Révoltant et insultant leur façon à eux de parler de ce qu'ils appellent "ce qui se passe en RDC"… - par Mufoncol Tshiyoyo

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 

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                          Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la commission de l'Union africaine/ Ph. facebook

http://radiookapi.net/actualite/2013/10/20/nkonsazana-zuma-lafrique-tout-entiere-devrait-etre-concernee-par-les-problemes-du-congo/

 

 

Révoltant et insultant leur façon à eux de parler de ce qu'ils appellent "ce qui se passe en RDC"…

Finalement, Ils nous prennent tous pour des idiots : ces éternels grands enfants à qui des adultes bienséants prodigueraient assistance et secours parce que, se tromperaient-ils, nous serions dépourvus de raison et de sens. 

En fait, quand tous ces gens parlent du Congo, en commençant par le pouvoir d’occupation installé à Kinshasa, et même de l’orientation de certains articles que diffusent régulièrement la radio de l’Onu OKAPI, tous presque ne mettent l’accent que sur des questions liées aux conséquences de la guerre de prédation et de recolonisation que subit la RD- Congo. Ils radotent sur les conséquences alors qu’ils restent bouche bée sur les causes et les criminels.
Nkosazana Dlamini, la sud-africaine qui visite le Congo au nom de l’Union Africaine, se « plaint » de « Voir des femmes et des enfants souffrir de la sorte, c’est vraiment insupportable », déclare-t-elle. Et dans le même l’article, la radio Okapi reprend en son compte le même discours : « […] depuis deux décennies. Des femmes sont violées, des milliers de déplacés de guerre sont enregistrés dans cette partie de la République ». Un cri qui ressemble plus à un appel d’offre lancé aux « requins-humanitaires » qui courent partout où du sang neuf coule. John Pilger interpelle ce type de journalisme en affirmant que « It is not enough for journalists to see themselves as mere messengers without understanding the hidden agendas of the message and myths that surround it”.

Au Congo et dans le monde, personne ne saurait nier des faits de violence exercée sur le peuple congolais. Et lesquels ne peuvent être que de nature atroce surtout quand on palpe la nature, les moyens militaires mis en jeu et l’intention de ceux qui opèrent tous ces crimes au Congo. Le plus urgent serait de s’attaquer directement aux causes derrière lesquelles se cachent Paul Kagamé, Yoweri Museveni, « Joseph Kabila », les trois x nègres de service » et leurs parrains qui se recrutent parmi les Anglo-saxons, les Allemands, les Belges, les Canadiens, etc. C’est l’ensemble de leurs actes qui produisent des conséquences que l’humanité et la dame de l’Union Africaine semblent subitement découvrir. 

Je questionne l’utilité de ce machin de l’Union Africaine si elle ne peut stopper Paul Kagamé et Yoweri Museveni. Jusque-là, je n’ai entendu aucun chef d’État africain qui ose toiser Paul Kagamé et Museveni juste pour leur demander des comptes sur ce qu’ils font en RDC. 
C’est quoi cette histoire de Kampala ? C’est quoi cet accord cadre dit d’Addis-Abeba ? À vrai dire, qui sont-ces fameux M23 ? Et qui aurait dit, et à qui, que des Congolais quémanderaient du secours, de l’aide et même de l’assistance ? Tout se passe comme si Lumumba n’avait prononcé son discours du 30 juin 1960 lorsqu’il affirmait : « Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir quand il travaille dans la liberté ». Les Congolais ne sont pas libres et comme la liberté ne s’accorde, il leur faut l’arracher au prix qu’ils seront eux-mêmes prêts de fixer et de payer. D'après ce que je sais, la liberté n’a pas de prix. 

Cette galéjade offensante n’a fait que trop duré…

Mufoncol Tshiyoyo

Publié dans Objectivité

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