ce pays, un État terroriste au sein de la région des Grands Lacs. Les congolais connaissent votre action malheureuse au sein du RCD-Goma (cheval de Troie du Rwanda en RDC) et dans une moindre mesure certains savent aussi que vous avez des origines rwandaises. Nous avons appris récemment que Monsieur Ndjoku Myra était également dans le même cas. C’est la propre soeur de ce dernier, Jacky Ndjoku résidant actuellement en Belgique, veuve de Monsieur Norbert Mikanza, ancien Directeur du Théâtre national de la RDC, qui en a témoigné elle-même à plusieurs reprises à des congolais proches et amis.

Monsieur le Ministre, au regard de tous ces faits, toutes les tracasseries causées aux congolais par votre Ministère et votre ambassade à Paris prennent forcement une autre dimension. Les congolais ont des Droits fondamentaux qui doivent être respectés. Contrairement à tout ce que votre gouvernement essaie de faire croire à l’opinion internationale, les congolais savent que nous ne sommes pas en paix avec le Rwanda qui continue à oeuvrer pour la balkanisation et l’occupation de notre pays. Votre double origine ne doit pas vous empêcher de faire la part des choses et votre fonction actuelle vous oblige à considérer d’abord et avant tout les intérêts supérieurs du peuple congolais et de son territoire national.

Certains croient déjà que notre peuple est à terre et ne se relèvera plus jamais, de tous les crimes et les manigances de Paul Kagamé et ses complices à l’encontre de la République démocratique du Congo. Il n’y a qu’à observer le nombre de ceux qui font déjà la queue pour participer au pillage de la RDC : les faits et l’histoire leur donneront tort. Ainsi, à moins que vous soyez dans cette catégorie de personnes qui crachent régulièrement sur notre peuple parce qu’elles le croient trop faible pour être à mesure d’exiger quoi que ce soit de ce à quoi il a droit, je vous demande de prendre rapidement en considération le mécontentement général des congolais dans votre gestion de l’affaire des passeports dit « biométriques » et de remédier à tout ce qui peut encore l’être avant la Libération de la RDC.


Recevez, Monsieur le Ministre, mes salutations patriotiques.

Candide OKEKE




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