LES CONDITIONS DU LEADERSHIP DANS LA COMMUNAUTE AFRICAINE AUJOURD'HUI-par JP KAYA

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

 jeudi 13 janvier 2011, 19:31

 

 

 

Un certain nombre de personnes est acquis désormais à la nécessité d'une Révolution Africaine dans notre communauté. Une Révolution politique au sens strict du terme, c'est faire table-rase du présent, pour bâtir à la place une nouvelle société qui répond mieux aux aspirations profondes et quotidiennes d'un peuple. Mais une fois la Révolution réalisée que faire, puisque celle-ci vise précisément la destruction de l'ancien régime, notamment toutes ses institutions sociales et politiques?

 

 C'est ici que nous comprenons que préparer une Révolution ne revient pas seulement à critiquer et dénoncer même avec virulence la situation historique qui nous aliène. La Préparation d'une Révolution commence par l'analyse la plus sérieuse et la plus approfondie qui soit de la situati

on historique en cause. Ensuite, il faut élaborer minitieusement la startégie révolutionnaire elle même, là aussi avec le souci de la précision. Enfin et ce n'est pas la partie la moins importante, c'est même le contraire, il faut imaginer l'architecture de la nouvelle société qui doit prendre la place de l'ancienne. C'est ici que la production d'une théorie révolutionnaire d'envergure est requise. On ne peut pas se permettre d'embarquer des millions de personnes dans une aventure ambigüe, avec des bouts d'idées, fabriquées avec des bouts de ficelles. L'enjeu est beaucoup trop important, trop grave, car c'est de l'avenir d'un peuple qu'il s'agit. Il vaudrait mieux ne pas faire de Révolution du tout, que d'embarquer un peuple immense qui a soif de changement dans l'incertitude puis le néant.

 

 En ce qui concerne la communauté africaine actuelle, l'enjeu est encore plus colossal. Non seulement, nous devons nous défaire de la société postcoloniale, mais nous avons à prouver que notre civilisation, grace à son idéologie qui est de retour, la Maât, est capable de renouveller la théorie de la connaissance elle même, puis de remplacer la conception actuelle du développement qui conduit inéxorablement l'humanité au suicide, par une nouvelle vision radicalement nouvelle du développement. Il nous revient d'imposer à la palce des idées surranées de modernité ou de société moderne, un nouveau pardigme qui doit mettre à la retraite ou au musée des concepts qui tournent dans le vide et nous enfument le cerveau. Nous vivons donc à une époque bénie pour l'Afrique, où notre civilisation dans un esprit de revanche sur l'Histoire Universelle, est capable d'éblouir tout le cosmos. C'est pourquoi je suis extrêmement exigeant avec la génération actuelle des Kamites. Nous sommes loin, d'avoir donné le meilleur de nous mêmes.

 

 C'est pourquoi dans notre situation actuelle, un vrai leader révolutionnaire doit être d'abord celui qui perçoit clairement l'avenir, celui qui soit capable de le conceptualiser, de le décliner dans une théorie révolutionnaire cohérente et puissante, et dont la solidité ne doit pas craindre toutes les vérifications et toutes les mises à l'épreuve. Car un mouvement révolutionnaire, qui ne repose pas sur une telle théorie révolutionnaire est condamné à tâtonner, puis à reproduire irrémédiablement toutes les lacunes et toutes carrences dont on avait reprochées l'ancien régime. Pour une raison simple, la nature a horreur du vide.

 

 

VIE, FORCE SANTE.

 

JP. KAYA

 

 

 

 

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