Un geste d’AMOUR pour eux !-par africamaat.com

Publié le par Munsa Mâga


Un geste d’AMOUR pour eux !

MAÂT

Un geste d’AMOUR pour eux !

 

Pour la Communauté noire : « Donner du pain à l’affamé, un abri contre le vent pour ceux qui ont froid, un vêtement à celui qui est nu… », le jour de la célébration de l’amour de son prochain…

SOMMAIRE


- Introduction
- La Haine de l’Occident
- « Sans-papiers », « Sans domicile fixe » et pauvres de la Communauté noire
- Un petit mot pour Ayiti
- Pourquoi la « Saint Valentin » ?
- Maât : un geste d’AMOUR
- Conclusion

NOTES PRELIMINAIRES

Une pensée pour Haïti qui vient de subir un terrible cataclysme : Lorsque nous avons conçu cet article, le drame haïtien ne s’était pas encore produit (car selon nos habitudes, les articles assez « techniques » nécessitent un certain temps avant d’être publié) : pour gagner du temps, nous avons donc simplifié notre article et nous l’avons adapté à la situation catastrophique d’Haïti (Ayiti).

Introduction

Hotep (Paix) sœurs et Frères ! Rénépèt Néférèt (Bonne Année : même si nous savons que l’année kamite ne débute pas le 1er janvier) ! Nous voulons vous convaincre de faire un geste d’AMOUR pour bien débuter cette nouvelle année. L’Institut Africamaât organise une opération «  GESTE d’AMOUR  » pour les « Sans Papiers », les « Sans Domicile Fixe », les pauvres de la Communauté noire, sans oublier Ayiti. A quoi cela consiste ? Il suffit de réunir éventuellement des vêtements dont vous n’avez pas besoin, de réunir votre excédent des denrées alimentaires non périssables, de réunir tout votre amour pour venir « tout apporter » à ceux des nôtres qui en ont besoin. Nous avons choisi le jour de la « Saint Valentin » (Dimanche 14 février 2010). Nous expliquons dans cet article le choix de cette date, nos motivations, et toutes les modalités concernant cette action.

La Haine de l’Occident

Depuis l‘Esclavage des Noirs, le « Visage pâle » s’est toujours protégé derrière ses lois blanches pour appliquer sa férocité diabolique contre l’Africain et l’Afro-descendant. Par exemple, l’article 33 du Code noir disait : «  L’esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse ou le mari de sa maîtresse ou leurs enfants avec confusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort  ». L’article 35 prononce la peine de mort contre les nègres dans le cas de vol. Mais pire que ses lois blanches écrites sont les « lois » blanches diaboliques qui n’étaient pas écrites ! En réalité le « Maître », disciple du démon blanc Yahvé, avait «  le droit de vie et de mort  » sur l’humanité noire, le droit de brimer, de meurtrir, de torturer. La cruauté du « visage pâle » n’a pas de limite (le noir peut être dévoré par les fourmis ou par des chiens féroces, massacré par des insectes, brûlé au fer rouge, bouilli dans une marmite, décapité avec le crânes exposé dans le jardin parmi les pots à fleur, enterré vivant) ! D’ailleurs, le Noir était comptabilisé en bien meuble. Nous remarquerons aussi que pour le plus grand réconfort du « Visage pâle », le Code noir ne prévoit pas de cas d’adultère pour la négresse mariée. De toute façon, le viol de la femme noire était monnaie courante. Même les filles des esclaves étaient violées en pleine enfance. Ici, le « Pays des droits de l’Homme (blanc) » prend un sacré coup de vieux ! Ce Pays a fait mourir de froid et de faim le célèbre abolitionniste haïtien Toussaint Louverture, en sa prison du Fort-de-Joux, dans le Jura ; ce même Pays a offert une retraite impériale au Dictateur haïtien Duvalier, comme le disait le célèbre chercheur Louis Sala-Molins ! D’ailleurs l’écrivain français Deslozières exprime la médiocrité de la pensée française à l’époque de Napoléon : «  Et toi, féroce africain qui triomphes un instant sur les tombeaux de tes maîtres que tu as égorgés en lâche (…), rentre dans le néant politique auquel a nature elle-même t’a destiné. Ton orgueil atroce n’annonce que trop que la servitude est ton lot. Rentre dans ton devoir et compte avec la générosité de tes maîtres. Ils sont bancs et français.  ». Jusqu’à aujourd’hui, cette capacité qu’a le « Visage pâle » à dire la loi pour les autres sans se l’appliquer à lui est impressionnante. Cette faculté touche à la schizophrénie.

Un grand auteur de livres passionnants, Roger Garaudy, écrivait dans l’un de ses livres (« Le terrorisme occidental ») : « Le vaisseau terre est en train de sombrer, couler par la "mondialisation", colonialisme totalitaire… La cassure s’aggrave entre le Tiers Monde et les nantis ; l’inégalité s’accroît dans le monde, entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas, la famine de ceux qui sont insolvables et le chômage ou la famille de ceux dont les bras sont devenus inutiles. Des vies n’ont plus de sens, d’avenir, ou de but. On s’évade dans le suicide, la violence gratuite, les musiques pathogènes ou l’autre monde virtuel de l’information… »

Membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Jean Ziegler, professeur émérite de sociologie à l’Université de Genève, écrit dans l’un de ses livres (« L’Empire de la honte ») : « Nous assistons aujourd’hui à un formidable mouvement de reféodalisation du monde, à la mise en coupe réglée des peuples de l’hémisphère Sud par les grandes sociétés transcontinentales. Deux armes de destruction massive sont à l’œuvre : la dette et la faim. Par l’endettement, les Etats abdiquent leur souveraineté ; par la faim qui en découle, les peuples agonisent et renoncent à la liberté. » L’Union européenne, en particulier, pratique en Afrique le dumping agricole avec un cynisme sans faille. Il en résulte notamment la destruction systématique des agricultures vivrières africaines. L’Occident, et en particulier la France, a insulté, diabolisé, exploité, pillé, torturé et massacré les populations d’origine africaine. Notre haine de l’Occident est bien sûr la haine d’une certaine France esclavagiste, colonialiste, néo-colonialiste ; magouilleuse, pilleuse et criminelle sur le continent noir ( Berceau de l’Humanité, berceau de la Civilisation, du premier Etat, de toutes les sciences et de l’écriture ). Où étaient les Gaulois et leurs « cousins » lorsque des Africains bâtissaient les Pyramides ? Dans les ténèbres de la préhistoire ! Le massacre par sous-alimentation et par la faim de millions d’êtres humains reste le principal scandale du début de ce troisième millénaire ». L’Occident est coupable d’un crime contre l’humanité (un de plus) indéfiniment répété : mais « La haine de l’Occident…habite aujourd’hui une grande majorité des peuples du Sud. Elle agit comme une force mobilisatrice puissante. » Peut être faut-il chercher dans le passé, l’explication de la sauvagerie et de l’arrogance du colonisateur leucoderme en Afrique ? Des africains exécutés à bout portant car ils essayaient de franchir la frontière (à mettre au crédit des espagnols) ; la soi-disant « dette » et la faim sont deux armes de destruction massive utilisées par le « visage pâle » pour asservir les peuples, leur force de travail, leurs matières premières, leurs rêves ; toutes les 5 secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim ; toutes les 4 minutes quelqu’un devient aveugle par manque de vitamine A ; le World Food Report de la FAO, qui donne ces chiffres (année 2006), affirme que l’agriculture mondiale, dans l’état actuel du développement de ses forces de production, pourrait nourrir normalement (soit à raison de 2 700 calories par jour et par adulte) 12 milliards d’êtres humains (près du double de la population mondiale) ; donc un enfant qui meurt de faim est assassiné ! plus de 10 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de sous-alimentation, d’épidémies, de pollution des eaux et d’insalubrité ; la faim est la principale cause de mort sur notre planète, plus de 50% (en 2006 sur 62 millions de mort sur terre, on dénombre 36 millions décès à cause de la faim – l’assassin a pour nom « la dette » imposée par l’Occident ) ; la planète compte environ 2 milliard d’êtres humains végétant dans un dénuement extrême (près d’un tiers de la population mondiale), avec moins d‘un dollar par jour, tandis que 1% des habitants les plus riches gagnent autant d’argent que 57% des personnes les plus pauvres de la terre ; les maladies, qui peuvent être soigné, tuent chaque année 12 millions de personnes, essentiellement dans les pays de l’hémisphère Sud ; cependant, le nombre des millionnaires en dollars, en 2003, qui s’élevait à 7,7 millions de personnes (tous pays confondus), dépasse 12 millions de personnes en 2007 ; Problèmes : les très riches Africains n’investissent qu’exceptionnellement dans l’économie de leur pays d’origine – l’accroissement spectaculaire du nombre des millionnaires africains (hauts fonctionnaires, ministres, présidents) s’explique largement par la corruption soutenue par l’Occident ; dans le même temps, les dépenses d’armement de tous les Etats augmentent . Bref, comme l’écrit Jean Ziegler : « 

Né au Cameroun, Mongo Béti (1932-2001), romancier renommé, essayiste engagé, enseignant, libraire et éditeur, fait partie des plus grands écrivains africains. Il écrivait dans l’un de ses livres (« Africains si vous parliez ») :

« Quoi qu’en disent les radotages de vos théoriciens tiers-mondistes, Monsieur le Président de la République française, quoi qu’en disent les ethnologues d’un autre âge qui s’empressent autour de vous et assurent vous livrer l’âme noire toute nue, un peuple déshérité ne saurait transformer son présent ni conquérir son avenir sans élever la voix et même frapper du poing sur la table.

Dans les dispositions de l’Élysée à l’égard de l’Afrique, rien n’a changé ; c’est toujours le même choix, en faveur des dictateurs, contre les peuples. Les espérances politiques de nos peuples ont été le plus souvent soit trahies, soit mystifiées.

Les pouvoirs franco-africains organisent donc le vide, le silence morose, le côtoiement des individus, des groupes, des catégories, des ethnies, jamais leur dialogue et leur interpénétration, en un mot l’obscurantisme. Broyés par les institutions culturelles dont la fatalité est de nous aliéner, nous prétendons créer une littérature qui soit l’expression authentique de notre moi collectif. »

« Sans papiers », « Sans domicile fixe » et pauvres de la Communauté noire

Ces termes « Sans-papiers » et « Sans domicile fixe / SDF » sont plutôt injurieux. Comme nous l’avons déjà écrit : « En tant qu’être humain, nous sommes en situation régulière sur toute la planète. » (Voir notre dernier livre intitulé « Soudan, Aux Origines de la Civilisation pharaonique » page 200) Ces termes étant couramment utilisés, nous les employons pour nous faire comprendre par nos lecteurs. L’existence de ces termes est la preuve de l’incompétence, de l’arrogance de la grande majorité des politiques et du cynisme, du machiavélisme des Multimillionnaires.

« LES SANS-PAPIERS »

Depuis le 12 octobre 2009, quelque 6.000 sans-papiers, majoritairement Africains, occupent des chantiers et des entreprises d’intérim pour appuyer leur revendication. En réalité, les « sans-papiers » sont des salariés sans droits ! Ils souhaitent que le Gouvernement français arrête de les faire vivre cette indignité. Ils participent à des piquets de grève ou des occupations comme sur le chantier de la prolongation du tramway des Maréchaux porte des Lilas (XIX e -XX e). Le comble du système, c’est que l’Assemblée nationale a utilisé des « sans-papiers » pour effectuer des travaux ! Cela montre que le système économique utilisant les « sans-papiers » est présent partout, même sur les chantiers des grandes institutions de la République ! Il n’est pas question d’une régularisation de masse à l’aveugle, mais sur des critères objectifs comme le travail, la scolarisation des enfants qui sont des preuves d’intégration. Il faut surtout en finir avec des circulaires administratives qui autorisent des quotas de régularisation par département, totalement arbitraires. Beaucoup de travailleurs « sans-papiers » travaillent honnêtement, déclarent leur revenus et paient leurs impôts. Pourtant ils n’ont aucun droit ! La France doit régulariser les sans-papiers qui travaillent sur notre sol, c’est une question de justice. Ces pratiques politiques sont xénophobes. Nos frères et sœurs travaillent, paient leur impôts, paient les charges sociales et sont pourtant en situation clandestine. Ils sont clandestins aux yeux du ministère de l’intérieur, mais parfaitement réguliers aux yeux des ministères des finances et des affaires sociales !!!

« LES SDF »

Alors que la France connaît une vague de grand froid, des personnes meurent en France dans la rue. Une nouvelle fois des vies sont menacées en France du fait du manquement de l’État à ses devoirs les plus élémentaires et son absence de réponse aux nécessités premières : porter assistance aux populations les plus stigmatisées, défavorisées, délaissées. Offrir un hébergement d’urgence !!!

LES PAUVRES DE NOTRE COMMUNAUTE

Nous n’avons pas la prétention d’éradiquer la misère du monde. Mais si chacun d’entre nous apporte sa modeste contribution, nous pourrions ensemble déplacer « des montagnes » pour soulager des sœurs et des frères de leur misère :

-  Réunissons tous les vêtements que nous souhaitons donner

-  Collectons l’excédent, éventuellement, des nos denrées alimentaires non périssables

- Apportons toutes ces choses à ceux qui en ont besoin dans les lieux que nous aurons impérativement au préalable repérés. Nous comptons beaucoup sur votre aide pour nous proposer des lieux divers ! Pensons aussi à Ayiti  : avant de donner, repérons les organismes surs et sérieux ! (Ambassade d’Ayiti , Tph 01 42 12 70 50 ; adresse : 10 rue Théodule Ribot, Paris 75017) ; Apportons dans l’immédiat un soutien moral (c’est important) à nos sœurs et frères Ayitiens !

- Si vous le souhaitez, vous pouvez faire votre distribution dans votre secteur, le jour que vous souhaitez. Mais Africamaât vous propose une rencontre, pour la convivialité et la force du geste, le Dimanche 14 février 2010, jour de la Saint Valentin (fête de l’Amour) , à 14 heures devant notre Institut à l’adresse suivante : 18, rue Armand Carrel, 75019 Paris (Tph 01 42 63 62 88) – puis nous partirons effectuer la distribution. Le cas d’AYITI reste particulier car il fait partie des cas très urgents !

Un petit mot pour Ayiti

Le 1er janvier 1804, à la suite d’une violente révolte d’esclaves, Saint-Domingue devient Haïti (Ayiti), la première république noire indépendante de l’Histoire.

IMAGE du haut : Toussaint Louverture

C’est à des Ayitiens, Toussaint Louverture et Dessalines, que nous devons avoir un énorme respect pour avoir, à la barbe du Démon blanc, aboli ce « cancer » : l’esclavage des Nègres. Nous avons une reconnaissance éternelle envers le peuple d’Ayiti.

Les plus pauvres sont toujours les plus mal lotis contre les forces de la nature et contre les prédations de l’Occident. Les « Puissances » blanches ont dépouillé Ayiti (USA, France,…). La France, en particulier, a dévalisé Ayiti depuis son indépendance. Ayiti a subi une injustice sans précédent de l’histoire de l’humanité  : Le 17 avril 1825, le peuple haïtien fut sommé de verser pendant 5 ans la somme de 30 millions de francs-or par an à la France (soit 150 millions de francs-or au total), pour dédommager les anciens colons ! etc. (Voir l’article de JPO intitulé « Esclavage : Indemnisations & immoralité française ») Le Président Aristide, après avoir demandé le remboursement à la France (Président Chirac), fut renversé. Tous ces politiciens français hypocrites et menteurs nous donnent des envies de vomir !!! Certes, ils ne sont pas à l’origine du dernier cataclysme mais la politique de la France est en grande partie responsable de la pauvreté en Ayiti et tous les politiciens le savent. Les USA ont aussi une grande part de responsabilité. Les Duvalier (père et fils) et Raoul Cédras (un ancien officier militaire qui fut le chef de la junte militaire qui déposa le président élu Jean-Bertrand Aristide en 1991 avec la complicité des Puissances blanches) ont parachevé le travail diabolique du Démon blanc.

Pourquoi la « Saint Valentin » ?

Parce que c’est un pape africain noir qui a inventé cette fête ! et cette date nous donne du temps pour nous organiser.

C’est à cause de la manie schizophrénique de « l’Europe chrétienne » à occulter la vérité historique que trois papes noirs ont été blanchis  : Le Pape MILTIADES, le Pape VICTOR Ier et le Pape GELASIUS Ier.

Le PAPE GELASIUS Ier fut le 49e pape (492–496). Son règne dure à peine 4 ans mais sa contribution aux rapports entre Église et État et au concept même de papauté est décisive. Il a introduit la fête de la purification. Il canonisa Valentin et désigna le jour de 14 février le Jour de Saint Valentin (Fête des amoureux) Au départ, il s’agit de l’Amour avec un grand « A » : l’Amour de son prochain. On doit profiter de ce jour pour témoigner ouvertement notre amour, notre respect à nos proches.

IMAGE du haut : Le Pape Gelasius Ier (Pape qui a été blanchi par la suite)

Faut-il encore rappeler que le premier martyr de l’église, St Etienne est un noir ? C’est le moment de souligner que le vocable AADAM Ashiou  », l’Annonciateur, un nom soudano-éthiopien) , fondateur du Christianisme primitif, connu trois mille ans avant sa naissance dans la prophétie égyptienne sous son authentique et secret nom africain Kéri-Séchéta (le Gardien des Mystères – étymologie du mot Christ), n’est-il pas né d’une cananéenne d’origine égyptienne, Marie (Mariama), Mry im (aimée d’Amon) de son vrai nom africain. Amon étant le Dieu des égyptiens anciens et de l’Afrique noire jusqu’à nos jours. C’est d’ailleurs ce culte kamit qui façonnera le Christianisme jusque dans ses détails les plus subtils, du cérémonial au symbolisme en passant par l’iconographie. Le baptême, symbole de la renaissance pour une vie nouvelle, la communion au corps et au sang divin (« manger le corps de Dieu »)…étaient des idées réfractaires et même blasphématoires pour les peuples sémitiques à l’époque de Ashiou / Jésus (voir évangiles), alors qu’elles étaient plusieurs fois millénaires en Afrique. Culte d’ Ousiré (Osiris), mort et ressuscité et qui préside au tribunal du jugement dernier dans l’Amenti (royaume des morts). Aséta (Isis), cette femme noire, épouse et sœur d’Osiris, mère bienfaisante pleine de vie et d’amour, adoptée et vénérée partout en Occident (Grèce, Rome, France, Allemagne …), sera la typification archétype de la « vierge » Marie qui sera d’abord représentée dans sa couleur naturelle, noire, dans toutes les Églises occidentales au début de l’ère chrétienne, avant d’être peint en blanc pour les besoins de la cause. Quant au «  Ankh  » (croix égyptienne) symbole millénaire de la vie en Afrique, longtemps considérée comme un scandale par l’Église qui utilisait alors le poisson comme symbole, il sera adopté tardivement avec tout son symbolisme à quelque variation de forme près. (adam, adama) signifie en arabe classique, Noir. Ce n’est qu’au VIIème siècle que, pour les besoins de la cause, il va connaître des nuances allant de brun, brun-clair, clair… ; toutefois, malgré cette tentative d’atténuation de son étymologie, il n’exprime que des nuances de noirceur et non de blancheur. Par ailleurs, le Christ Jésus (en réalité « Jésus » est la judaïsation de « 

Maât : un geste d’AMOUR

Dans le cimetière d’Abydos , au sud de Kémèt (Egypte antique), un texte dit : «  J’ai donné du pain à l’affamé et des vêtements à celui qui était nu, et j’ai fait traverser dans mon bateau celui qui ne pouvait pas franchir le fleuve. J’ai été un père pour l’orphelin, un mari pour la veuve, un abri contre le vent pour ceux qui avaient froid. Je suis un qui parlait bien et disait le bien. Je gagnais ma subsistance en Maât  »

Comme nous l’avons dit dans un de nos articles, pour un Kamit de l’époque pharaonique, la pire des choses qui ait pu arriver, d’après l’enseignement de Kémèt (Kemmiou) , était la destruction de l’âme, dévorée par le monstre « avaleur d’âmes » (la déesse Ammout). Seul le juste, celui qui « marchait dans les voies de Maât (Vérité-Justice) », pouvait espérer une sentence favorable, celle qui lui donnerait la paix et la béatitude. L’injuste devait s’attendre à un châtiment qui répondrait exactement à ses actes, et qui pouvait aller, dans les cas extrêmes, jusqu’à l’annihilation, appelée « la seconde mort ». Le châtiment infligé par le tribunal à l’injuste était destiné à aider l’âme à se concentrer sur sa propre évolution et à forger sa volonté afin d’être capable d’affronter les nouvelles épreuves de l’incarnation suivante. Le seul juge qui décide du sort de l’âme est la balance, et surtout le « cœur » du défunt, sa conscience, c’est-à-dire, l’absolution des péchés avoués, absolution qui viendrait de sa propre conscience, de lui-même, ce qui constitue le pur et total repentir de l’âme (sans aucune intervention magique), le but naturel de la confession dans sa conception transcendante.

D’après les prescriptions du sage Ptahhotep , le Juste n’est pas égoïste ; il sait écouter ; il vient secourir les faibles ; il est généreux ; il gagne l’amour de son entourage. D’après «  Les Formules pour Sortir dans la Lumière du Jour  » (Livre des Morts), la confession négative enseigne : « je n’ai pas dérobé de nourriture (à mes semblables)… je n’ai pas été sourd aux paroles de vérité… Je n’ai jamais fait verser de larmes à mes semblables… je n’ai pas été faux… je n’ai pas fait de mal… je n’ai été riche que de mes biens. »

Conclusion

« Africanautes », Maâtyou, Sœurs et frères Kamits, si possible agissons ensemble ! RDV le Dimanche 14 février 2010 pour un « Geste d’Amour » à 14h00 devant notre Institut Africamaat à l’adresse suivante : 18, rue Armand Carrel, 75019 Paris.

ANKH, UDJA, SENEB ! (Vie, Santé, Force)

Commentez cet article

Lire les commentaires (1)

Références bibliographiques:

Aucune.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article