La Mélanité des Egyptiens anciens, avouée par les spécialistes du grec ancien

Publié le par Munsa Nzinga Kandombe

La Mélanité des Égyptiens anciens, avouée par des spécialistes du grec ancien.

Les Africanistes et les égyptologues falsificateurs de l’Histoire des Noirs vont prendre un sacré coup de vieux. L’honnêteté intellectuelle semble revenir dans certaines traductions françaises des textes grecs témoignant des origines négo-africaines des égyptiens anciens, en particulier le fameux passage d’Hérodote considéré comme le père de l’Histoire par les Européens (Livre II, paragraphe 104).

SOMMAIRE 
  Introduction 
  Acte I : Hérodote et son livre II 
  Acte II : La falsification : « Peau noire » devient « Peau brune » 
  Acte III : De la « Bombe » de Cheikh Anta Diop à notre site web 
  Acte IV : Le bateau des falsificateurs prend de l’eau, ou le début de la chute 
  Acte V : La Tour infernale, ou la chute finale 
  Pour conclure


INTRODUCTION

Pourquoi ce retour sur des faits qui sont déjà établis et qui ont été démontrés scientifiquement par quelques chercheurs kamits (dont le premier fut Cheikh Anta Diop) ? Est-ce simplement un article de plus sur les origines négro-africaines des égyptiens anciens ? Non, bien sûr !


Pour avancer dans la bonne direction, nous ne sommes pas en quête de littérature européenne ; néanmoins nous sommes très attentifs sur l’effet que produit les retombées de nos diverses actions dans la société européenne (et en particulier en France) ; surtout lorsque ces actions concernent le combat que nous menons contre la falsification historique. Car il va sans dire que si nous n’avions pas existé depuis quelques années (en toute humilité), il y aurait beaucoup moins de bonnes volontés chez les leucodermes. C’est le rapport des forces scientifiques, en notre faveur, qui a permis de faire passer notre juste cause dans la tête de chercheurs ayant assez de grandeur pour remettre en questions des thèses erronées et des essais racistes. .


L’honnêteté intellectuelle semble revenir notamment dans certaines traductions françaises des textes grecs témoignant des origines négo-africaines des égyptiens anciens. Et c’est tant mieux !


Acte I : Hérodote et son livre II

- Qui est Hérodote ?


 
Herodote
Grec né à Halicarnasse, en Asie Mineure, surnommé le père de l’histoire, il visita l’Égypte vers -450, et lui consacra tout son livre II, y revenant souvent dans les autres parties de son oeuvre. Ce père de l’histoire et du reportage, demeure une source inégalée. Il sait voir et raconter, grâce a lui, nous connaissons des traits précis de la vie des Égyptiens. Hérodote nous a laissé des détails précieux sur la vie quotidienne, la religion, les fêtes religieuses populaires auxquelles il a assisté et sur le pays même. Ses récits, souvent confirmés par les représentations des temples et des tombes, sont utilisés par les égyptologues.


- Le passage qui nous intéresse :


Hérodote, historien grec 480-425 av JC, est donc allé à Kémèt. Il nous dit que les Égyptiens anciens sont des nègres ; il emploie « mélagkhroés » pour dire « peau noire » et « oulotrikhes » pour « cheveux crépus » :


« ...les Colchidiens sont de race égyptienne...d’abord, parce qu’ils ont la peau noire et les cheveux crépus... » Livre II, 104


Hérodote ne laisse place à aucune incertitude, aucune approximation car il écrit : « Je suis allé et j’ai vu de mes yeux jusqu’à la ville d’Éléphantine » Livre II, 29


Au départ, comme le fait remarquer le linguiste Jean-Marc Egouy, les traductions françaises étaient correctes : « Ainsi, du XVIème à nos jours, on ne cessa de traduire le père de l’Histoire au sein d’institutions savantes réputées. En France c’est l’Académie Royale des inscriptions et belles lettres, réformée en 1716 mais dont la création originelle date de 1634 et revient à RICHELEU, qui fournissait en 1786 une traduction rigoureuse de « l’Enquête », avec un membres honorables P-H. LARCHER. Il est utile de préciser que, même si certains des traducteurs prédécesseurs de LARCHER contestaient de façon outrée ce témoignage du père de l’Histoire sur l’apparence ethnique des égyptiens, ces derniers optèrent jusqu’à la fin du XIXème siècle pour une traduction fidèle et authentique du texte grec d’HERODOTE. Ce fût le cas d’un professeur anglais de philosophie comparée, A.H. SAYCE (1883). Pour les traductions fidèles du passage qui nous intéresse, on peut citer, en plus de LARCHER, PIERRE SALIA (1556), P. DU RYER (1645), Andre-François MIOT (1822), E. A. BETAUT (1836), P. GIGUET (1864), Henri BERGUIN (1932), J. Enoch POWELL (1949). » (Voir : Les Racines de l’Égypte ancienne, la supercherie médiatique, et Cheikh Anta Diop, Jean-Marc Egouy, Éditions Menaibuc, 2003)

Acte II : La falsification : « Peau noire » devient « Peau brune »

Suivons toujours Jean-Marc Egouy : « Philippe Ernest LEGRAND était professeur d’Université à Lyon quand il fût requis, de par sa correspondance avec l’Institut de France, pour une traduction nouvelle du texte d’HERODOTE. Car en effet, sa qualité d’helléniste compétent le lui permettait. On vit donc publiée, dans les années 1930, une édition traduite par LEGRAND du tome II de l’ « Enquête » d’HERODOTE, tome consacré à l’Égypte. Rappelons donc le passage du texte déjà cité plus haut, s’agissant de l’appartenance des égyptiens, mais cette fois traduit par LEGRAND : « [ ...] ils avaient la peau brune ».


« (...) Avec cette nouvelle édition, nous assistons à une substitution du sens du terme grec, faisant curieusement passer la couleur de peau des égyptiens du noir (mélas) au brun (mélanophaios). »


« (...) La traduction de LEGRAND du début du siècle fût reprise par d’autres (Jacques LACARRIERE, Andrée BARGUET), et c’est elle qui à l’heure actuelle fait office de traduction officielle de référence d’HERODOTE. »


Acte III : De la « Bombe » de Cheikh Anta Diop à notre site web

 
Cheikh Anta Diop
En 1954, une « Bombe » explosait : Nations Nègres et Culture , livre du Savant Sénégalais Cheikh Anta Diop. L’Égypte est bien une civilisation nègre. Dès le chapitre premier intitulé « QU’ETAIENT LES EGYPTIENS », le savant Sénégalais règle « la question » Herodote. Dans la rubrique « Témoignages des écrivains et des philosophes anciens ... » , Cheikh Anta Diop écrit : « Tous ces témoins oculaires affirment formellement que les Egyptiens étaient des Nègres. »


« (...) Pour démontrer que les habitants de la Colchide étaient d’origine égyptienne, et qu’il fallait les considérer comme une fraction de l’armée de Sésostris qui serait installée dans cette région, Herodote dira : « Les Egyptiens pensent que ces peuples sont des descendants d’une partie des troupes de Sésostris. Je le conjecturai aussi sur deux indices : le premier c’est qu’ils sont noirs et qu’ils ont les cheveux crépus... »


Bref, l’Égypte ancienne était un pays africain noir : les Égyptiens anciens le savaient eux-mêmes, les Grecs et les Latins l’avaient dit (témoins oculaires et cela pendant près d’un millénaire), des égyptologues l’ont démontré avec une grande érudition : le professeur Cheikh Anta Diop, suivi du professeur Théophile Obenga puis des Professeurs A.M.Lam, M.Bilolo, B.Sall, A. Anselin, Oum Ndigi ... et aujourd’hui ceux de l’Institut Africamaat.


"Mélas" , mot employé par les Grecs pour la couleur des égyptiens, est le terme grec le plus fort pour dire "noir" comme le disait le grand savant sénégalais Cheikh Anta Diop.


Κελαινός , kélainos (« le sang noir » Iliade, I , 303) ’ερεμνός , eremnos (« un tourbillon ténébreux » Iliade, XII, 375) αίθων , aithôn (« un taureau fauve » Iliade, XVI, 488) μέλας , mélas (« la nef noire » Iliade, I, 300) (voir Engelbert Mveng, Les sources grecques de l’histoire négro-africaine , Présence africaine, 1972, page 85)


Acte IV : Le bateau des falsificateurs prend de l’eau, ou le début de la chute

En réalité, le début de la chute remonte à Jean-françois Champollion , le célèbre déchiffreur des hiéroglyphes, qui a reconnu le caractère nègre des égyptiens anciens (voir nos articles). Car malgré la multitude des falsificateurs, certains érudits ne marchent pas dans la combine ; d’autres y sont partiellement. Citons quelques uns (vivant ou mort) en dehors de J-F Champollion : Volney , Amélineau , Blanchard ont dit la vérité... Jean Leclant (l’un des plus grands piliers de l’École d’égyptologie française) a concédé que le sud de l’Égypte était à l’origine de la civilisation pharaonique. Et de plus en plus, pour ne pas dire récemment, « un vent chaud venant du sud » soufflait sur le bateau qui prenait de l’eau. Béatrix Midant-Reynes , archéologue, chargé de recherche au CNRS, écrit dans son livre intitulé Aux origines de l’Égypte (2003) : « L’Égypte est en Afrique. Évidence trop longtemps superbement ignorée pour focaliser les grands courants civilisateurs vers un brillant Orient » . Dans la préface du livre intitulé Égypte pharaonique (2004) de Bernadette Menu , égyptologue et historienne du droit, directrice honoraire de recherche au CNRS, il est écrit : « Elle (B. Menu) montre en effet que la formation de l’Etat égyptien n’est pas un hasard mais l’effet de la volonté de quelques grands rois (la « dynastie 0 » et les deux fondateurs), issus de clans ou de lignages originaires du sud, et purement africains. »


Mais revenons à notre fameux passage d’Hérodote :


Certains traducteurs utilisent une sorte de ruse qui consiste à commettre le mensonge dans la traduction en disant « Peau brune » mais en disant quelque chose de différent dans les notes. Exemple, le livre des Éditions Gallimard, FOLIO Classique ( Hérodote, l’Enquête, Livres I à IV, Edition d’Andrée Barguet ) : le texte à la page 213, dit bien « peau brune » mais une note 131 vous envoie à la page 503 ; et que lit-on ? : « L’existence d’une petite communauté de Noirs a été effectivement notée près de Soukhoum ; ils seraient alors les survivants des anciens Colchidiens, qui étaient peut-être (sic) d’origine africaine... »


Surprenant, n’est-ce pas !?


Acte V : La Tour infernale, ou la chute finale

Mais l’heure de la fin de la récréation a sonné. Et voici le moment d’atomiser les falsificateurs racistes.


Les Éditions PALEO ont sorti la toute dernière traduction du fameux livre d’Herodote (2005). Et la traduction est bonne. Ce livre met le feu dans la Tour de Babel de nos falsificateurs. Nous les avertissons, qu’il n’y aura pas assez de pompiers pour éteindre l’incendie. Nous avons reproduit la première de couverture,


mais aussi le fameux passage qui nous intéresse. Voyez vous-même !



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