Volonté et Victoire-par Aton Belinga

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

Volonté et Victoire



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Je n'ignore rien du pessimisme ambiant qui prévaut dès lors qu'il est question de l'Afrique et des Africains, j'entends par là l'ensemble du peuple noir. Je n'ignore rien du défaitisme ambiant qui prévaut dès lors qu'il est question de l'Afrique et des Africains, j'entends par là l'ensemble du peuple noir. Je n'ignore rien du fatalisme ambiant qui prévaut dès lors qu'il est question de l'Afrique et des Africains, j'entends par là l'ensemble du peuple noir. Je n'ignore rien du cynisme ambiant qui prévaut dès lors qu'il est question de l'Afrique et des Africains, j'entends par là l'ensemble du peuple noir. Je suis parfaitement au fait de l'afro pessimisme qui prévaut y compris parmi les noirs eux-mêmes dès lors qu'il est question de l'Afrique et des Africains, j'entends par là l'ensemble du peuple noir. Je sais tout le sarcasme que l'association du nom « Afrique » avec les notions de « grandeur », de « civilisation » ou avec n'importe quel autre symbole positif ne manquera pas de susciter. Les pessimistes, les défaitistes, les fatalistes, les cyniques et autres afro pessimistes s'en donneront à cœur joie et n'hésiteront pas à parler de « rêve », d' « utopie », de temps perdu. En guise de réponse, je n'aurai que l'une ou l'autre chose toute simple dire : tout ce pessimisme, ce défaitisme, ce fatalisme, ce cynisme, cet afro pessimisme évoqués plus haut ne sont pas des attitudes naturelles au peuple noir.


Des circonstances précises que nous pouvons identifier comme l'invasion continue, la destruction, la mise en esclavage, l'asservissement physique et mental, la déportation de millions d'Africains quatre siècles durant, l'oppression, la colonisation, le néocolonialisme ont crée les perdants, les losers que nombreux parmi les fils de l'Afrique sont devenus. Si donc cet état de choses est imputable à des circonstances particulières survenues dans l'histoire du continent, de la même manière des circonstances particulières devront créer des vainqueurs en lieu et place des losers actuels.

Les circonstances particulières auxquelles je fais mention ont des noms et des visages précis qui sont l'éducation, l'instruction, la connaissance de l'Afrique, de son histoire, de son legs à l'humanité, de l'impact qu'elle a eu dans le développement des autres civilisations de la planète. Ce n'est qu'au moment où les Africains dans l'ensemble, ceux du continent et ceux arrachés au continent seront informés de ces faits qu'ils pourront de nouveau rayonner dans le monde. Cette connaissance doit façonner des consciences nouvelles stimulées par la fierté raciale, la fierté de soi. Cette connaissance doit produire des Africains décomplexés qui ne regarderont plus les autres races en baissant la tête. Cette connaissance doit produire des créateurs de sociétés et de modes de vie autonomes et épanouissants.

À l'intention des pessimistes et des défaitistes et autres fatalistes et cyniques ou afro pessimistes, je dirais qu'avec parfois des moyens et des procédés très simples les Africains de la vallée du Nil ont réussi à accoucher des plus grandes réalisations de l'humanité. Oui, avec parfois des moyens et des instruments tout simples. S'ils avaient été des losers, des perdants, s'ils avaient éprouvé des complexes de race, s'ils avaient été un peuple mentalement dominé et culturellement aliéné, un peuple qui a la tête baissée, jamais ils n'auraient pu réaliser même le quart de ce qu'ils ont pu réaliser.

Il est donc tout à fait possible des merveilles avec des recettes simples. L'accomplir cependant nécessite absolument une connaissance la plus approfondie possible de nous-mêmes, de nos cultures, de notre histoire. Cette connaissance de nous-mêmes nous donnera la fierté de notre race. La fierté de notre race nous donnera la confiance en notre race, la foi en nos capacités. Avec la foi en nos capacités nous pouvons développer pour gagner et nous pouvons effectivement gagner. Nous ne pouvons gagner qu'à condition que nous nous mettions ensemble, si nous acceptons de dialoguer et de communiquer. Avec la volonté et par le biais de la concertation, nous pouvons ensemble trouver des solutions à nos problèmes. Oui, si la concertation est essentielle, elle suppose cependant de notre part suffisamment d'humilité pour témoigner à notre voisin, à notre voisine toute notre considération, notre estime au point de nous confier à lui tout en sachant l'écouter aussi.

Ainsi, la première question que je souhaiterais poser à ceux et celles-là qui n'ont de cesse que de critiquer et de tourner en dérision la peine que d'autres peuvent se donner pour la cause africaine : avez-vous seulement la volonté ? Désirez-vous vraiment voir les Africains du monde entier se retrouver et l'Afrique se refaire ? Apportez-vous votre contribution à cela ou alors vous contentez-vous de travailler contre cela ? Chacun pourra en son âme et conscience répondre à cette question.
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