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La représentation nationale s’est réunie en plénière le mercredi 15 Décembre 2010 au Palais du
15 janvier en vue d’examiner le rapport d’étude sur le projet d’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte. Après un court débat en plénière, les députés ont adopté à l’unanimité
ledit projet autorisant ainsi par de fait sa ratification par le Président de la République.
Allant de Dakar à Djibouti, la Grande Muraille Verte se veut un rempart contre
l’avancée du désert. Elle est une initiative du Comité Inter-Etat de Lutte contre la Désertification dans le Sahel (CILSS) approuvée par l’Union Africaine. Et pour mener à bien leur
commune action, les pays concernés ont décidé la création de l’Agence Panafricaine qui a pour mission, la coordination et le suivi de la réalisation d’une barrière verte de protection
contre l’avancée du désert et de contribuer au développement durable sur la bande sahélo saharienne.
Sur une distance d’au moins 7000 Km de long et 15 Km de large, la grande muraille
verte est un projet ambitieux qui nécessite beaucoup de moyens.
Les élus du peuple se sont interrogés quant à la réalisation du projet sans pour
autant condamner l’initiative qu’ils estiment audacieux mais salutaire. En réponse, le ministre de l’Environnement et des Ressources Halieutiques Hassan Terap venu défendre le projet a
mentionné que sa mise en œuvre, son efficacité ou son opérationnalité est d’abord une affaire des pays eux-mêmes. Et pour étayer ses propos, le ministre de l’Environnement cite le
Président de la République Idriss Deby Itno : « chaque pays, dans le segment qui est le sien doit apporter sa contribution financière ».
D’autres préoccupations surtout celles concernant la sensibilisation des populations
riveraines pour l’entretien des plants, la matérialisation des activités économiques tout au long du tracé et comment corriger les déficits dans les zones sous peuplées ont été évoquées
par la représentation nationale.
A toutes ces inquiétudes, le ministre de l’Environnement a indiqué que le projet
prévoit une vaste campagne de sensibilisation des populations pour qu’elles adhèrent au projet. Les bassins de rétention d’eau seront mis en place pour des activités maraîchères,
piscicoles ainsi que des ouvrages hydrauliques pour l’eau potable aux populations. Pour ce faire, un appui technique et financier de l’Etat permettra le développement d’autres activités
agricoles et pastorales a-t-il indiqué. Pour ce qui concerne les zones moins peuplées, Hassan Terap souligne que le projet utilisera la main d’œuvre des régions
voisines.
Kodibaye Christian
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